Mercredi, 5e semaine du T.O. — année paire

« Je suis noire et pourtant belle, filles de Jérusalem, […] Ne prenez pas garde à mon teint basané : C'est le soleil qui m'a brûlée. »

Ct 1, 5-6




La rencontre en Salomon et la reine de Saba,

Attribué à Lady Ann Paulet (?, 1633 - Westminster, 1694),

Coffret avec des scènes de l'histoire de Salomon et de la reine de Saba

Satin travaillé avec de la soie et du fil de métal, perles de rocaille ; tente, satin, variations de points d'aiguille détachés, poils noués, nœuds et points de crochet ; dentelles à l'aiguille, dentelles aux fuseaux en métal; cadre en bois, doublure en soie, pieds en bois sculpté,

20.3 x 40.6 x 36.8 cm, 1670,

Metropolitan Museum of Art, New-York (U.S.A.)


Lecture du premier livre des Rois (1 R 10, 1-10)

En ces jours-là, la reine de Saba avait entendu parler de la renommée de Salomon, qui faisait honneur au nom du Seigneur. Elle vint donc pour le mettre à l’épreuve en lui proposant des énigmes. Elle arriva à Jérusalem avec une escorte imposante : des chameaux chargés d’aromates et d’une énorme quantité d’or et de pierres précieuses. Quand elle fut parvenue auprès de Salomon, elle lui exposa les questions qu’elle avait préparées, mais Salomon trouva réponse à tout et ne fut arrêté par aucune difficulté. Lorsque la reine de Saba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu’il avait construit, les plats servis à sa table, le logement de ses officiers, la tenue du service et l’habillement des serviteurs, ses sommeliers, les holocaustes qu’il offrait à la maison du Seigneur, elle en eut le souffle coupé, et elle dit au roi : « Ce que j’ai entendu dire dans mon pays sur toi et sur ta sagesse, c’était donc vrai ! Je ne voulais pas croire ce qu’on disait, avant de venir et de voir de mes yeux ; mais voilà qu’on ne m’en avait pas appris la moitié ! Tu surpasses en sagesse et en magnificence la renommée qui était venue jusqu’à moi. Heureux tes gens, heureux tes serviteurs que voici, eux qui se tiennent continuellement devant toi et qui entendent ta sagesse ! Béni soit le Seigneur ton Dieu, qui t’a montré sa bienveillance en te plaçant sur le trône d’Israël. Parce que le Seigneur aime Israël pour toujours, il t’a établi roi pour exercer le droit et la justice. » Elle fit présent au roi de cent vingt lingots d’or, d’une grande quantité d’aromates et de pierres précieuses ; il n’est plus jamais venu une quantité d’aromates pareille à celle que la reine de Saba avait donnée au roi Salomon.


Le coffret


Présentation du MOMA


Ce coffret, le plus grand de la collection de boîtes à broder du Metropolitan Museum, contient une multitude d'objets, depuis les bouteilles en verre, qui étaient généralement placées dans les boîtes de l'époque, jusqu'à un large éventail d'outils et de matériaux de couture, dont 25 enrouleurs de fil en papier fabriqués à partir de cartes à jouer pliées, plusieurs enrouleurs de fil en ivoire, un bodkin, trois outils de broderie en ivoire, une bobine de fil filé d'or, un gland en soie, plusieurs écheveaux de fil de soie détachés, un étui d'aiguille en soie et un morceau de tissu de point de boutonnière détaché. Certains de ces objets ne correspondent manifestement pas à la date du XVIIe siècle du coffret. Le fil, qu'il s'agisse de soie teintée ou de variétés métalliques, était acheté au poids, et le nombre d'objets consacrés à l'organisation des fils témoigne de la valeur de ce matériau. Les boîtes décorées destinées à ranger les instruments de couture, entre autres, étaient connues sur le continent ainsi qu'en Angleterre ; plusieurs récipients hollandais en forme de coussin du XVIIe siècle subsistent, et les peintures de genre du XVIIe siècle confirment leur utilisation pratique comme supports pour la couture.


