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Mardi, 9ème semaine du T.O. — Année Paire

La patience de Dieu


Jésus au désert

Ivan Kramskoï (Ostrogojsk, 1837 - Saint-Petersbourg, 1887)

Huile sur toile, 180 x 210 cm, 1872

Galerie Tretyakov, Moscou (Russie)


Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre (2 P 3, 12-15a.17-18)

Bien-aimés, vous attendez et vous hâtez l’avènement du jour de Dieu, ce jour où les cieux enflammés seront dissous, où les éléments embrasés seront en fusion. Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle où résidera la justice. C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela, faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut, dans la paix. Et dites-vous bien que la longue patience de notre Seigneur, c’est votre salut. Quant à vous, bien-aimés, vous voilà prévenus ; prenez garde : ne vous laissez pas entraîner dans l’égarement des gens dévoyés, et n’abandonnez pas l’attitude de fermeté qui est la vôtre. Mais continuez à grandir dans la grâce et la connaissance de notre Seigneur et Sauveur, Jésus Christ. À lui la gloire, dès maintenant et jusqu’au jour de l’éternité. Amen.


Méditation

Quelle belle admonition : la longue patience de Dieu est votre salut ! Car Dieu est patient, et de différentes manières. D’abord, sa patience s’exerce envers chacun d’entre nous, pour nous laisser le temps de la conversion, le temps de digérer et assimiler sa Parole, le temps de nous laisser apprivoiser l’Esprit-Saint. Il est patient avec notre difficulté à nous séparer du péché, cette tâche qui vient occulter la beauté de notre visage d’enfants de Dieu. Plus positivement, il est patient comme un Père. Les parents laissent le temps à leur enfant de grandir, comme le dit saint Pierre. Ils les éduquent, c’est-à-dire les élèvent. Dieu à cette même patience de père et de mère avec nous. Il nous laisse tendrement grandir, comme le laisse penser Isaïe (Is 66, 12b-14a) : « Vous serez nourris, portés sur la hanche ; vous serez choyés sur ses genoux. Comme un enfant que sa mère console, ainsi, je vous consolerai. Oui, dans Jérusalem, vous serez consolés. Vous verrez, votre cœur sera dans l’allégresse ; et vos os revivront comme l’herbe reverdit. »


Et enfin, Dieu est patient avec tous les hommes, son Peuple. Patient car il attend que nous réclamions à cor et à cri sa venue dans la Gloire. Nous le professons à chaque messe : « nous attendons ta venue dans la Gloire. » Mais l’espérons-nous vraiment, le demandons-nous profondément ou prononçons-nous sans grande conviction cette demande ? Il faudrait que chacun des hommes choisisse avec coeur la formule de la fin de l’Apocalypse, pour que la patience de Dieu se transforme en Gloire. Alors, avec tous les saints, crions à pleine voix (Ap 22, 20-21) : « Et celui qui donne ce témoignage déclare : « Oui, je viens sans tarder. » – Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! Que la grâce du Seigneur Jésus soit avec tous ! »

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