Pentecôte (C)

Il gardera ma Parole -



Ambon liturgique,

Anonyme,

Début du XIIe siècle, serpentine bleu-vert sculptée,

Basilique de San Giulio, Île de San Giulio d’Orta (Italie)


Évangile de Jésus-Christ selon Saint Jean (Jn 14, 15-16.23-26)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Si vous m’aimez, vous garderez mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous. Si quelqu’un m’aime, il gardera ma parole ; mon Père l’aimera, nous viendrons vers lui et, chez lui, nous nous ferons une demeure. Celui qui ne m’aime pas ne garde pas mes paroles. Or, la parole que vous entendez n’est pas de moi : elle est du Père, qui m’a envoyé. Je vous parle ainsi, tant que je demeure avec vous ; mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. »


L’ambon liturgique

Sculpté en marbre serpentin vert (en vieillissant, cette pierre donne l’impression du bronze patiné) provenant de la carrière in Oira, l'ambon est du XIIe siècle. Il est carré, soutenu par quatre colonnes aux chapiteaux décorés avec des feuilles d'acanthe et figures d'animaux. Les colonnes sont toutes différentes : deux ont le fût lisse, deux sont à spirale. Sur le parapet, vers la gauche, sont représentés : un centaure lançant une flèche à un cerf attaqué par deux foires (sortes de lions), le Tétramorphe et un griffon saisissant la queue d'un crocodile. Les deux scènes de combat, avec les typiques figures des bestiaires médiévaux, signifient la « lutte entre le bien et le mal ».


Entre le lion de saint Marc et l'aigle de saint Jean il y a une figure au manteau avec ses mains placés sur un bâton en forme de tau : plusieurs critiques ont discuté à propos de cette figure ; une interprétation dit qu'il peut s'agir de Guillaume de Volpiano, né sur l'île et vénéré comme un saint.


Ce que je vois

La description ci-dessus est suffisamment précise. Mais rappelons ce qu’est un ambon. C’est une tribune fixe comportant un garde-corps et située à l’entrée du choeur de l’église. Les ambons sont généralement au nombre de deux, celui du Nord servant à proclamer l’Évangile, celui du Sud, à lire l’épître. Il peut aussi être utilisé comme chaire à prêcher. Il faut comprendre son usage. L’installation de microphones et d’appareils de sonorisation ne date pas de plus d’un siècle. Auparavant, deux façons existaient pour se faire entendre : ou les éléments architecturaux courbes, ou la hauteur. Ainsi, lorsque l’abside se terminait par une courbe, la voix du prêtre (qui tournait le dos au peuple) était plus facilement renvoyée vers les fidèles. Hérode le Grand utilisait cette spécificité architecturale dans ses palais, comme celui de l’Herodion en Israël, pour entendre ses ennemis qui chuchotaient et déjouer les complots ! Quant à la hauteur, l’ambon en est la meilleure illustration. Plus celui qui parle est haut, plus sa voix porte. Ainsi en est-il des tribunes pour les chœurs, mais aussi de l’ambon.


Comme il était le lieu de proclamation de l’évangile, on représentait les quatre attributs des évangélistes : l’ange (nous devrions plutôt dire le visage d’homme) pour Matthieu, le lion pour Marc, le bœuf (ou le taureau) pour Luc et l’aigle pour Jean. Ce dernier étant l’évangéliste le plus mystique, celui qui nous emmène dans les hauteurs spirituels, il est souvent le porteur du livre de l’évangéliaire, comme ici.


Mais le lieu de la Parole est aussi le lieu des combats spirituels. Ils sont ici symbolisés par ce cerf (animal christique), le fidèle, attaqué par le centaure qui lui décoche la flèche transperçant son coeur et son âme, alors qu’il est attaqué par les tentations charnelles. Seule la Parole de Dieu pourra le délivrer de ces assauts. Comme pour ce griffon, signe de l’âme qui pour s’envoler, doit terrasser le mal in cauda venenum...


N’oublions pas la représentation de Guillaume de Volpiano (Orta, 960 - Fécamp, 1031) qui fut, entre autres fonctions, l’abbé de Jumièges, de Fécamp et du Mont-Saint-Michel...


Un écho

En ce jour de Pentecôte, l’accent est mis par la liturgie sur la Parole de Dieu. Une parole vivifiée par l’Esprit. Une parole proclamée, comme Jean le fit dans le désert. Une parole appelée à résonner, à faire écho (et c’est le sens du mot catéchèse : ce qui fait écho). Elle doit résonner dans ma vie, non pas, nous dit saint Paul, comme un cuivre vide (1 Cor 13, 1) :

J’aurais beau parler toutes les langues des hommes et des anges, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante.