L'achèvement d'un coffret ou d'une armoire décorée aurait été considéré comme le point culminant de l'éducation d'une jeune femme en matière de travaux d'aiguille, et quelques coffrets ont survécu qui peuvent être fermement attribués à des écolières. Les objets brodés datés de Martha Edlin constituent l'enregistrement le plus complet que nous ayons de la production d'une seule personne au XVIIe siècle (Victoria and Albert Museum, Londres), bien que des contributions professionnelles à tout moment du travail auraient certainement été possibles. L'exubérance de la décoration et la combinaison plutôt indiscriminée de matériaux et de techniques suggèrent que ce coffret est l'œuvre d'un amateur. Comparez cela avec le coffret illustrant des scènes de la Vie de Joseph (MMA, 39.13.3a-k), qui a été exécuté selon une seule technique (soie posée et couchée) et travaillé de façon précise et régulière sur toutes les faces du coffret. Ce coffret manque également de la cohérence du thème présent sur la plupart des coffrets ; le haut du couvercle montre la rencontre du roi Salomon et de la reine de Saba, tandis que les panneaux latéraux sont des combinaisons apparemment aléatoires de motifs typiques de l'époque : des animaux héraldiques, un château et une fontaine, le tout entouré d'une flore et d'une faune surdimensionnées. Il est possible que les panneaux brodés de ce cercueil aient été appliqués sur la carcasse en bois à une date nettement postérieure à l'exécution de la décoration. La carcasse elle-même est trop grande pour les panneaux brodés ; les espaces où le tissu de base en satin ne recouvre pas le bois sont rapiécés avec plus de soie et déguisés avec de la dentelle aux fuseaux métalliques. La couleur et le style de la doublure - soie verte avec un compartiment principal rembourré - diffèrent également de la plupart des autres coffrets du XVIIe siècle. Un autre coffret de la collection de la Lady Lever Art Gallery possède un intérieur rembourré similaire, mais la doublure en soie est décrite comme étant de la couleur typique rose saumon.


Néanmoins, ce coffret est important pour son association possible avec un miroir de la collection du Metropolitan Museum (MMA, 39.13.2a). Le dos du cadre du miroir est marqué des initiales A.P. et de la date 1672, et le coffret contient des porte-fils ou des bobinoirs et un bodkin en métal marqué des mêmes initiales. Ces deux objets se trouvaient dans la collection de Percival Griffiths, et les premiers chercheurs ont supposé qu'ils étaient l'œuvre du même fabricant. Bien que le cadre du miroir témoigne d'une maîtrise plus habile et certaine des techniques et des matériaux, il contient quelques éléments inhabituels, tels que de véritables coquillages utilisés dans la décoration de la grotte. G. Saville Seligman et Talbot Hughes ont mentionné "Lady Ann Paulet, qui était une brodeuse très accomplie" en association avec ces broderies, faisant peut-être référence à une dame d'honneur de la reine Marie II (1662-1694), mais aucune autre preuve n'existe pour soutenir cette attribution. La date incertaine de la construction du coffret, ainsi que la survie de divers outils et accessoires, témoignent de l'importance continue de la broderie dans la vie des femmes au-delà du XVIIe siècle.


Le royaume de Saba


Extrait d’Internet


Ce récit parle de la visite chez le roi Salomon à Jérusalem d'une reine du royaume de Saba dont le nom n'est même pas mentionné. L'Ancien Testament ne précise pas exactement où se trouvait ce royaume et les historiens ont du mal à en établir les frontières avec certitude. Cette rencontre qui eut lieu selon les textes vers le Xe siècle avant Jésus-Christ, semblait être avant tout un moyen de créer de nouvelles relations commerciales entre les Israélites et les Sabéens.


Le royaume de Saba se trouvait à peu près à l'emplacement actuel du Yémen, dans le sud-ouest de l'Arabie. Des fouilles archéologiques ont confirmé cette possibilité notamment avec quelques temples et palais découverts dans la région. Cette reine appelée Bilquis (Bilkis) par les Yéménites fait la fierté de tout le pays notamment pour son courage et ses connaissances militaires bien qu'aucune fouille n'ait révélé de preuve matérielle (écriture sur un mur, sculpture ou peinture) concernant l'existence même de cette femme.


Cependant pour les Éthiopiens cette rencontre était bien plus qu'une simple affaire de commerce et de démonstration de sagesse. Selon le Kebra Nagast (« la Gloire des Rois »), livre servant à légitimer la dynastie des empereurs éthiopiens, cette reine vivait non pas en Arabie mais à Aksoum, ancienne capitale de l'Éthiopie et s'appelait Makéda. Même si les textes les plus anciens parlant de cette ville ne datent que du premier siècle de l'ère chrétienne (alors que la reine de Saba est censée avoir vécue autour du Xe siècle avant Jésus-Christ), il n'est pourtant pas impossible qu'elle est été fondée bien avant.

Les historiens sont partagés concernant l'origine, voire l'existence, de cette femme ; certains pensent qu'elle vient du sud de l'Arabie et d'autres de l'Afrique de l'Est. Toutefois, le Yémen et l'Éthiopie ont formé pendant longtemps un unique royaume ; en effet, il semblerait que pendant le premier millénaire avant Jésus-Christ des Sabéens aient colonisé l'Afrique de l'Est mais que lors de la grandeur du royaume d'Aksoum, vers le IVe siècle de notre ère, ce fut l'inverse.


