19 mai — Saint-Yves

“Sanctus Yvo erat brito ; advocatus sed non ladro ; res mirabilis populo !” -



Saint Yves, patron des avocats,

Jacob JORDAENS (Anvers 1593 - Anvers, 1678) ,

Huile sur toile, 1645,

Signature et date dans le bas à droite : J. JOR. fecit / 1645,

Dimensions : 103 x 129,5 cm,

Musée Royal des Beaux-Arts, Bruxelles (Belgique)


Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean 16, 12-15

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « J’ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l’instant vous ne pouvez pas les porter. Quand il viendra, lui, l’Esprit de vérité, il vous conduira dans la vérité tout entière. En effet, ce qu’il dira ne viendra pas de lui-même : mais ce qu’il aura entendu, il le dira ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Lui me glorifiera, car il recevra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. Tout ce que possède le Père est à moi ; voilà pourquoi je vous ai dit : L’Esprit reçoit ce qui vient de moi pour vous le faire connaître. »


Le peintre

Grand maître de la peinture anversoise du XVIIe siècle, Jacob Jordaens n’a pourtant jamais voyagé en Italie, comme ses deux fameux contemporains, Pierre-Paul Rubens et Antoine van Dick. Inscrit en 1615 à la Guilde de Saint-Luc d’Anvers, il développe son art, et sa fortune ! D’origine catholique, il se convertira sur le tard au Calvinisme… Nul n’est parfait ! Cependant, toute son œuvre restera empreinte de nombreux thèmes religieux ou mythologiques. Hormis sa collaboration avec Rubens, il empruntera sujets et techniques à d’autres peintres renommés de son époque comme Jan Brueghel l'Ancien, Abraham Janssens van Nuyssen, ou encore Hendrick van Balen.


Le tableau

Conservée au Musée Royal de Bruxelles, cette œuvre est particulièrement intéressante. Détaillons ce que nous voyons.


La pièce

La scène se déroule dans un intérieur cossu, à l’architecture décorative proche d’un palais florentin. La porte, dont la perspective est quelque peu ratée, est encadrée d’une jolie structure en bois sculpté avec des anges supportant le fronton. Un des coins de la pièce est surélevé de trois marches. Sur cette estrade, une table recouverte d’un tapis rouge bordé d’une frange dorée, des étagères au mur, encombrées de livres et objets hétéroclites et à moitié cachés par un rideau sombre. À côté, un riche siège ouvragé, aux montant dorés et capitonné d’un tissu vert. Au sol, livres et parchemins sont bousculés par un chien surpris de l’entrée des visiteurs.


Les personnages

Saint Yves, au centre, est bien sûr le premier qui accroche notre œil. Mais nous terminerons par lui ! Honneur aux pauvres comme il l’aurait voulu.


Le groupe des pauvres

Un couple de paysans, habillés pauvrement et nu-pieds, accompagné de la grand-mère et de leurs trois enfants, se jettent aux pieds de saint Yves. Le plus jeune des enfants, encore dans les bras de sa mère, caresse le petit chiot qui lui fait fête. Les deux autres, presque nus, semblent supplier le saint de leur venir en aide. Viennent-ils demander justice d’une terre qu’on leur aurait spoliée, ou espèrent-ils quelque aumône ? Nul ne le sait, et la toile ne permet pas de comprendre leur requête, hormis qu’ils paraissent bien pauvres et désespérés.


Le groupe des clercs

Dans le fond de la salle, autour de la table, se tiennent quatre personnes que l’on peut imaginer les clercs d’Yves. Ils portent de lourds manteaux et sont coiffés d’un bonnet noir. Apparemment, ils rédigent des actes, la plume à la main, sur d’épais livres qu’un assistant range sur l’étagère. Deux d’entre eux paraissent intrigués par l’entrée fracassante de ces importuns.


Saint Yves

Le meilleur pour la fin (voire, pour la faim qui tenaille les pauvres !) Vêtu d’un pesant manteau vermillon qui recouvre une robe d’hermine (on la distingue sur ses mollets et à sa manche), coiffé d’un bonnet de même ton, et portant un collier d’or, il dresse l’index vers le ciel, comme une réponse à la requête des visiteurs. Son visage, barbu, est grave. Il est l’avocat des hommes terrestres leur indiquant qui est le vrai juge, le Père du ciel, qui est le vrai avocat, l’Esprit-Saint, qui est le vrai juste, le Christ.


