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Mercredi, 17ème semaine du T.O. — Année Paire

Sous le poids de ta main



La main de Dieu ou la Création

Auguste Rodin (Paris, 1840 - Meudon, 1917)

H. 94 cm ; L. 82,5 cm ; P. 54,9 cm, 1896

Musée Rodin, Paris (France)


Lecture du livre du prophète Jérémie (Jr 15, 10.16-21)

C’est pour mon malheur, ô ma mère, que tu m’as enfanté, homme de querelle et de dispute pour tout le pays. Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit ! Seigneur, quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m’y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l’écart, parce que tu m’as rempli d’indignation. Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ? Voilà pourquoi, ainsi parle le Seigneur : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux. Je fais de toi pour ce peuple un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer – oracle du Seigneur. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants. »


Méditation

Comme l’avons vu hier, Dieu ne nous abandonne pas. Le prophète Jérémie fait la même expérience. Il essaye d’annoncer la Parole de Dieu, de mettre en garde le peuple, mais personne ne l’écoute, et même on le combat, on cherche à attenter à sa vie, on va même jusqu’à l’enfermer dans une citerne. Il y a de quoi se décourager.


Dans le désespoir, Jérémie se souvient de ce qui fut son refuge : la Parole de Dieu. Comme il serait bon que nous nous le rappelions aussi ! Cette Parole nous nourrit, elle germe doucement en notre cœur. Il ne s’agit pas d’ouvrir la Bible une page au hasard pour obtenir une réponse, ce ne serait que superstition, mais de la lire chaque jour. Sans pour autant chercher à tout comprendre... Comprenez-vous comment vous bronzez quand vous êtes au soleil ? Non ! Et pourtant vous bronzez ! Eh bien, c’est ainsi pour la Parole de Dieu. Si je mets sous son soleil, elle produit en moi son effet : elle m’ouvre les yeux sur ma condition, elle m’appelle à revenir vers Dieu, elle me fortifie et fait de moi « un bronze infranchissable ».


Ainsi, comme le prophète Jérémie, mettons-nous sous la main de Dieu, une main lourde, qui a du poids. Non un poids qui m’écrase, mais un bronze qui me protège et me guide. Cinq chapitres par jour et en un an nous avons caressé la main de la Parole de Dieu !

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