Mais comme une Parole qui vient me faire résonner de son amour. Et si je garde cette idée de la résonance, imaginons que son écho puisse durer perpétuellement, comme l’écho dans la montagne. Jésus vient même établir un parallélisme entre deux verbes : aimer et garder. Si vous m’aimez, vous garderez. Si vous gardez, vous m’aimerez. Et qui dit « si », dit condition ! Et qui dit « condition » dit aussi « liberté ». Jésus nous laisse libres de l’aimer et de garder sa Parole. Il nous laisse libres d’accueillir le Consolateur ou de ne pas en tenir compte. C’est la première condition : notre liberté. Et sans cette liberté, pas de foi possible, pas de grâces envisageables.


Être libre

Être libre, c’est accepter de se livrer, de se soumettre. Il n’y a pas de plus grande liberté, de plus grande offrande, que d’offrir sa propre liberté. Et le Christ vient nous appeler aujourd’hui à livrer cette liberté à l’Esprit. Laissez-vous guider, lâchez les rênes. Offrez-Lui votre vie et il la mènera à sa joie. Offrez-Lui vos angoisses et il vous délivrera. Offrez-Lui vos peurs et il vous consolera. Offrez-Lui vos inquiétudes, et il vous délivrera. Mais pour cela, offrez-vous, offrez votre liberté...


Alors, vous pourrez entrer dans ce double mouvement, dans cette procession de l’amour et de la garde.


Demeurer

À plusieurs reprises, Jésus a utilisé cette image de la demeure. Que ce soit comme substantif lorsqu’il parle des nombreuses demeures dans la Maison du Père (Jn 14, 2) ou comme verbe (particulièrement les chapitres 14 et 15). Il nous invite à demeurer en lui, à y faire notre résidence. Mais aussi à nous laisser habiter par celui en qui nous devons demeurer. Un peu comme un ruban de Möbius ! Le ruban de Möbius est une surface compacte dont le bord est homéomorphe à un cercle. Autrement dit, il ne possède qu'une seule face contrairement à un ruban classique qui en possède deux. Comme si demeurer en Jésus était équivalent à être la demeure de Jésus. Les deux faces se rejoignent ! Idée semblable exprimée dans l’Hymne Akathistos des Orthodoxes : « Tu portes celui qui te porte ». Et donc en demeurant en cette Parole, et me laissant habiter par cette Parole, deuxième condition, j’en découvre tout l’amour.



Aimer

Gardant ces commandement, je signifie que je les aime. Les aimant, je suis gardé par celui qui est l’Amour. Georges Bernanos, dans le Dialogue des Carmélites, avait déjà formulé cette idée :

Ce n’est pas la Règle qui nous garde, c’est nous qui gardons la Règle.

Cette règle n’est donc pas une prison, ni même un garde-fou, mais, au contraire, l’œuvre à laquelle se consacre notre liberté. Nous en sommes donc responsable. Nous ne devons pas la garder comme un trésor que nous enfouirions sans le faire fructifier (Mt 25, 24-25), mais bien de garder cette Parole entière, vivace, féconde. Et la seule façon de la faire fructifier est de la mettre en pratique. Et qu’est-elle d’autre que la mise en pratique du commandement par excellence, celui de l’amour (Mt 22, 34-40) :

Les pharisiens, apprenant qu’il avait fermé la bouche aux sadducéens, se réunirent, et l’un d’entre eux, un docteur de la Loi, posa une question à Jésus pour le mettre à l’épreuve : « Maître, dans la Loi, quel est le grand commandement ? » Jésus lui répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme et de tout ton esprit. Voilà le grand, le premier commandement. Et le second lui est semblable : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. De ces deux commandements dépend toute la Loi, ainsi que les Prophètes. »

Des commandements égaux, semblables... Celui qui aime Dieu aime son prochain et lui-même. Celui qui aime son prochain, aime Dieu. Celui qui garde ma Parole m’aime. Celui qui m’aime garde ma Parole. Mais comment rester fidèle à ce double commandement toute sa vie ?


Fidélité

Une telle fidélité est tout autant fondamentale qu’inhumaine ! Comment pourrions-nous, toute notre vie, garder intégralement la Parole du Christ et la mettre totalement en pratique ? Impossible. Mais, autant impossible n’est pas français, encore plus impossible n’est pas pneumatique ! Si nous confions cette garde au Pneuma, à l’Esprit, alors, tout devient possible ! Jésus l’a clairement annoncé : « mais le Défenseur, l’Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit. » Tout se tient ! Le « quelque chose » à demander, c’est l’Amour, et de garder le commandement de l’Amour, qui nous est obtenu à la demande du Christ, en l’Esprit-Saint, qui va demeurer en nous.