Histoire de saint Yves

Elle est déjà bien détaillée sur la feuille de messe (merci Wikipédia…). Je vous la remets ici, sous une autre forme, reprenant une conférence fait l’an dernier par un avocat breton, Maître Yves Avril :

Saint Yves, Yves Hélory de Kermartin, est né autour de 1253 dans un modeste manoir de Minihy-Tréguier, à une demi-lieue de Tréguier. Son grand-père était chevalier, mais son père simplement damoiseau, n’ayant pas été adoubé. Manquait-il de ressources pour assurer le service armé ? Était-il dépourvu de toute vocation militaire ? On sait en tout cas que les sœurs feront des mariages roturiers, que le frère n’a guère laissé de trace et que la seigneurie de Kermartin n’avait rien d’une maison forte. Elle ne comporte ni douves ni murs crénelés protégeant une enceinte. En se rendant sur place, à Minihy-Tréguier, on a une représentation exacte de ce que pouvait être ce lieu noble, descendant aux rives de la Rivière de Tréguier, le Jaudy, en longeant la chapelle du domaine, largement agrandie aujourd’hui en l’honneur du Saint, au point de devenir église paroissiale de Minihy-Tréguier, une commune fort étendue.


Le prénom d’Yves est très répandu à l’époque. Parmi les 243 témoins du procès de canonisation, on dénombre 24 Yves, 14 Guillaume, 11 Alain. Selon la tradition, Azou du Quinquis, sa mère, aurait eu un songe lui indiquant que son fils serait saint.


Quoiqu’il en soit la famille eut les moyens de financer de longues études pour son fils. Lorsqu’elle l’envoya à Paris, elle eut même les moyens de le faire accompagner de son mentor, Jean de Kergoz, qui avait été déjà son répétiteur à Kermartin et le suivra ensuite de Paris à Orléans. Dans un grand âge, il vint de façon touchante témoigner au procès de canonisation, avec quelques condisciples, issus de Trégor, notamment Yves Suet, de la Roche-Derrien et Hervé Fichet, de Pommerit-Jaudy.


La première partie des études dura six ans. Elle fut couronnée de la maîtrise ès arts, acquise ainsi vers l’âge de vingt ans à Paris. Ces études ont permis à l’étudiant de se familiariser avec la science et les grands penseurs de l’Antiquité. Sur le plan pédagogique, l’on venait d’abandonner la glose au profit de la scolastique. Celle-ci rode l’étudiant à la controverse, ce qui entraîne une grande proximité avec le professeur. De plus la philosophie s’affranchit davantage de la théologie.


La seconde partie des études prend une orientation franchement juridique : elle s’effectue à la Faculté du Décret, très orientée vers les Décrétales, c’est-à-dire la Faculté de Droit canonique. La durée de ces études est discutée. Jean Christophe Cassard verrait bien que quatre ou cinq ans aient été consacrés à ce cycle.


La troisième partie s’effectue à Orléans. Le droit civil ne s’apprenait pas à Paris pour des raisons prosaïques. Le pouvoir estimait qu’une trop grosse concentration d’étudiants à Paris pouvait troubler l’ordre public. Il fallait décentraliser. Ici encore Yves est accompagné de Jean de Kergoz. Le cours des études s’effectue selon un schéma immuable : les personnes, les biens, les obligations contractuelles, les successions, les délits, les actions judiciaires. Jean-Christophe Cassard et Jean Le Mappian s’accordent pour indiquer qu’Yves a fait de solides études de théologie. Il ne pouvait les faire qu’à Paris. Jean-Christophe Cassard pense que les études d’Orléans ont été entrecoupées d’une séquence de trois ans à Paris.


