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Jeudi, 4e semaine de Pâques

Anniversaire d’ordination -



Dieu Créant Adam,

Anonyme,

Voussure extérieure du porche central du portail nord,

Sculpture sur pierre entre 1205 et 1210,

Cathédrale Notre-Dame, Chartres (France)


Les textes de mon ordination


Lecture du livre de la Genèse (Gn 32, 4-33)

Jacob envoya des messagers devant lui vers son frère Ésaü, au pays de Séïr, dans la campagne d’Édom. Il leur donna cet ordre : « Vous parlerez ainsi à mon seigneur, à Ésaü : “Ainsi parle ton serviteur Jacob : J’ai séjourné chez Laban comme un immigré et j’y suis resté jusqu’à présent. Je possède des bœufs et des ânes, du petit bétail, des serviteurs et des servantes. J’en ai fait informer mon seigneur, afin de trouver grâce à tes yeux.” » Les messagers revinrent vers Jacob et dirent : « Nous avons trouvé ton frère Ésaü. Lui aussi marche à ta rencontre et, avec lui, quatre cents hommes. » Jacob eut très peur et l’angoisse le saisit. Il partagea en deux camps les gens qui étaient avec lui, le petit et le gros bétail ainsi que les chameaux. Il se disait : « Si Ésaü attaque un camp et le saccage, l’autre camp pourra en réchapper. » Jacob dit alors : « Dieu de mon père Abraham, Dieu de mon père Isaac, ô Seigneur, toi qui m’as dit : “Retourne dans ton pays, dans ta parenté, et je te ferai du bien”, je suis trop petit pour toutes les faveurs et toute la fidélité que tu as prodiguées à ton serviteur, car je n’avais que mon bâton quand j’ai traversé ce Jourdain, et maintenant je suis à la tête de deux camps. Délivre-moi donc de la main de mon frère, de la main d’Ésaü, car j’ai peur de lui, j’ai peur qu’il ne vienne, me frappe et frappe la mère avec les fils. Or, toi, tu m’as dit : “Je te comblerai de bienfaits, je rendrai ta descendance comme le sable de la mer qu’on ne peut dénombrer, tant il y en a !” » Jacob passa la nuit à cet endroit, puis, sur ce qu’il avait acquis, il préleva un présent pour son frère Ésaü : deux cents chèvres, vingt boucs, deux cents brebis et vingt béliers, trente chamelles laitières avec leurs petits, quarante vaches et dix taureaux, vingt ânesses et dix ânons. Il confia les bêtes aux mains de ses serviteurs, troupeau par troupeau, et leur dit : « Passez devant moi, et vous laisserez un espace entre chaque troupeau. » Puis il donna cet ordre au premier serviteur : « Quand mon frère Ésaü te rencontrera et te demandera : “À qui appartiens-tu ? Où vas-tu ? À qui appartient ce troupeau qui est là devant toi ?”, tu répondras : “À ton serviteur, à Jacob. C’est un présent qu’il envoie à mon seigneur, à Ésaü ; et le voici, lui-même, derrière nous.” » Il donna le même ordre au deuxième, puis au troisième, bref à tous ceux qui marchaient derrière les troupeaux. Il disait : « C’est en ces termes que vous parlerez à Ésaü quand vous le trouverez. Vous direz : “Voici que ton serviteur Jacob arrive derrière nous”. » En effet, Jacob disait : « Je l’apaiserai avec le présent qui m’aura précédé ; ensuite je pourrai paraître devant sa face. Peut-être me fera-t-il bon accueil. » Ainsi le présent précéda Jacob. Et lui-même passa la nuit au camp. Cette nuit-là, Jacob se leva, il prit ses deux femmes, ses deux servantes, ses onze enfants, et passa le gué du Yabboq. Il leur fit passer le torrent et fit aussi passer ce qui lui appartenait. Jacob resta seul. Or, quelqu’un lutta avec lui jusqu’au lever de l’aurore. L’homme, voyant qu’il ne pouvait rien contre lui, le frappa au creux de la hanche, et la hanche de Jacob se démit pendant ce combat. L’homme dit : « Lâche-moi, car l’aurore s’est levée. » Jacob répondit : « Je ne te lâcherai que si tu me bénis. » L’homme demanda : « Quel est ton nom ? » Il répondit : « Jacob. » Il reprit : « Ton nom ne sera plus Jacob, mais Israël (c’est-à-dire : Dieu lutte), parce que tu as lutté avec Dieu et avec des hommes, et tu l’as emporté. » Jacob demanda : « Fais-moi connaître ton nom, je t’en prie. » Mais il répondit : « Pourquoi me demandes-tu mon nom ? » Et là il le bénit. Jacob appela ce lieu Penouël (c’est-à-dire : Face de Dieu), « car, disait-il, j’ai vu Dieu face à face, et j’ai eu la vie sauve. » Au lever du soleil, il passa le torrent à Penouël. Il resta boiteux de la hanche. C’est pourquoi, aujourd’hui encore, les fils d’Israël ne mangent pas le muscle qui est au creux de la hanche, car c’est là que Jacob avait été touché.