Se tourner vers Lui

Oui, il nous faut invoquer plus souvent, et avec plus de ferveur l’Esprit. Trop souvent, notre foi manque de « Trinité » ! Nous prions le Père assez peu. Nous regardons le Christ uniquement. Et nous oublions que le Christ n’est que par l’Amour du Père, et que ce double amour échangé est l’Esprit de Dieu. Comment pourrions-nous les séparer ? Comment pourrions-nous prier le Père en oubliant le Fils ? Comment pourrions parler au Fils sans l’aide de l’Esprit ? Saint Paul nous l’avait déjà appris (Rm 8, 14-16) :

En effet, tous ceux qui se laissent conduire par l’Esprit de Dieu, ceux-là sont fils de Dieu. Vous n’avez pas reçu un esprit qui fait de vous des esclaves et vous ramène à la peur ; mais vous avez reçu un Esprit qui fait de vous des fils ; et c’est en lui que nous crions « Abba ! », c’est-à-dire : Père ! C’est donc l’Esprit Saint lui-même qui atteste à notre esprit que nous sommes enfants de Dieu.

Prions-le donc, pour qu’il nous enseigne, qu’il nous explique la Parole de Dieu, qui nous fasse garder en nous cette Parole d’Amour. Lui seul peut nous aider à comprendre ce que le Christ veut de nous et faire de nos vies une Pentecôte !



Prière à l’Esprit avant de lire la Bible (Enzo Bianchi)

Notre Dieu, Père de la lumière, tu as envoyé ta Parole dans le monde, sagesse sortie de ta bouche, qui a régné sur tous les peuples de la terre (Sir. 24,6-8).

Tu as voulu qu'elle fasse sa demeure en Israël et qu'à travers Moïse, les prophètes et les psaumes (Lc 24,44), elle manifeste ta volonté et parle à ton peuple du Messie attendu, Jésus. Finalement, tu as voulu que ton Fils lui-même, Parole éternelle auprès de toi, devienne chair et plante sa tente au milieu de nous (Jn 1,1-14), celui-là qui est né de Marie et a été conçu du Saint-Esprit (Lc 1,35).

Envoie maintenant sur moi ton Esprit Saint afin qu'il me donne un cœur capable d'écoute (1 R. 3,5), qu'il me permette de le rencontrer dans ces Saintes Écritures et qu'il engendre en moi ton Verbe. Que ton Esprit Saint ôte le voile de mes yeux (II Cor. 3,12-16), qu'il me conduise à la vérité tout entière (Jn 16,13), qu'il me donne intelligence et persévérance.

Je te le demande par Jésus-Christ notre Seigneur ; qu'il soit béni dans les siècles des siècles ! Amen.



Homélie de Syméon le Nouveau Théologien (+ 1022), Discours éthiques, 5, 377-424; SC 129, 106-110.

Quand viendra le Défenseur, l'Esprit Saint que le Père enverra en mon nom, lui, vous enseignera tout, et il vous fera souvenir de tout ce que je vous ai dit (Jn 14,26). Et quant à ce que le Christ ne leur a pas dit, c'est l'Esprit Saint qui, en descendant sur les Apôtres, le leur a enseigné. Jésus affirme lui-même : J'aurais encore beaucoup de choses à vous dire, mais pour l'instant vous n'avez pas la force de les porter. Quand il viendra, lui, l'Esprit de vérité, il vous guidera vers la vérité tout entière. En effet, ce qu'il dira ne viendra pas de lui-même: il redira tout ce qu'il aura entendu ; et ce qui va venir, il vous le fera connaître. Il me glorifiera, car il reprendra ce qui vient de moi pour vous le faire connaître (Jn 16,12-13).


Vous savez maintenant d'où vient l'enseignement de ceux qui ont écrit au sujet de ce Jour du Seigneur, de sa manifestation et de ce qui doit advenir aux pécheurs et aux justes. Et de même, pour tout le reste que nous ne voyons pas, eux, éclairés par l'Esprit Saint, l'ont vu en même temps qu'ils écrivaient.


Mais, dites-moi : Qu'est-ce que le Saint-Esprit ? Il est Dieu, vrai Dieu, procédant du vrai Dieu, selon la foi que nous confessons. Donc, comme vous voyez, vous l'appelez Dieu conformément à l'enseignement de l'Église. En disant et en pensant qu'il est vrai Dieu, procédant du vrai Dieu, vous montrez que ceux qui ont le Saint-Esprit ont Dieu qui demeure toujours avec eux, conformément à la profession de foi, comme le Christ l'a dit aux Apôtres : Si vous m'aimez, vous resterez fidèles à mes commandements. Moi, je prierai le Père, et il vous donnera un autre Défenseur qui sera pour toujours avec vous (Jn 14,15-16).