Quoiqu’il en soit tous s’accordent pour dire qu’ainsi Yves atteignait trente ans. Il n’avait pas quitté Orléans quand l’archidiacre Maurice, du Diocèse de Rennes, le mandait pour occuper des fonctions juridiques, mais dans le cadre de l’Église : la fonction d’official. On ignore comment Yves s’est acquitté de la tâche pendant quatre ans. On sait seulement qu’il vivait dans le jeune et l’abstinence, aidait financièrement deux jeunes écoliers de son pays et tenait sa table ouverte aux pauvres les jours de fête. Toutefois la fréquentation des Franciscains provoqua un choc décisif le portant « à mépriser les choses de ce monde et à désirer avec force les biens du ciel ».


Rappelé à Tréguier en 1284 par l’évêque Alain de Bruc, Yves y remplit le même office, mais est désigné quelques mois plus tard comme curé de Trédrez, une paroisse de paysans et de marins, en bordure sud de la Baie de Lannion. Nécessairement l’ordination a précédé la désignation, mais rien ne permet d’en connaître la date et le lieu. Après huit années passées à Trédrez, le nouvel évêque, Geoffroy de Tournemine transfère le prêtre à la cure de Louannec, où les fidèles, au fond de la rade de Perros-Guirec, sont les mêmes, c’est-à-dire paysans et marins. Yves se rapprochait alors de la cathédrale de Tréguier et de Kermartin.


En revenant de Rennes, Yves, l’aîné des Hélory, avait repris Kermartin, au décès de son père. L’aspect extérieur de l’homme traduisait une évolution. Abandonnant les vêtements conformes à son état, il revêt un étrange costume de bure blanche, porte souvent un cilice de crin et ne fait rien pour chasser les poux. Recru de fatigue, il se couche sur un peu de paille ou un lit de branchages. L’oreiller est fait de quelques pierres plates ou d’un gros livre. À la place près du feu il installe les plus faibles et les plus handicapés.


Yves résilie son office trois ans avant de mourir pour se consacrer entièrement à l’hospitalité rendue à Kermartin. Il reste proche de l’évêque et de la cathédrale, en fournissant son concours par des homélies très suivies, notamment lors des visites pastorales. Cette fonction ultime d’hospitalité est bien connue. De nombreux témoins au procès de canonisation la décrivent.


Recru de fatigue et de privations, après quelques jours d’agonie Yves s’éteint au manoir de Kermartin le 19 mai 1303. La foule de conduit aussitôt à Tréguier pour être inhumé dans la nouvelle cathédrale en construction. Les habitants s’arrachent aussitôt ses dépouilles pour en faire des reliques. Cette canonisation rapide et populaire est suivie d’une canonisation plus officielle, rapide pour l’époque. Le Duc Jean III adresse une première supplique au Pape Clément VI, dix ans après la mort. Il la réitère auprès du Pape Jean XXII, son successeur, avec l’appui du roi et de la reine de France, de l’Université et de plusieurs prélats français. Grâce à l’influence de Charles de Blois, la bulle de canonisation est promulguée le 19 mai 1347. Une copie, restaurée en 2003, est conservée aux archives historiques du Diocèse de Saint-Brieuc et Tréguier.


Que retenir pour aujourd’hui ?

Hormis son double patronage, pour la Bretagne et les avocats, l’histoire de ce saint a beaucoup à nous enseigner. D’abord, c’était un prédicateur coruscant et écouté… Aide-moi, saint Yves ! Mais, permettez-moi de choisir quelques aspects de sa vie, importants à mes yeux.

  • Une justice égale et équitable ;

  • Un seul vrai Juge ;

  • La vie du pauvre est toujours injuste ;

  • Le saint est toujours brûlé ;

  • Se dessaisir de tout pour être saisi ;

  • D’une vie de miracles au miracle de la vie…

Une justice égale et équitable

C’est certainement l’idée la plus connu de notre saint. Comme avocat des « causes perdues », mais surtout comme juge, en tant qu’official, Yves a cherché à être juste, à appliquer une sentence qui respecte chacun, qui soit emprunte de vérité, bref, une justice qui ne tient pas du rang des gens, ni de leur fortune ou de leur entregent. Comme il est écrit sur les murs des tribunaux italiens : « La legge è uguale per tutti » (La loi est la même pour tous…) Qui plus est, et cela eût plu à Yves, la justice italienne est rendue devant un Crucifix. La loi des hommes n’est que le pâle reflet de la loi de Dieu.


