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6e jour de l’octave de la Nativité

Il grandissait -



Le Christ adolescent,

Giovanni Antonio Boltraffio (Milan, 1466 - Milan, 1516),

Huile sur bois, 25 × 18,5 cm, 1490-1495,

Museo Lazaro Galdiano, Madrid (Espagne)


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 2, 36-40)

En ce temps-là, quand les parents de Jésus vinrent le présenter au Temple, il y avait aussi une femme prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d’Aser. Elle était très avancée en âge ; après sept ans de mariage, demeurée veuve, elle était arrivée à l’âge de 84 ans. Elle ne s’éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l’enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem. Lorsqu’ils eurent achevé tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, ils retournèrent en Galilée, dans leur ville de Nazareth. L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.


Méditation

Giovanni Boltraffio fut un élève de Léonard de Vinci. En regardant ce beau tableau du Sauveur adolescent, on ne peut que penser au Salvador Mundi peint par Léonard.


Mais ici, ce n’est pas un Sauveur hiératique, presque impressionnant par sa puissance et son regard de braise. Ici, c’est un simple enfant, au visage triste, tournant doucement la tête vers un avenir qu’il entrevoit peut-être, encore dans la peur de l’adolescence. Un visage doux qui impressionne, non par sa puissance, mais par l’indicible que l’on aperçoit dans son regard. L’enfant, comme le prédit Anne, grandit. Il grandit en taille (ce n’est plus le bébé de la crèche), en sagesse (mais est-ce elle qui obscurcit son regard ?) et la grâce de Dieu repose sur lui.


On dit très trivialement que la fête de Noël est la fête des enfants. C’est sûrement vrai, mais c’est d’abord la fête de cet enfant, cet enfant qui vient nous racheter et nous sauver. Cet enfant qui acceptera, pour cela, de s’offrir lui-même en victime innocente pour nos péchés, cet enfant qui nous apportera la délivrance.


Faites l’expérience de mettre votre main devant les yeux de l’enfant et de regarder uniquement sa bouche : elle nous parle, elle nous parle de la joie du salut. Masquez sa bouche et regardez ses yeux. Ils nous disent la souffrance de notre péché, la tristesse de voir que les hommes ne l’ont pas accueilli. Regardez l’ensemble maintenant, il nous rappelle que nous aussi sommes fragiles, à défaut d’être graciles, mais que comme lui, si nous le suivons, si nous grandissons avec lui, alors nous progresserons en taille, en sagesse et nous nous fortifierons car la grâce de Dieu est aussi sur nous.

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