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Mercredi, 20ème semaine du T.O. — Année Paire

Le bon berger



Jésus, le bon berger

Anonyme

Ivoire sculpté, hauteur : 13 cm, XVIIIème siècle, Goa en Inde

Collection privée


Psaume 22 (23)

Le Seigneur est mon berger :

je ne manque de rien.

Sur des prés d’herbe fraîche,

il me fait reposer.


Il me mène vers les eaux tranquilles

et me fait revivre ;

il me conduit par le juste chemin

pour l’honneur de son nom.


Si je traverse les ravins de la mort,

je ne crains aucun mal,

car tu es avec moi :

ton bâton me guide et me rassure.


Tu prépares la table pour moi

devant mes ennemis ;

tu répands le parfum sur ma tête,

ma coupe est débordante.


Grâce et bonheur m’accompagnent

tous les jours de ma vie ;

j’habiterai la maison du Seigneur

pour la durée de mes jours.


Méditation

L’image de Jésus est berger nous est familière, d’autant plus qu’elle est au cœur de l’évangile de Jean (Jn 10). Mais il me semble qu’elle prend dans ce psaume une teinte particulière, plus fraîche, moins mièvre. Quand on le lit, et surtout quand on le prie, les images affluent en nos cœurs. Nous voyons ces grandes collines herbues, comme en Écosse, un ruisseau serpente dans la vallée, les arbres bruissent de leurs feuilles à la brise, un chemin sinue dans la nature verdoyante, les nuages blancs ne cachent pas le soleil. Tout évoque la paix, l’harmonie, le mouvement calme, presque symphonique. En fait, un idéal paradisiaque. Et c’est le Christ, celui qui nous conduit, qui nous guide, qui jamais ne nous abandonne, même si nous n’arrivons pas toujours à distinguer sa présence au milieu de ces vastes étendues, c’est lui, Jésus, qui nous rassure, même si la vallée prend une teinte mortelle.


Pour l’apercevoir dans l’immensité de nos vies, il nous faut, comme le dit le psaume, nous reposer. Nous poser et nous reposer. Apprendre à s’arrêter, à laisser le silence qui peut paraître assourdissant au début, envahir notre cœur pour que nous puissions entendre, après un certain temps, sa voix. Alors, je le trouve à la Table eucharistique. Alors, il me rappelle qu’il a déjà versé sur ma tête ce doux parfum de l’onction baptismale et chrismale. Alors, comme une douce musique, à peine perceptible, la joie et la grâce se diffusent en mon âme ; alors, malgré tous les malheurs qui me harcèlent, je suis rassuré car j’habite maintenant la maison du Seigneur pour la durée de mes jours. En fait j’habite autant cette maison qu’elle ne m’habite. Je suis devenu la maison où le Seigneur est venu faire sa demeure. Je porte alors celui qui me porte...


Si je prends le temps de me poser, de me reposer, de le chercher, de le regarder, je ne crains plus aucun mal : son bâton me guide et me rassure. Arrêtons souvent avec ce psaume (qu’il serait bon de connaître par cœur) pour rencontrer le Seigneur au milieu des près d’herbes fraîches.

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