Un seul vrai juge

Car, oui, notre justice ne devrait pas être seulement rendue au nom des hommes, d’un peuple ou d’une nation, mais au nom de Dieu. Lui seul peut être juste. Nous, nous sommes toujours injustes, subjectifs, et parfois corruptibles… Les exemples récents ne manquent pas… Déjà, nos Rois, tel saint Louis à la même époque, rendaient la justice au nom de Dieu. Sur ce tableau au-dessus de l’autel de Saint-Yves, Louis reçoit la main de justice d’un ange. Ainsi, seul le Christ peut véritablement nous juger, au nom de son Père. Comme sur un autre tableau, Michel pèsera les âmes avant de nous séparer. Et le critère de jugement, l’unique loi qui sera appliquée, et qui sera la même pour tous, sera celle de l’amour. « Au soir de notre vie, c’est sur l’amour que nous serons jugés » dira Jean de la Croix.


La vie du pauvre est toujours injuste

Saint Louis le disait à son fils dans son testament :

Le cœur aie doux et pitoyable aux pauvres et à ceux qui souffrent de cœur et de corps, et les conforte et leur aide selon ce que tu pourras.

Mais aussi :

Pour rendre la justice et faire droit à tes sujets, sois loyal et rigide, sans tourner à droite ni à gauche, mais apporte ton aide au droit, et soutiens la plainte du pauvre jusqu’à ce que la vérité soit manifestée.

Yves et Louis avaient des principes en harmonie. On pourrait parler déjà de présomption d’innocence : ce n’est pas parce qu’il est pauvre qu’il est coupable ! Mais encore d’option préférentielle pour les pauvres : c’est d’abord cette plainte qui doit être écoutée, car le pauvre n’a même pas la consolation matérielle. Ce scandale de la pauvreté touchera tellement saint Yves, qu’à la suite de François, il se fera pauvre pour les pauvres, pauvre parmi les pauvres. Sa pauvreté de la fin de sa vie l’enrichira de sainteté.


Le saint est toujours brûlé

Je vous ai parlé la semaine dernière de la folie en Dieu, de l’enthousiasme que Dieu veut nous transmettre. Yves l’a vécu, au risque d’avoir des comportements incompris à son époque, voire choquants. Mais habité par Dieu, comment ne pouvait-il le crier ? Et comment crier les paroles divines sans choquer, déranger, perturber ? Déjà Jean-le-Baptiste en fît les frais. L’amour de Dieu brûle les saints… L’amour pour Dieu les consume…


Se dessaisir de tout pour être saisi

Car, brûlé, Yves se dépouillera. Il se dépouillera même de ses vêtements pour les offrir aux pauvres, tel saint Martin. Il se dépouillera de ses charges et honneurs. Il sera même dépouillé de sa pauvre carcasse et de ses habits à sa mort par une dévotion parfois déplacée ! Mais s’il se dépouille, s’il se dessaisit de tout, ce n’est pas pour faire le mariole, ce n’est pas par dégoût terrestre, ce n’est pas par provocation (pensons à saint François se mettant nu à Assise), ce n’est pas par imitation- en effet, Dieu ne nous demande pas d’être misérable, il n’a jamais aimé la misère ; Dieu nous demande d’être pauvre, c’est-à-dire de ne pas être esclave des biens et honneurs terrestres, d’être « libre de tout, sauf de Jésus-Christ » comme le proclamait la devise templière -, c’est simplement parce qu’il a compris que le Christ ne saisit que celui qui est nu et libre. Lui-Même le sera sur la Croix. Et l’Évangile, sur un mode symbolique, nous y invitait déjà lors de la Passion (Luc 14, 50-52) :

Les disciples l’abandonnèrent et s’enfuirent tous. Or, un jeune homme suivait Jésus ; il n’avait pour tout vêtement qu’un drap. On essaya de l’arrêter. Mais lui, lâchant le drap, s’enfuit tout nu.