Cependant d'après le Kebra Negast, l'empire de la reine de Saba s'étendait de Madagascar à l'Égypte et c'est parce qu'à une certaine époque elle a conquis le royaume de Saba qu'on l'a appelée comme ça. Toujours d'après ce livre, c'est après avoir terrassé un serpent géant incarnant les forces du mal que le peuple l'aurait élue reine et que ses pieds se seraient transformés en sabots. Pendant son règne, elle aurait rendu visite au roi Salomon comme le décrit la Bible pour qu'il lui prouve sa sagesse.

Mais la tradition a rajouté des éléments à ce séjour. En effet Salomon, qui, d'après les textes, aurait possédé au cours de sa vie environ 700 femmes et 300 concubines venant des quatre coins du globe, comptait bien obtenir les faveurs de Makéda. Celle-ci refusa de se donner à lui car d'après les règles de la royauté d'Aksoum, les impératrices devaient impérativement rester vierges avant le couronnement d'où son nom Makéda qui signifie « celle qui est pure ». La reine de Saba était hébergée par Salomon quelque part près de Jérusalem et elle lui avait dit qu'elle n'aurait besoin d'aucun des ses biens pendant tout le temps qu'elle serait là. Il lui fit promettre qu'elle ne lui prendrait rien sinon il romprait sa parole de ne pas coucher avec elle. Après un repas très épicé organisé par le roi d'Israël, la reine et sa servante allèrent la nuit tombée se désaltérer avec l'eau d'une cruche appartenant à Salomon ; ce dernier les surpris en train de boire et décida de coucher successivement avec les deux.

Plus tard, elles prirent congé de lui et rentrèrent à Aksoum où chacune accoucha d'un fils. Le fils de Makéda, Ménélik, prit la succession de sa mère à sa mort et sa dynastie, dite Salomonide, aurait régné jusqu'au Xe siècle après Jésus-Christ avant d'être remplacée par la dynastie Zagoué qui affirmait descendre de la servante de Makéda et de Salomon. La dynastie Salomonide ne sera restaurée qu'en 1270 avec Ekuno Amlak et durera jusqu'en 1974 avec la destitution de Haïlé Sélassié Ier.


La tradition éthiopienne raconte aussi que quand Ménélik fut adolescent, il retourna voir son père en Israël qui lui demanda s'il voulait prendre sa succession ce qu'il refusa. En quittant Jérusalem, il aurait rapporté avec lui l'Arche d'Alliance de Moïse. Deux versions existent : soit c'est Salomon qui lui aurait donné, soit Ménélik aurait remplacé la vraie par une copie et serait rentré discrètement chez lui avec l'authentique. L'Église orthodoxe éthiopienne affirme encore aujourd'hui détenir l'Arche dans une chapelle de la cathédrale Sainte Marie de Sion à Aksoum où seul un gardien est autorisé à pénétrer.

Méditation

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais celle qui a brodé cette boite à couture a « occidentalisé » notre bonne reine de Saba. Pourtant, elle était aussi noire que le gâteau au chocolat qui porte son nom. En frontispice de ce texte, vous pourrez lire ce verset du Cantique des Cantiques (Ct 1, 5-6) :

« Noire, je le suis, mais belle, filles de Jérusalem, pareille aux tentes de Qédar, aux tissus de Salma. Ne regardez pas à ma peau noire : c’est le soleil qui m’a brunie. Les fils de ma mère se sont fâchés contre moi : ils m’ont mise à garder les vignes. Ma vigne, la mienne, je ne l’ai pas gardée… »

Hier, je parlais du soleil et de ses rayons. Cette fille aurait-elle reçue son brunissement du soleil divin ? Vous le savez, le Cantique des Cantiques est considéré comme le dialogue d’amour entre l’âme et son Dieu (et non comme un simple poème érotique). L’âme de cette femme est brunie au soleil de Dieu. Peut-être est)ce aussi le cas de la Reine de Saba, elle qui était noire. D’où venait-elle ? Du Yémen ? Ou d’Aksum en Éthiopie ? Allez savoir (ou plutôt : allez lire l’article plus haut que vous avec sûrement sauté allègrement !)… les légendes vont bon train sur ce royaume, sur la détention de l’Arche d’Alliance et sur sa relation avec Salomon. Tenons-nous en au texte biblique.


