Mercredi, 25e semaine du T.O. — année impaire

Ne prenez rien



Il envoie ses disciples deux par deux

James Tissot (Nantes, 1836 - Chenecey-Buillon, 1902)

Illustration pour « La vie du Christ », Gouache sur papier, 14,6 x 24,8 cm, 1886-1894

Brooklyn Museum of Art, Brooklyn New-York (U.S.A.).


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 9, 1-6)

En ce temps-là, Jésus rassembla les Douze ; il leur donna pouvoir et autorité sur tous les démons, et de même pour faire des guérisons ; il les envoya proclamer le règne de Dieu et guérir les malades. Il leur dit : « Ne prenez rien pour la route, ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ; n’ayez pas chacun une tunique de rechange. Quand vous serez reçus dans une maison, restez-y ; c’est de là que vous repartirez. Et si les gens ne vous accueillent pas, sortez de la ville et secouez la poussière de vos pieds : ce sera un témoignage contre eux. » Ils partirent et ils allaient de village en village, annonçant la Bonne Nouvelle et faisant partout des guérisons.


Méditation

Un apôtre : Il est marrant, Jésus. Partir les mains vides ! Facile à dire, mais pas facile à vivre. Et comment je vais faire pour dormir, trouver un logement ou me nourrir ? Il va bien falloir que je paye dans les auberges. Je ne suis pas sûr que l’on m’accueille gratis pro Deo !


Son comparse : Et je ne te parle pas des vêtements… Ma tunique s’abîme vite. Et pas moyen de la laver. Je vais quand même prendre un bâton !


Pierre : Mes frères, mes amis ! Vous êtes trois soucieux. Jésus nous l’a dit, ne soyez pas inquiets. Rappelez-vous, le lis ne s’inquiète pas de sa parure du lendemain, ni l’oiseau de son nid et de sa nourriture. Vivez le moment présent. À chaque jour suffit sa peine. En fait vous vous encombrez continuellement. Si ce n’est pas des choses inutiles comme une tunique de rechange ou un bâton, c’est de soucis dont vous vous chargez ! Soyez libres !


Le premier apôtre : Tu as raison, Pierre. À Dieu vat ! Et puis, l’unique souci que nous devrions avoir est de remplir la mission que le Maître nous a confiée : annoncer la Bonne Nouvelle et guérir les corps, les âmes et les intelligences.


Le comparse : C’est vrai ! Je viens de retrouver dans ma poche deux petites prières que m’a confiées une femme. Lisons-les ensemble et partons.

Donne ton souci à Dieu

Si l'homme est souvent malheureux intérieurement,

s'il échoue dans sa vie, c'est qu'il veut la vivre à sa manière,

suivant le mode humain et en comptant sur ses propres forces.

Aussitôt qu'il démissionne entre les mains de Dieu,

Dieu pour lui se met à l'ouvrage : la réussite

(pas forcément la réussite humaine ) est inévitable et totale.

Le Seigneur est là, présent à toute ta vie, mais discret,

attendant que tu lui donnes toi-même un ennui,

que tu lui confies une tâche.

Pourquoi garder tant de travail pour toi?

Pourquoi ne pas lui donner tout à porter, tout à faire,

et ton coeur et tes mains pour qu'il s'en serve Lui-même?

Pourquoi lutter en lui demandant de « t'aider »?

Chaque soir, accepte de mourir à toutes tes préoccupations,

tous tes soucis, légitimes ou non.

Humblement, remets tout entre les mains du Père

pour te réveiller chaque matin, vide de toute inquiétude,

neuf, pur, face à la vie qui t'attend.


Si tu veux être libre, si tu veux être jeune,

joyeux, en paix, fort et triomphant,

Chaque jour, chaque minute,

jette ton souci dans le Seigneur et Lui-même te soutiendra.

Michel Quoist

« Par la grâce de ton Esprit Saint, fortifie-moi et donne ta paix à mon âme, libère-moi de toute anxiété, de toutes préoccupations et de tous soucis inutiles. Aide-moi à désirer toujours ce qui t’est doux et agréable, afin que ta volonté soit ma volonté. Accorde-moi d’être délivrée de tout désir impur et que, pour ton amour, je reste cachée et inconnue dans ce monde, pour n’être connue que de toi. Ne permets pas que j’attribue à ma personne le bien que tu accomplis en moi et à travers moi, mais au contraire, fais qu’en rendant tous les honneurs à ta Majesté, je ne me glorifie que dans mes infirmités, afin qu’en renonçant à toutes les vanités qui viennent de ce monde, je puisse aspirer à la vraie gloire qui vient de toi. Amen »

Sainte Françoise-Xavière Cabrini