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Lundi, 34e semaine du T.O. — Année Paire

12 x 12 x 1000



Les élus chantent l'Agneau

Albrecht Dürer (Nuremberg, 1471 - Nuremberg, 1528)

Illustration de l’ « Apocalipsis cu[m] figuris », Nuremburg, 1498,. Typ Inc 2121A, 28,5 x 39,5 cm

Houghton Library, Harvard University, Cambridge (Massachusetts, U.S.A.)


Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 14, 1-3.4b-5)

Moi, Jean, j’ai vu : et voici que l’Agneau se tenait debout sur la montagne de Sion, et avec lui les cent quarante-quatre mille qui portent, inscrits sur leur front, le nom de l’Agneau et celui de son Père. Et j’ai entendu une voix venant du ciel comme la voix des grandes eaux ou celle d’un fort coup de tonnerre ; mais cette voix que j’entendais était aussi comme celle des joueurs de cithare qui chantent et s’accompagnent sur leur cithare. Ils chantent un cantique nouveau devant le Trône, et devant les quatre Vivants et les Anciens. Personne ne pouvait apprendre ce cantique sinon les cent quarante-quatre mille, ceux qui ont été rachetés et retirés de la terre. Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va ; ils ont été pris d’entre les hommes, achetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau. Dans leur bouche, on n’a pas trouvé de mensonge ; ils sont sans tache.


Méditation

On peut être surpris par ce nombre de ceux qui seront sauvés, à tel point que les témoins de Jéhovah le liront littéralement. En ce cas, le Paradis doit être rempli depuis belle lurette ! Non, comme pour les vingt-quatre vieillards qui rassemblent les douze piliers de la première alliance et les douze de la nouvelle alliance, ce sont ici les douze tribus issues de Jacob et les douze issues des apôtres, multipliées par mille, c’est-à-dire, comme le confirme l’évangéliste, une foule innombrable. Tous ceux qui suivent l’Agneau seront sauvés. Seuls ceux qui le refusent délibérément seront condamnés, c’est la liberté que Dieu nous offre. Nous sommes, comme l’écrira Paul, des sauvés : « Car nous avons été sauvés, mais c’est en espérance ; voir ce qu’on espère, ce n’est plus espérer : ce que l’on voit, comment peut-on l’espérer encore ? » (Rm 8, 24), ce que le pape Benoît XVI reprendra comme titre de son encyclique : Spe Salvi.


Que nous est-il demandé pour faire partie de cette foule d’élus ? Rien de plus que de croire et de professer que le Christ est notre Sauveur, et par là-même agir en tant que chrétien. Agir jusqu’à plonger notre robe dans le Sang de l’Agneau, le sang de l’eucharistie mais aussi celui du martyre. Car, bien sûr, nous avons des taches et notre bouche n’est pas pure de tout mensonge, mais si nous reconnaissons que nous avons été choisis par le Seigneur, alors, notre robe de baptême, notre vêtement de noces peut retrouver sa blancheur originelle : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, c’est moi qui vous ai choisis et établis, afin que vous alliez, que vous portiez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera. » (Jn 15, 16) et nous pouvons relire avec foi ce que dit Jean : Ceux-là suivent l’Agneau partout où il va ; ils ont été pris d’entre les hommes, achetés comme prémices pour Dieu et pour l’Agneau.

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