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Lundi, 11e semaine du T.O. — Année impaire

Au moment favorable, je t’ai exaucé



Le naufrage de Paul à Malte

Boris Anrep (Saint-Pétersbourg, 1883 - Londres, 1969)

Mosaïque, 1964

Cathédrale du Précieux Sang, Westminster (Royaume-Uni)


Lecture de la deuxième lettre de saint Paul apôtre aux Corinthiens (2 Co 6, 1-10)

Frères, en tant que coopérateurs de Dieu, nous vous exhortons encore à ne pas laisser sans effet la grâce reçue de lui. Car il dit dans l’Écriture : Au moment favorable je t’ai exaucé, au jour du salut je t’ai secouru. Le voici maintenant le moment favorable, le voici maintenant le jour du salut. Pour que notre ministère ne soit pas exposé à la critique, nous veillons à ne choquer personne en rien. Au contraire, en tout, nous nous recommandons nous-mêmes comme des ministres de Dieu : par beaucoup d’endurance, dans les détresses, les difficultés, les angoisses, les coups, la prison, les émeutes, les fatigues, le manque de sommeil et de nourriture, par la chasteté, la connaissance, la patience et la bonté, la sainteté de l’esprit et la sincérité de l’amour, par une parole de vérité, par une puissance qui vient de Dieu ; nous nous présentons avec les armes de la justice pour l’attaque et la défense, dans la gloire et le mépris, dans la mauvaise et la bonne réputation. On nous traite d’imposteurs, et nous disons la vérité ; on nous prend pour des inconnus, et nous sommes très connus ; on nous croit mourants, et nous sommes bien vivants ; on nous punit, et nous ne sommes pas mis à mort ; on nous croit tristes, et nous sommes toujours joyeux ; pauvres, et nous faisons tant de riches ; démunis de tout, et nous possédons tout.


Méditation

Paul a vécu des heures douloureuses, pour ne pas dire pénibles. Il en a fait la liste à plusieurs reprises dans ses lettres et dans les Actes des apôtres. Mais, il nous invite, comme sur cette mosaïque à toujours garder la tête hors de l’eau ! Deux raisons bien simples devraient nous y aider. D’abord, que Dieu nous donne sa grâce. Et cette grâce, si nous y sommes attentifs, arrive toujours au moment voulu, au moment favorable dira Dieu à Paul. Cela veut bien dire que nous ne sommes jamais abandonnés par notre Créateur. Il nous faut confiance, il nous laisse nous en sortir car il sait que nous en sommes capables. Mais quand la charge devient trop lourde, alors il nous exauce.


Et c’est peut-être ici la deuxième leçon à tirer de cette lecture : être attentif. Attentif à cette grâce qui nous est envoyée mais qui attend que nous la recevions, que nous l’intégrions dans la foi et la confiance. Et cette grâce passe souvent par des canaux que nous n’osons imaginer. Une petite histoire pour nous éclairer : un jour, un bon prêtre part célébrer la messe dans un village. Mais sa 2cv dérape et va se jeter dans l’étang. Le curé sort de la voiture et prie la Providence de venir à son secours, l’eau jusqu’aux genoux. Les pompiers passent et lui proposent de le sortir de là. « Inutile mes enfants, leur répond-il, la Providence va venir à mon secours ! » Les pompiers repassent une heure après et trouvent le curé l’eau jusqu’à la taille. À leur proposition d’aide, même réponse : la Providence y pourvoira. Une heure ensuite, de l’eau jusqu’au cou, le curé refuse encore. Une heure après… plus de curé ! Ce dernier se retrouve devant son Créateur et l’interroge : « Pourquoi n’es-tu pas venu à mon aide ? Je n’ai cessé d’implorer ta grâce et ta providence ? » Et Dieu de lui répondre : « Je t’ai envoyé quatre fois les pompiers, que pouvais-je faire de plus ? » Ne ratons pas la Providence qui nous est envoyée !

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