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Jeudi, 14ème semaine du T. O. — Année Paire

Donnez gratuitement



Le Christ et les disciples

Odilon Redon (Bordeaux, 1840 - Paris, 1916)

Huile sur toile, 32,5 x 24,5 cm, vers 1905

Collection privée


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 10, 7-15)

En ce temps-là, Jésus disait à ses Apôtres : « Sur votre route, proclamez que le royaume des Cieux est tout proche. Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, expulsez les démons. Vous avez reçu gratuitement : donnez gratuitement. Ne vous procurez ni or ni argent, ni monnaie de cuivre à mettre dans vos ceintures, ni sac pour la route, ni tunique de rechange, ni sandales, ni bâton. L’ouvrier, en effet, mérite sa nourriture. Dans chaque ville ou village où vous entrerez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir, et restez là jusqu’à votre départ. En entrant dans la maison, saluez ceux qui l’habitent. Si cette maison en est digne, que votre paix vienne sur elle. Si elle n’en est pas digne, que votre paix retourne vers vous. Si l’on ne vous accueille pas et si l’on n’écoute pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville, et secouez la poussière de vos pieds. Amen, je vous le dis : au jour du Jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville. »


Méditation

Nous sommes dans la même veine que le texte d’Osée d’hier : se dépouiller pour nous laisser habiter par le Christ. Se dépouiller de nos assurances, de nos sécurités quand nous partons annoncer sa Parole. N’a-t-il pas promis qu’il nous enverrai l’Esprit qui nous inspirera les mots nécessaires ? Ne nous a-t-il pas assuré que nous trouverions sur le chemin tout ce dont nous avons besoin ? Je repense à ces pèlerinages en Pologne, aux années sombres, où toute la population, pourtant démunie, nous nourrissait tout au long du parcours.


En fait, quand on y pense, on en revient toujours à ce mot latin « fides » et à sa triple traduction possible. Partir sur les routes parce que nous avons la fides, la foi en celui qui nous envoie et marche secrètement à nos cotés. Ne pas avoir peur de partir sans rien car nous avons fides, confiance en ceux qui vont nous accueillir, nous nourrir et nous vêtir. Partir, car nous savons que Dieu nous a donné beaucoup (Bernadette de Lourdes : « J’ai reçu tant de grâces, j’ai peur d’en voir si peu profité... »), que nous devons pas les garder pour nous mais les donner gratuitement et que jamais nous ne serons en manque car « ainsi parle le Seigneur, Dieu d’Israël : Jarre de farine point ne s’épuisera, vase d’huile point ne se videra » (1 R 17, 14) : notre Dieu est le dieu de la fides, de la fidélité.


Foi, confiance et fidélité sont nos seules armes !

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