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Lundi, 10e semaine du T.O. — Année impaire

Dans toutes nos détresses, il nous réconforte



Le réconfort de la Vierge Marie

Dante Gabriel Rossetti (Londres, 1828 - Birchington-on-Sea, 1882)

Crayon, 22,2 x 27,3 cm, 1852

Collection privée


Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (1 Co 1, 1-7)

Paul, apôtre du Christ Jésus par la volonté de Dieu, et Timothée notre frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe ainsi qu’à tous les fidèles qui sont par toute la Grèce. À vous, la grâce et la paix de la part de Dieu notre Père et du Seigneur Jésus Christ. Béni soit Dieu, le Père de notre Seigneur Jésus Christ, le Père plein de tendresse, le Dieu de qui vient tout réconfort. Dans toutes nos détresses, il nous réconforte ; ainsi, nous pouvons réconforter tous ceux qui sont dans la détresse, grâce au réconfort que nous recevons nous-mêmes de Dieu. En effet, de même que nous avons largement part aux souffrances du Christ, de même, par le Christ, nous sommes largement réconfortés. Quand nous sommes dans la détresse, c’est pour que vous obteniez le réconfort et le salut ; quand nous sommes réconfortés, c’est encore pour que vous obteniez le réconfort, et cela vous permet de supporter avec persévérance les mêmes souffrances que nous. En ce qui vous concerne, nous avons de solides raisons d’espérer, car, nous le savons, de même que vous avez part aux souffrances, de même vous obtiendrez le réconfort.


Méditation

Le désespoir est souvent à nos portes... Et dans les situations difficiles nous avons du mal à faire appel à nos amis. Nous broyons du noir, et nous ne tournons que sur nous-mêmes. Pourtant, s’il est une chose dont nous aurions besoin, c’est d’être rassurés, pour ne pas dire réconforter. Ce verbe veut simplement dire : aider une personne à retrouver de la force, la renforcer. Qui peut nous réconforter dans notre détresse ? Qui ? Si ce n’est Jésus ! Déjà Paul l’avait expliqué dans l’épître aux Romains (Rm 8, 35-39) : « Alors, qui pourra nous séparer de l’amour du Christ ? la détresse ? l’angoisse ? la persécution ? la faim ? le dénuement ? le danger ? le glaive ? (...) Mais, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J’en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les anges ni les Principautés célestes, ni le présent ni l’avenir, ni les Puissances, ni les hauteurs, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu qui est dans le Christ Jésus notre Seigneur. »


Si le Christ nous réconforte, c’est parce qu’il a partagé pleinement notre condition humaine : comme nous, il a souffert ; comme nous, il a même eu peur (pensez au Jardin des Oliviers) ; comme nous, il a eu besoin du réconfort, que ce soit la Parole de son Père ou l’ange qui vient près de lui à Gethsémani. Mais plus qu’un réconfort humain, le Seigneur nous a fait comprendre que c’est au coeur de cette détresse, en cette souffrance, qu’il vient nous donner la force. Paul l’a traduit ainsi (2 Co 12, 7-10) : « Et ces révélations dont il s’agit sont tellement extraordinaires que, pour m’empêcher de me surestimer, j’ai reçu dans ma chair une écharde, un envoyé de Satan qui est là pour me gifler, pour empêcher que je me surestime. Par trois fois, j’ai prié le Seigneur de l’écarter de moi. Mais il m’a déclaré : « Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » C’est donc très volontiers que je mettrai plutôt ma fierté dans mes faiblesses, afin que la puissance du Christ fasse en moi sa demeure. C’est pourquoi j’accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c’est alors que je suis fort. »


Oui ! Comprenons d’abord que c’est dans notre faiblesse que Dieu déploie toute sa force, qu’il donne le réconfort. N’ayons donc pas peur de nos faiblesses, de nos fragilités : ce sont les portes d’entrée de notre coeur pour le Christ.


Ayant alors compris cela, nous pouvons, à notre tour, réconforter les autres, leur permettre de trouver en eux la force de Dieu. Ce sont les solides raisons d’espérer dont nous parle Paul dans cette lettre.

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