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Mercredi, 34e semaine du T.O. — Année Paire

Le cantique de l'Agneau



Les sept dernières plaies

Cartons de Hennequin de Bruges (Bruges, 1368 - Burges, 1381) et du lissier Niclas Bataille (Paris, 1330 - Parsi, 1405)

Tenture de l’Apocalypse n°4

Chateau d’Angers, Angers (France)


Lecture de l’Apocalypse de saint Jean (Ap 15, 1-4)

Moi, Jean, j’ai vu dans le ciel un autre signe, grand et merveilleux : sept anges qui détiennent sept fléaux ; ce sont les derniers, puisque s’achève avec eux la fureur de Dieu. J’ai vu comme une mer de cristal, mêlée de feu, et ceux qui sont victorieux de la Bête, de son image, et du chiffre qui correspond à son nom : ils se tiennent debout sur cette mer de cristal, ils ont en main les cithares de Dieu. Ils chantent le cantique de Moïse, serviteur de Dieu, et le cantique de l’Agneau. Ils disent : « Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins, Roi des nations. Qui ne te craindrait, Seigneur ? À ton nom, qui ne rendrait gloire ? Oui, toi seul es saint ! « Oui, toutes les nations viendront et se prosterneront devant toi ; oui, ils sont manifestés, tes jugements. »


Méditation

Dans l’office de la Liturgie des Heures (notre bréviaire), cette hymne revient souvent. Malheureusement , nous manquons souvent d’attention… Pourtant, à la lire verset par verset, elle est superbe :

  • Grandes, merveilleuses, tes œuvres, Seigneur Dieu, Souverain de l’univers ! Trop souvent, je me plains, je me lamente, à tel point que ma détresse ou ma colère peuvent m’empêcher de dessiller mes paupières sur les merveilles que Dieu réalise sous mes yeux. Ce devrait être la première partie de chacune de nos prières : je te bénis, je te rends grâce. Ouvrons les yeux et voyons tout ce que Dieu a déjà fait pour nous, en nous protégeant, en nous bénissant, en nous sortant de situations inextricables, ou ne serait-ce qu’en mettant sous nos yeux la nature, et nous offrant familles et amis.


  • Ils sont justes, ils sont vrais, tes chemins, Roi des nations. Oh, bien sûr, tout n’est pas toujours rose. Et au milieu des soucis de ce monde, comment voir, discerner et comprendre son chemin, celui qu’il veut me faire emprunter ? En fait, il suffit de croire, d’avoir foi en lui. Dieu ne peut pas me faire prendre une direction qui ne me soit pas bénéfique. Tous ses chemins sont justes et vrais. L’unique question à se poser est : suis-je honnête dans le choix de ce chemin ? Peut-être me fait-il peur ? Peut-être le Seigneur me dit-il la même chose qu’à Pierre : « Amen, amen, je te le dis : quand tu étais jeune, tu mettais ta ceinture toi-même pour aller là où tu voulais ; quand tu seras vieux, tu étendras les mains, et c’est un autre qui te mettra ta ceinture, pour t’emmener là où tu ne voudrais pas aller. » (Jn 21, 18) ?


  • Qui ne te craindrait, Seigneur ? À ton nom, qui ne rendrait gloire ? Oui, toi seul es saint ! Est-il plus belle louange que ces paroles ? Oui, il est le trois fois saint. Oui, il est mon Seigneur, mon Roi et mon Compagnon. Avec le psalmiste je peux redire : « Non nobis, non nobis, Domine, sed nomini tuo da gloriam. / Non pas à nous Seigneur, non pas à nous, mais à Ton Nom seul, donne la gloire. » (Ps 113B, 1).

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