Vous avez donc appris qu'il reste et qu'il demeure pour les siècles sans fin. Les mots : qui sera pour toujours avec vous signifient en effet qu'il sera avec eux éternellement et sans fin, qu'il en sera inséparable dans le siècle futur comme dans le temps présent. Quant au fait que les divins Apôtres et tous ceux qui ont été dignes de recevoir le Saint-Esprit le voyaient, écoutez ce qui suit : L'Esprit de vérité, le monde est incapable de le recevoir, parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas; mais vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous (Jn 14,17). Et pour que vous sachiez qu'il sera vu aussi par ceux qui aiment le Christ et gardent ses commandements, écoutez le Seigneur lui-même qui dit : Celui qui a reçu mes commandements et y reste fidèle, c'est celui-là qui m'aime ; et celui qui m'aime sera aimé de mon Père; moi aussi je l'aimerai, et je me manifesterai à lui (Jn 14,21).


Que tous les chrétiens le sachent donc, car le Christ ne ment pas, il est le Dieu de vérité. À ceux qui lui montrent de l'amour en gardant ses commandements, selon la profession de foi, il se manifeste, comme il l'a dit lui-même. Par sa manifestation il leur donne l'Esprit Saint en personne, et, de plus, par l'Esprit Saint, lui-même et le Père demeurent avec eux inséparablement.

Sermon de saint Léon le Grand (+ 461), Sermon 15, 1-3; CCL 138 A, 465-467.

La solennité de ce jour, mes bien-aimés, doit être vénérée parmi les fêtes principales, tous les coeurs catholiques le savent. Nous devons assurément le plus grand respect à ce jour que l'Esprit Saint a consacré par le prodige suprême du don de lui-même.


Ce jour est en effet le dixième après celui où le Seigneur a dépassé toute la hauteur des cieux pour s'asseoir à la droite de Dieu son Père. Il est le cinquantième jour à briller pour nous depuis sa résurrection, en Jésus par qui le jour a commencé. Ce jour contient en lui-même de grands mystères, ceux de l'économie ancienne et ceux de la nouvelle. Il y est en effet clairement montré que la grâce avait été annoncée d'avance par la Loi, et que la Loi a été accomplie par la grâce.


En effet, c'est cinquante jours après l'immolation de l'agneau que jadis le peuple hébreu, libéré des Égyptiens, reçut la Loi sur la montagne du Sinaï. De même, le cinquantième jour après la passion du Christ, qui fut l'immolation du véritable agneau de Dieu, cinquante jours après sa résurrection, l'Esprit Saint fondit sur les Apôtres et sur le peuple des croyants. Le chrétien attentif reconnaîtra donc facilement que les débuts de l'Ancien Testament étaient au service des débuts de l'Évangile, et que la seconde alliance fut constituée par le même Esprit qui avait fondé la première.


Car, au témoignage de l'histoire apostolique, quand arriva la Pentecôte, ils se trouvaient tous réunis ensemble. Soudain il vint du ciel un bruit pareil à celui d'un violent coup de vent : toute la maison où ils se trouvaient en fut remplie. Ils virent apparaître comme une sorte de feu qui se partageait en langues et qui se posa sur chacun d'eux. Alors ils furent tous remplis de l'Esprit Saint. Ils se mirent à parler en d'autres langues, et chacun s'exprimait selon le don de l'Esprit (Ac 2,1-4).


Comme elle est rapide, cette parole de sagesse, et lorsque Dieu est le maître, comme on apprend vite ce qu'il enseigne ! On n'a pas eu besoin de traduction pour comprendre, d'exercice pour pratiquer, ni de temps pour étudier. Mais, l'Esprit de vérité soufflant où il veut (Jn 3,8), les mots qui étaient propres à chacune des nations devinrent communs à tous dans la bouche de l'Église.


À partir de ce jour, la trompette de la prédication évangélique se mit à retentir. Dès ce moment, les ondées de charismes, les flots de bénédictions arrosèrent tout désert et toute terre aride parce que, pour renouveler la face de la terre (Ps 103,30), l'Esprit de Dieu était porté sur les eaux (Gn 1,2). Pour chasser les anciennes ténèbres, une lumière nouvelle jetait des éclairs. De l'éclat des lampes étincelantes naissaient et le Verbe du Seigneur qui illumine, et la parole enflammée qui, pour créer l'intelligence et consumer le péché, a le pouvoir d'illuminer et la force de brûler.


Prière

Aujourd'hui, Seigneur, par le mystère de la Pentecôte, tu sanctifies ton Église chez tous les peuples et dans toutes les nations ; répands les dons du Saint-Esprit sur l'immensité du monde, et continue dans les coeurs des croyants l'oeuvre d'amour que tu as entreprise au début de la prédication évangélique. Par Jésus Christ.