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Mercredi, 5e semaine de Pâques

Je suis la vigne -



La vigne du Seigneur,

Lucas Cranach le jeune (Wittenberg, 1515 - Wittenberg, 1586),

Huile sur panneau de bois, dimensions inconnues, 1569,

Église Saint-Marien, Wittenberg (Allemagne)


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 15, 1-8)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Moi, je suis la vraie vigne, et mon Père est le vigneron. Tout sarment qui est en moi, mais qui ne porte pas de fruit, mon Père l’enlève ; tout sarment qui porte du fruit, il le purifie en le taillant, pour qu’il en porte davantage. Mais vous, déjà vous voici purifiés grâce à la parole que je vous ai dite. Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. Moi, je suis la vigne, et vous, les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là porte beaucoup de fruit, car, en dehors de moi, vous ne pouvez rien faire. Si quelqu’un ne demeure pas en moi, il est, comme le sarment, jeté dehors, et il se dessèche. Les sarments secs, on les ramasse, on les jette au feu, et ils brûlent. Si vous demeurez en moi, et que mes paroles demeurent en vous, demandez tout ce que vous voulez, et cela se réalisera pour vous. Ce qui fait la gloire de mon Père, c’est que vous portiez beaucoup de fruit et que vous soyez pour moi des disciples. »


Méditation

Ne vous leurrez pas... dans cette vigne du Seigneur, c’est Luther qui fait les vendanges ! À droite, ce qu’il considère comme la vraie Église qui fait fructifier, à gauche, l’Église de l’imposture qui saccage tout ! Ceci étant dit, même si nous ne sommes pas dans une région vinicole, l’image de la vigne est parlante. Le Christ est le cep de la vigne, chacun de nous un sarment et le Père, propriétaire du vignoble, en est le vigneron. Une vigne qui doit produire du beau raisin pour en faire le meilleur des vins, celui qu’ils burent à Cana.


Mais, pour qu’une vigne porte du fruit, il faut l’émonder, la tailler, la palisser, gratter son sol. Bref, l’entretenir. N’en est-il pas de même pour notre âme ? Acceptons-nous d’être taillés, émondés ? De voir nos désirs réduits à peu, voire à rien. Acceptons-nous de ne pas être ce que nous imaginions être, de ne pas ou plus savoir faire ce que nous voudrions faire ? Sommes-nous prêts à accepter les coups de serpe que le vigneron peut donner pour extraire de nos vies notre péché, ou nos faux-rêves ? Acceptons-nous que notre sol soit parfois arrosé d’un engrais qui nous soit difficile à digérer au début ? La grâce fait parfois mal... Et voulons-nous rester au sol ou sommes-nous prêts à être liés à la palissade, à rejoindre l’échelle divine, pour grandir, nous tourner vers le soleil et ainsi porter du fruit ?


Tout cela peut paraître bien moral, voire moralisateur ! Pourtant, toute moralisation disparaît une fois qu’on entend ce verset : « Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruit par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en moi. » Si nous restons « accrocs » au Christ, aucun souci à se faire !

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