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29 septembre — Saints Michel, Gabriel et Raphaël, archanges

Ils combattent avec et pour nous



L’archange saint Michel terrassant le dragon (détail)

Eugène Delacroix (Charenton-Saint-Maurice, 1798 - Paris, 1863)

Fresque à l’huile sur plâtre, 1849-1861

Église Saint-Sulpice, Paris (France)


Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 12, 7-12a)

Il y eut un combat dans le ciel : Michel, avec ses anges, dut combattre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec ses anges, mais il ne fut pas le plus fort ; pour eux désormais, nulle place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le Serpent des origines, celui qu’on nomme Diable et Satan, le séducteur du monde entier. Il fut jeté sur la terre, et ses anges furent jetés avec lui. Alors j’entendis dans le ciel une voix forte, qui proclamait : « Maintenant voici le salut, la puissance et le règne de notre Dieu, voici le pouvoir de son Christ ! Car il est rejeté, l’accusateur de nos frères, lui qui les accusait, jour et nuit, devant notre Dieu. Eux-mêmes l’ont vaincu par le sang de l’Agneau, par la parole dont ils furent les témoins ; détachés de leur propre vie, ils sont allés jusqu’à mourir. Cieux, soyez donc dans la joie, et vous qui avez aux cieux votre demeure ! »


Méditation

Longtemps, l’Église a ajouté un quatrième archange Uriel, comme pour rappeler qu’ils agissaient par le monde entier, tels les points cardinaux. Si vous êtes attentifs, vous pourrez le retrouver dans La Vierge au Rocher de Léonard de Vinci (Musée du Louvre, Paris). Les anges annoncent la bonne nouvelle, c’est l’étymologie de leur nom. Les archanges, eux aussi, mais avec plus de hauteur, d’ordre (c’est le sens du préfixe arch-). De fait, ce sont les seuls a posséder un nom propre qui signifie la spécificité de leur mission (même si sur les sept nous ne connaissons que quatre noms).


Michel, Mîkhâ'êl en hébreu, Quis ut Deus ? en latin, signifiant « Qui est comme Dieu ? », est celui qui combat au Nom de Dieu et nous rappelle, par cette question, que nous devons tous devenir des Dieu. Saint Athanase d’Alexandrie dira que « Dieu s’est fait porteur de la chair (sarcophore) pour que l’homme devienne porteur de l’Esprit (pneumatophore) ». L’évangile nous donnera la clé de cette perfection (Lc 6, 36) : « Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux ».


Gabriel, de son nom (hébreu : גַּבְרִיאֵל [ġabrīēl], La Force de Dieu ou Dieu est ma Force ou le Héros de Dieu), nous rappelle que Dieu est notre force, notre bouclier, comme le dira le Psaume (Ps 17, 3) : « Dieu mon libérateur, le rocher qui m'abrite, mon bouclier, mon fort, mon arme de victoire ! » Et de héros de Dieu, il deviendra pour Marie, le héraut de Dieu, celui qui porte les armes divines. Que sont-elles d’autres que celles de l’amour ?


Raphaël (de l’hébreu : refa- : « guérir » et -El : « Dieu » ; c'est-à-dire « Dieu guérit ») est celui qui accompagnera Tobie lors de son périple pour l’aider à trouver le fiel qui soignera son père de l’aveuglement. Un archange qui nous rappelle notre propre mission de guérison. Et si nous n’avons pas de pouvoirs thaumaturgiques, nous avons au moins la force de la prière, notre premier remède.

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