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Lundi, 1ère semaine du T.O. (Année impaire)

Il est assis à la droite de la Majesté divine



La famille Gonzague adorant la Trinité

Pierre-Paul Rubens (Siegen, 1577 - Anvers, 1640)

Huile sur toile, 384 x 481 cm, entre 1604 et 1605

Palais ducal, Mantoue (Italie)


Lecture de la lettre aux Hébreux (He 1, 1-6)

À bien des reprises et de bien des manières, Dieu, dans le passé, a parlé à nos pères par les prophètes ; mais à la fin, en ces jours où nous sommes, il nous a parlé par son Fils qu’il a établi héritier de toutes choses et par qui il a créé les mondes. Rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante, après avoir accompli la purification des péchés, s’est assis à la droite de la Majesté divine dans les hauteurs des cieux ; et il est devenu bien supérieur aux anges, dans la mesure même où il a reçu en héritage un nom si différent du leur. En effet, Dieu déclara-t-il jamais à un ange : Tu es mon Fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré ? Ou bien encore : Moi, je serai pour lui un père, et lui sera pour moi un fils ? À l’inverse, au moment d’introduire le Premier-né dans le monde à venir, il dit : Que se prosternent devant lui tous les anges de Dieu.


Méditation

Cette semaine, nous allons nous intéresser à la lettre aux Hébreux que l’on a longtemps attribué à tort à saint Paul. L’auteur en est inconnu mais fait preuve d’une remarquable théologie sur le Christ comme Prêtre suprême et insère sa démonstration dans un impressionnant éclairage vétérotestamentaire. Ainsi, il nous montre Jésus, le Christ, siégeant de tout temps auprès de son Père (comme sur cette œuvre de Rubens). Et il va établir une hiérarchie, c’est-à-dire un ordre sacré, du Fils avant, pendant et après l’Incarnation. Avant l’incarnation, il a participé à la création du monde. Pendant l’incarnation, comme nous l’entendrons demain, il est juste en-dessous des anges puisqu’il partage avec nous notre humanité ; ses mêmes anges qui s’inclineront devant lui à la crèche et l’aideront dans sa vie apostolique lorsqu’il est tenté par le Diable au désert. Après l’incarnation, lorsqu’il remonte aux cieux, il siège auprès de son Père, et donc au-dessus des anges.


Cette lettre, certes parfois compliquée à comprendre, est un merveilleux traité théologique qui redonne, dans l’ensemble biblique, toute sa place au Christ. Il n’est pas seulement celui qui est venu sur terre pour sauver les hommes, mais aussi celui qui est de tout temps, qui fut engendré, et non créé, par le Père, celui qui est l’héritier du Père et qui, en son Nom, jugera les hommes. il me semble que cette épître réintroduit une dimension essentielle de notre perception de Jésus, pas simplement le prophète terrestre qui nous a laissé l’évangile, mais d’abord Jésus, Fils du Dieu vivant ; Jésus par qui tout a été fait comme le dira saint Paul, Jésus qui commande aux esprits invisibles (et surtout à l’Esprit-Saint) et qui par eux est présent aujourd’hui avec nous. De fait, Jésus « rayonnement de la gloire de Dieu, expression parfaite de son être, le Fils, qui porte l’univers par sa parole puissante ». Puisse cette lettre aux Hébreux nous porter toute la semaine !

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