Mardi, 6e semaine de Pâques

Péché, justice et jugement -



Fresque du Jugement dernier,

Michelangelo di Lodovico Buonarroti Simoni (Caprese, 1475 - Rome, 1564),

Fresque de l’abside, 1370 x 1220 cm, entre 1536 et 1541,

Chapelle Sixtine, Cité du Vatican, Rome (Italie)


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 16, 5-11)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Je m’en vais maintenant auprès de Celui qui m’a envoyé, et aucun de vous ne me demande : “Où vas-tu ?” Mais, parce que je vous dis cela, la tristesse remplit votre cœur. Pourtant, je vous dis la vérité : il vaut mieux pour vous que je m’en aille, car, si je ne m’en vais pas, le Défenseur ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai. Quand il viendra, il établira la culpabilité du monde en matière de péché, de justice et de jugement. En matière de péché, puisqu’on ne croit pas en moi. En matière de justice, puisque je m’en vais auprès du Père, et que vous ne me verrez plus. En matière de jugement, puisque déjà le prince de ce monde est jugé. »


Méditation

Le Jugement Dernier... Voilà une notion qui fait tellement peur qu’on a préféré la supprimer de toutes nos catéchèses ! Qui en parle encore ? Hormis l’évangile... Pourtant ici, Jésus ne parle pas du Jugement final, mais d’un jugement préalable, celui qui se fera en chacun des cœurs à la venue de l’Esprit-Saint. Et c’est pour bientôt ! Car cet Esprit est celui de la Vérité. Et cette vérité va tenir en trois volets d’accusation : en matière de péché, puis de justice et enfin de jugement. Ce Jugement que le Christ exerce au nom de son Père sur la fresque de La Chapelle Sixtine.


Quel sera le péché par excellence : refuser de croire !


Quelle sera la justice : celle de l’Esprit de vérité puisque c’est lui qui va « remplacer » la présence du Christ.


Quel sera le jugement : celui du prince de ce monde, le Malin, qui est déjà condamné.


Alors, en quoi devrions-nous avoir peur ? En notre manque de foi... Manque de foi parce que nous nous basons uniquement sur nos yeux physiques et que nous ne réussissons pas à comprendre que l’Esprit est maintenant le signe de la présence de Jésus. Bien sûr, c’est un esprit, et donc il n’a pas de corporéité et notre raison cartésienne a du mal à y croire. Pourtant, il est là, présent, et présent en nos cœurs. Il est là sur la fresque, non représenté directement, mais en chacun des hommes jugé par le Christ. Et ce qui les sauvera sera de se réfugier en lui, en sa protection. Alors, il feront œuvre de justice et de justesse. Alors, ils n’auront plus peur du jugement, alors ils échapperont au péché.


Ainsi, en ces jours qui précèdent le départ de Jésus, préparons nos cœurs à accueillir cet Esprit qui nous donnera la vie. Pourquoi ne pas apprendre une prière à L’Esprit-Saint ?