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Mardi, 16ème semaine du T. O. — Année Paire

Celui qui fait la volonté de mon Père



Les martyrs de Tibhirine

Anonyme

Icône contemporaine, taille et dates inconnues

Collection privée


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu (Mt 12, 46-50)

En ce temps-là, comme Jésus parlait encore aux foules, voici que sa mère et ses frères se tenaient au-dehors, cherchant à lui parler. Quelqu’un lui dit : « Ta mère et tes frères sont là, dehors, qui cherchent à te parler. » Jésus lui répondit : « Qui est ma mère, et qui sont mes frères ? » Puis, étendant la main vers ses disciples, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Car celui qui fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, Celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »


Méditation

En écoutant cette périscope évangélique, on pourrait se dire que Jésus n’est pas très aimable avec sa Mère, qu’il la rudoie. Est-ce si sûr ? A-t-il dit qu’elle ne faisait pas la volonté du Père ? Non ! Et s’il y en a bien une qui l’a faite, c’est Marie : « Fiat ! Que ta volonté soit faite » (Lc 1, 38). Alors, il me semble que Jésus veut nous faire comprendre plus que nous ne pouvons l’imaginer.


D’abord, que le plus important dans nos vies est de chercher à chaque instant à faire la volonté du Père. Et même plus, comme le disait Charles de Foucauld, et comme l’ont vécu les moines de Tibhirine, nous abandonner à sa volonté. Seul cet accomplissement de la volonté du Père, « quoi qu’il en coûte » dirait Monsieur Macron, devrait être notre raison de vivre sur cette terre.


Ensuite, en ne dénudant pas à Marie son abnégation à la volonté de Dieu, Jésus nous la donne en modèle. Marie est celle qui nous aide à accomplir cette volonté. C’est son unique objectif : nous aider à vivre du Christ pour rejoindre, par l’Esprit, le sein du Père. Et si elle « défait les noeuds » comme le dit cette prière mise en exergue par le pape François, c’est bien pour libérer nos forces afin de nous mener au Christ : « Vous êtes l'unique Consolatrice que Dieu m'a donnée, vous êtes la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m’empêche d'être avec le Christ. »


Enfin, faire la volonté du Père, c’est choisir de devenir le frère, la sœur de Jésus. Cela nous le comprenons facilement. Mais Jésus ajoute : une mère... Devenir la mère de Jésus... est-ce possible ? Oh oui, et Élisabeth de la Trinité nous l’a expliqué : « Ô Feu consumant, Esprit d'amour, « survenez en moi » afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe : que je Lui sois une humanité de surcroît en laquelle Il renouvelle tout son Mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, « couvrez-la de votre ombre », ne voyez en elle que le « Bien-Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances ». Jésus peut venir ainsi s’incarner en nous, comme en une mère et nous donner la grâce de faire naître la sainteté en tous ceux que nous rencontrons. Fiat !

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