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Jeudi, 24ème semaine du T.O. — Année Paire

Noyau dur



Marie-Madeleine au Sépulcre

William Blake (Londres, 1757 - Londres, 1827)

Aquarelle, crayon et encre noire sur papier, 42,7 x 31,1 cm

Yale Center of British Art, New Haven (Connecticut, U.S.A.)


Lecture de la première lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 15, 1-11)

Frères, je vous rappelle la Bonne Nouvelle que je vous ai annoncée ; cet Évangile, vous l’avez reçu ; c’est en lui que vous tenez bon, c’est par lui que vous serez sauvés si vous le gardez tel que je vous l’ai annoncé ; autrement, c’est pour rien que vous êtes devenus croyants. Avant tout, je vous ai transmis ceci, que j’ai moi-même reçu : le Christ est mort pour nos péchés conformément aux Écritures, et il fut mis au tombeau ; il est ressuscité le troisième jour conformément aux Écritures, il est apparu à Pierre, puis aux Douze ; ensuite il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois – la plupart sont encore vivants, et quelques-uns sont endormis dans la mort –, ensuite il est apparu à Jacques, puis à tous les Apôtres. Et en tout dernier lieu, il est même apparu à l’avorton que je suis. Car moi, je suis le plus petit des Apôtres, je ne suis pas digne d’être appelé Apôtre, puisque j’ai persécuté l’Église de Dieu. Mais ce que je suis, je le suis par la grâce de Dieu, et sa grâce, venant en moi, n’a pas été stérile. Je me suis donné de la peine plus que tous les autres ; à vrai dire, ce n’est pas moi, c’est la grâce de Dieu avec moi. Bref, qu’il s’agisse de moi ou des autres, voilà ce que nous proclamons, voilà ce que vous croyez.


Méditation

Le kérygme (du grec ancien κήρυγμα / kérugma, « proclamation à voix haute », de κῆρυξ / kêrux, le « héraut ») désigne, dans le vocabulaire religieux chrétien, le contenu essentiel de la foi en Jésus-Christ annoncée et transmise aux non-croyants par les premiers chrétiens ; ce terme continue à être employé aujourd'hui pour évoquer le partage de l'essentiel de la foi chrétienne.


En fait, le kérygme est le « noyau dur » de notre foi, ce sur quoi nous ne pouvons buter si nous sommes chrétiens : Jésus est le Fils de Dieu le Père, il a pris notre chair, il est mort pour nos péchés, il est ressuscité et nous envoie l’Esprit. Le reste de ce que nous confessons n’est pas secondaire, loin de là, mais second, c’est-à-dire lié au kérygme, issu de cette foi. En fait, c’est ce que nous confessons dans le Credo. De fait, nous devrions méditer ce Credo plutôt que de l’enfiler rapidement chaque dimanche ! Il est la source de notre foi, mais aussi de notre vie spirituelle. Il ne s’agit pas, pour cela, d’être un grand théologien : Paul qui se définit comme un avorton l’a compris ! Et s’il l’a compris, c’est par la grâce de Dieu, comme il le précise.


Très simplement, prenons le temps de relire notre confession de foi et de la méditer, de la comprendre, et surtout d’en faire notre prière.

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