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Jeudi, 15ème semaine du T. O. — Année Paire

L’heure est venue



Entrée au Mur des Lamentations

Tivadar Kosztka Csontváry (Sabinov, 1853 - Budapest, 1919)

Huile sur toile, 205 x 293 cm, 1905

Csontváry Museum, Pécs (Hongrie)


Psaume 101 (Ps 101 (102), 13-15, 16-18, 19-21)

Toi, Seigneur, tu es là pour toujours ;

d’âge en âge on fera mémoire de toi.

Toi, tu montreras ta tendresse pour Sion ;

il est temps de la prendre en pitié : l’heure est venue.

Tes serviteurs ont pitié de ses ruines,

ils aiment jusqu’à sa poussière.

Les nations craindront le nom du Seigneur,

et tous les rois de la terre, sa gloire :

quand le Seigneur rebâtira Sion,

quand il apparaîtra dans sa gloire,

il se tournera vers la prière du spolié,

il n’aura pas méprisé sa prière.

Que cela soit écrit pour l’âge à venir,

et le peuple à nouveau créé chantera son Dieu :

« Des hauteurs, son sanctuaire, le Seigneur s’est penché ;

du ciel, il regarde la terre

pour entendre la plainte des captifs

et libérer ceux qui devaient mourir. »

Méditation

Nous prenons trop rarement le temps de lire et méditer les Psaumes. Beaucoup font référence à la ville sainte, Jérusalem. Elle est le centre névralgique de toute vie juive. Mais aussi des toute vie chrétienne. N’est-ce pas à Jérusalem que Jésus fut crucifié et ressuscita ?


C’est pourquoi le peuple juif tourne son cœur et ses synagogues vers la cité sainte. La voir ravagée, détruite, c’est voir détruite la source de leur foi. On comprend un peu mieux la lutte acharnée au cours des siècles pour conquérir et défendre leur ville. Pour nous, chrétiens, le visage de Dieu, c’est le Christ qui, par sa sainte face, donne à voir le visage du Père : « Qui me voit, voit le Père » (Jn 14, 9). Pour les Juifs, Jérusalem est le visage de Yahweh. Et sans parodier le Général de Gaulle (« Paris outragé, Paris brisé,, Paris martyrisé, mais Paris libéré ! »), Jérusalem au cours des siècles, outragée, brisée, martyrisée, mais Jérusalem toujours debout !


Et « il est temps de la prendre en pitié », cette ville sainte. En fait, de prendre en pitié notre Dieu que trop souvent nous outrageons, dont nous avons brisé les statues (Rappelez-vous ce que dit saint Remi à Clovis : « Brûle ce que tu as adoré, adore ce que tu as brûlé »), Dieu martyrisé en encore combien de pays, mais Dieu toujours libre et qui veut nous rendre chaque jour notre liberté d’enfants de Dieu, car « il regarde la terre pour entendre la plainte des captifs et libérer ceux qui devaient mourir. » Oui, l’heure est venue !

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