Elle a donc entendu parler de ce roi, dont la renommée semble ne pas avoir de limites. Et elle veut en avoir le coeur net : est-il aussi intelligent qu’on le dit, aussi riche qu’on l’annonce. Pour ne pas être en reste, elle fait charger une caravane d’objets précieux, d’or, de soieries et d’étoffes, et surtout… d’aromates, denrées aussi prisée que chère à cette époque. Je ne doute pas qu’à l’aide de ses conseillers, elle a dû préparer une série de questions et d’énigme à soumettre à la sagacité de ce roi.


Et voilà, qu’à toutes les questions, à chacune des énigmes, Salomon apporte une réponse juste. La Bible ne nous a donné aucun exemple des énigmes proposées. Mais, le texte souligne discrètement que ce n’est ni son savoir ni sa culture qui lui ont permis d’échapper aux pièges : c’est sa sagesse. Et nous le savons, cette sagesse est le « cadeau » que Dieu fit à Salomon qui ne demandait ni la richesse ni la gloire, mais seulement de pouvoir gouverner avec sagesse son pays et son peuple. Trop souvent, nous croyons que la sagesse tient à notre savoir, à une culture encyclopédique. Non ! Ne confondons pas sagesse et culture générale. Combien de gens de profondes connaissances manquent de sagesse ! Et combien de sages n’ont aucune culture. La sagesse, c’est d’abord (comme le disait le Crédit Agricole) : le bon sens près de chez vous ! Le bon sens paysan. Ce bon sens qui ait tirer des leçons de la nature et de la vie. Cette sagesse qui croit aussi, et peut-être d’abord, que Dieu saura nous inspirer les bonnes réponses. Jésus nous avait prévenu… (Mt 10, 16-20) :

« Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes. Méfiez-vous des hommes : ils vous livreront aux tribunaux et vous flagelleront dans leurs synagogues. Vous serez conduits devant des gouverneurs et des rois à cause de moi : il y aura là un témoignage pour eux et pour les païens. Quand on vous livrera, ne vous inquiétez pas de savoir ce que vous direz ni comment vous le direz : ce que vous aurez à dire vous sera donné à cette heure-là. Car ce n’est pas vous qui parlerez, c’est l’Esprit de votre Père qui parlera en vous.

Alors, pourquoi s’inquiéter et se faire du mouron ?! C’est la première sagesse que l’on trouve dans l’évangile (Mt 6, 25-34) :

C’est pourquoi je vous dis : Ne vous souciez pas, pour votre vie, de ce que vous mangerez, ni, pour votre corps, de quoi vous le vêtirez. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils n’amassent pas dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Vous-mêmes, ne valez-vous pas beaucoup plus qu’eux ? Qui d’entre vous, en se faisant du souci, peut ajouter une coudée à la longueur de sa vie ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n’était pas habillé comme l’un d’entre eux. Si Dieu donne un tel vêtement à l’herbe des champs, qui est là aujourd’hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : “Qu’allons-nous manger ?” ou bien : “Qu’allons-nous boire ?” ou encore : “Avec quoi nous habiller ?” Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d’abord le royaume de Dieu et sa justice, et tout cela vous sera donné par surcroît. Ne vous faites pas de souci pour demain : demain aura souci de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine.

Le deuxième étonnement de la Reine de Saba est devant la munificence et la richesse de Salomon, richesse qu’elle viendra encore accroître de son or et de ses épices. Mais la richesse n’est-elle pas la conséquence de la sagesse ? La Bible le dit à maintes reprises : la richesse n’est pas un péché (pensez au début du livre de Job), mais en devenir esclave est la source de tous les maux (c’est l’évangile que j’ai inséré lundi dans l’homélie, l’homme aux greniers pleins). Vivre sagement accroît la richesse, Dieu l’a dit à Salomon (1 R 3, 12-13) : « Je fais ce que tu as demandé : je te donne un cœur intelligent et sage, tel que personne n’en a eu avant toi et que personne n’en aura après toi. De plus, je te donne même ce que tu n’as pas demandé, la richesse et la gloire, si bien que pendant toute ta vie tu n’auras pas d’égal parmi les rois. » ce que le Livre de la Sagesse redira (Sg 8, 18) : « Il y a dans sa tendresse une jouissance supérieure, dans les travaux de ses mains, une richesse inépuisable, dans sa fréquentation assidue, le discernement ; et l’on trouve la célébrité en partageant ce qu’elle enseigne ; aussi, je la courtisais et cherchais comment la prendre pour épouse (la Sagesse). » Ce que Pierre Corneille, fait dire à Rodrigue, dans Le Cid (1636), II, 2,: « Je suis jeune, il est vrai; mais aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années » Ainsi, quelque soit notre âge, cherchons la Sagesse de Dieu ! Elle sera notre vraie richesse.