Psaume (Ps 125/126)

J’ai choisi d’habiter la maison de Dieu ! J’ai choisi le bonheur et la vie ! J’ai choisi d’habiter la maison de Dieu ! J’ai choisi le bonheur et la vie ! 1 De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l’univers ! 2 Mon âme s’épuise à désirer les parvis du Seigneur ; Mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant ! 3 Heureux les habitants de ta maison : Ils pourront te chanter encore ! 4 Heureux les hommes dont tu es la force : Des chemins s’ouvrent dans leur cœur ! 5 J’ai choisi de me tenir sur le seuil, Dans la maison de mon Dieu. 6 Le Seigneur Dieu est un soleil, il est un bouclier ; Le Seigneur donne la grâce, il donne la gloire. 7 Jamais il ne refuse le bonheur À ceux qui vont sans reproche. 8 Seigneur, Dieu de l’univers, Heureux qui espère en toi !


Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 12, 20-33)

Il y avait quelques Grecs parmi ceux qui étaient montés à Jérusalem pour adorer Dieu pendant la fête de la Pâque. Ils abordèrent Philippe, qui était de Bethsaïde en Galilée, et lui firent cette demande : « Nous voudrions voir Jésus. » Philippe va le dire à André, et tous deux vont le dire à Jésus. Alors Jésus leur déclare : « L’heure est venue où le Fils de l’homme doit être glorifié. Amen, amen, je vous le dis : si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle. Si quelqu’un veut me servir, qu’il me suive ; et là où moi je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu’un me sert, mon Père l’honorera. Maintenant mon âme est bouleversée. Que vais-je dire ? “Père, sauve-moi de cette heure” ? – Mais non ! C’est pour cela que je suis parvenu à cette heure-ci ! Père, glorifie ton nom ! » Alors, du ciel vint une voix qui disait : « Je l’ai glorifié et je le glorifierai encore. » En l’entendant, la foule qui se tenait là disait que c’était un coup de tonnerre. D’autres disaient : « C’est un ange qui lui a parlé. » Mais Jésus leur répondit : « Ce n’est pas pour moi qu’il y a eu cette voix, mais pour vous. Maintenant a lieu le jugement de ce monde ; maintenant le prince de ce monde va être jeté dehors ; et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai à moi tous les hommes. » Il signifiait par là de quel genre de mort il allait mourir.


Méditation :

Une seule citation, en regardant cette sculpture de Chartres :

Ce qui est beau chez l’homme qui devient prêtre, ce n’est pas le bois dont il est fait, mais la trace du sculpteur…

Surtout quand ce bois est le plus dur à travailler, le plus noueux, le plus tortueux qui soit : de l’olivier !



Jardin des oliviers (Gethsémani)

Jérusalem (Israël)

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