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Mercredi, 2e semaine de Pâques

Les voilà qui se tiennent dans le Temple -



L’ange délivre les apôtres de la prison,

Maarten van Heemskerck (Heemskerck, 1498 - Haarlem, 1571),

Estampe à la taille douce, 21,1 x 26,6 cm, 1575-1582,

Bibliothèque Municipale, Lyon (France)


Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 5, 17-26)

En ces jours-là, intervint le grand prêtre, ainsi que tout son entourage, c’est-à-dire le groupe des sadducéens, qui étaient remplis d’une ardeur jalouse pour la Loi. Ils mirent la main sur les Apôtres et les placèrent publiquement sous bonne garde. Mais, pendant la nuit, l’ange du Seigneur ouvrit les portes de la prison et les fit sortir. Il leur dit : « Partez, tenez-vous dans le Temple et là, dites au peuple toutes ces paroles de vie. » Ils l’écoutèrent ; dès l’aurore, ils entrèrent dans le Temple, et là, ils enseignaient. Alors arriva le grand prêtre, ainsi que son entourage. Ils convoquèrent le Conseil suprême, toute l’assemblée des anciens d’Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres dans leur cachot. En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas à la prison. Ils revinrent donc annoncer : « Nous avons trouvé le cachot parfaitement verrouillé, et les gardes en faction devant les portes ; mais, quand nous avons ouvert, nous n’avons trouvé personne à l’intérieur. » Ayant entendu ce rapport, le commandant du Temple et les grands prêtres, tout perplexes, se demandaient ce qu’il adviendrait de cette affaire. Là-dessus, quelqu’un vient leur annoncer : « Les hommes que vous aviez mis en prison, voilà qu’ils se tiennent dans le Temple et enseignent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec son escorte pour les ramener, mais sans violence, parce qu’ils avaient peur d’être lapidés par le peuple.


Méditation

Les débuts de l’Église furent difficiles et compliqués. Voyages, emprisonnements, prédication plus ou moins fructueuses, oppositions, fuites, etc. Les Actes des Apôtres sont émaillés de ces événements. Et pourtant, le miracle est là ! Quel miracle ? Celui de l’Église ! Voilà une Église constituée de pécheurs, de gens plus ou moins intellectuels, à la foi parfois branlante, avec des caractères bien trempés (rien n’a changé !), bref une Église qui avait tout pour... ne pas réussir. Quand le « fondateur » est mort en croix, il ne restait qu’un seul des « enseignés » à ses côtés. Et dès le lendemain, ils repartent chez eux, ou à leur travail.


Et pourtant, et c’est là le miracle, deux mille ans après, cette Église rassemble près de deux milliards d’hommes et de femmes ! Pourquoi, de cet événement somme toute banal, la mort d’un homme en croix, a pu naître un tel phénomène ? Certainement pas grâce à la constitution d’une institution bien organisée (ce n’est toujours pas le cas), ni grâce à une propagande bien faite (il suffit de voir la « com » aujourd’hui), ni grâce à un bras armé (une centaine de gardes en tenue bariolée), ni par les capacités intellectuelles de ses membres (no comment...). Tout simplement parce que cette Église est le Corps du Christ, et que ce Corps est traversé, vivifié par l’Esprit.


Ne rejetons pas l’institution, bien utile, mais fixons notre regard sur l’Église comme Corps du Christ. À ce titre, lisez ce merveilleux ouvrage du Cardinal de Lubac (né à Cambrai !) : Méditation sur l’Église.

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