D’une vie de miracles au miracle de la vie…

Et ce sera mon dernier point. On attribue un certain nombre de miracles à Yves durant sa vie. Je me réjouis qu’ils furent surtout au profit des marins ! Pour exemple ce petit récit hagiographique (Extrait d'un chant écrit par Joseph Rousse pour l'inauguration du nouveau tombeau de saint Yves dans la cathédrale de Tréguier) :

Quand les Bretons voyaient passer dans la campagne
Saint Yves revêtu de son grand manteau blanc
Ils se disaient que Dieu l'avait mis en Bretagne
Pour défendre des grands les faibles, les petits.
À son nom s'éveillaient, sur leurs couches funèbres
Des enfants dont les mères avaient fermé les yeux
Les marins l'invoquaient au milieu des ténèbres,
Et leurs barques passaient les brisants périlleux.

Mais ce qui me semble le plus beau, comme pour tant d’autres saints, peut-être même tous – et cela en ferait un bon critère de sainteté – les miracles de son vivant ne sont pas les plus importants, le plus beau, c’est qu’il me fait prendre conscience du miracle de ma propre vie, de ce que Dieu y fait, et de ce que Dieu attend de moi : pauvreté, justice, équité, amour et foi.



Deux prières à Saint-Yves


Saint Yves, tant que tu as vécu parmi nous

Tu as été l’avocat des pauvres,

Le défenseur des veuves et des orphelins,

La Providence de tous les nécessiteux.

Écoute aujourd’hui notre prière.

Obtiens nous d’aimer la justice comme tu l’as aimée.

Fais que nous sachions défendre nos droits,

Sans porter préjudice aux autres,

En cherchant avant tout la réconciliation et la paix.

Suscite des défenseurs qui plaident la cause de l’opprimé

Pour que « justice soit rendue dans l’amour ».

Donne-nous un cœur de pauvre,

Capable de résister à l’attrait des richesses,

Capable de compatir à la misère des autres et de partager.

Toi, le modèle des prêtres,

Qui parcourais nos campagnes bouleversant les foules

par le feu de ta parole et le rayonnement de ta vie,

Obtiens à notre pays les prêtres dont il a besoin.

Saint Yves, priez pour nous !

Priez pour ceux que nous aimons !

Priez pour ceux que nous avons du mal à aimer !

Amen.

Seigneur nous nous adressons à vous avec confiance, appuyés sur la prière de votre serviteur Saint Yves ;

Vous êtes le Dieu de l'amour et de la vérité, de la justice et de la paix, et vous avez donné à Yves Hélori en son temps de juger avec équité, d'assister les pauvres et de les défendre comme avocat dans leurs procès ; d'appeler l'Esprit Saint sur lui-même et sur les plaideurs ;

Vous avez voulu que son sens de la justice et son aide aux plaideurs en difficultés perdure à travers les siècles en confirmant par des miracles nombreux sa sainteté, je prends aujourd'hui Saint Yves comme mon avocat auprès de vous afin qu'il vous supplie avec moi dans mes difficultés actuelles de m'obtenir justice et paix, équité, miséricorde, réconciliation.

Et vous, Seigneur, Esprit-Saint que Jésus nous a laissé comme Avocat et Défenseur, qui avez assisté Saint Yves durant son office de Juge, son service d'Avocat et son Dévouement pour les pauvres & les malheureux,

Donnez-moi un bon avocat et défenseur, inspirez le ainsi que mes juges, et aussi mes adversaires, pour obtenir justice et paix ; et si c'est possible réconciliation ;

Venez visiter mon cœur, donnez-moi de supporter sans haine les épreuves auxquelles je suis confronté ;

De votre huile de guérison guérissez mon cœur ;

Donnez-moi la force de supporter comme vous l'avez fait l'injustice des hommes ;

Donnez-moi le cas échéant de supporter la justice des hommes pour le mal que j'ai fait et obtenez moi l'indulgence et la miséricorde ;

Donnez-moi l'Espérance ;

Donnez-moi s'il le faut un regard nouveau sur mon procès et mes griefs, la possibilité de transiger ;

Donnez-moi la grâce du pardon, dans le temps qui serait nécessaire, des blessures et injustices reçues et libérerez ainsi mon cœur ;

Donnez la paix dans cette famille, dans ce village, dans cette communauté ; Saint Yves, grand saint patron et avocat des pauvres gens, avec vous je me confie (tel que je suis aujourd'hui) de tout mon cœur au Seigneur Dieu et à son Amour miséricordieux !