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Représentation des sacramentaux


Vue d’un intérieur d’église

Martin Van Valkenbroch (Louvain, 1535 – Francfort sur le Main, 1612)

Peinture sur vélin, 20 x 15 cm

Collection privée


Né à Louvain en 1535, il est issu d’une famille de peintres paysagistes pour la plupart dont les principaux membres sont Gillis, Frederick et Lucas. Il est inscrit en 1559 à la Guilde des peintres de Malines, puis à celle d’Anvers où il séjourna jusqu’en 1572. Suite aux persécutions religieuses, il quitta la cité anversoise et émigra à Aix-la-Chapelle où il retrouva Hans Vredeman de Vries et où le rejoignit son frère Lucas. Il fut inscrit comme citoyen de cette ville en 1573. Après un court séjour à Anvers, il rejoignit son frère à Francfort en 1588.


DESCRIPTION DU BÂTIMENT

  • Prise vue du fond de la nef vers le chœur

  • Église gothique primitif

  • Deux collatéraux ouvrant sur le transept d’où est réalisée la vue

  • Trois travées reposant sur de lourdes colonnes avec un simple chapiteau de feuilles d’acanthe. Notons que l’intérieur des arcs est peint.

  • Les chapiteaux sont surmontés s’une statue. Il est difficile d’attribuer un saint à chaque statue, hormis peut-être saint Paul et son épée à droite. Elles représentent certainement les douze apôtres, colonnes de l’Église.

  • Les collatéraux sont surmontés de baies ouvertes aux vitraux historiés

  • La voute de la nef est en croisée d’ogives, terminée par un pendentif rond

  • Dans chacune des travées est accolée à la colonne un autel de dévotion.

  • Un autel s’encastre dans l’ouverture entre le transept le collatéral, de chaque côté

  • Tous les autels sont surmontés d’un retable peint, voire d’une statue de saint

  • Sur le côté gauche de la nef est disposée une chaire au deuxième pilier.

  • Sur ce même côté, entre la troisième colonne et le jubé, au niveau du triforium, on distingue un orgue accolé au mur se fermant par des panneaux peints

  • Le chœur est clos par un jubé à trois arcs en plein cintre. Deux sont clos et occupés par un autel. Celui du centre ouvre sur le Chœur où l’on distingue le maître-autel

  • Le jubé est surmonté d’une galerie avec des statues, et d’un calvaire avec deux personnages.

  • Le sol est couvert d’un pavement de marbre en damier blanc et noir, et pour la partie centrale menant au chœur, de diverses pierres tombales.

DESCRIPTION DU MOBILIER

  • Sur le pilier droit de la croisée du transept est accroché un tableau d’un Christ aux liens.

  • Dans la nef, à la croisée du transept, un catafalque, recouvert d’un drap noir armorié, est entouré de quatre cierges sur pied.

  • À côté de ce catafalque, une tombe a été créée et recouverte d’un tumulus de terre.

  • Un peu plus haut, dans la nef centrale, un reliquaire en or avec des statues en ronde-bosse, est posé sur une table recouverte d’une nappe blanche et beige, et accompagné d’un plateau doré et d’une corne (un hanap ?) blanche.

  • Les autels latéraux (ils sont décrits en commençant par le collatéral gauche du premier plan vers le fond, puis pour le collatéral droit).

  1. AUTEL DE SAINT LÉONARD DE NOBLAT

  • L’autel est posé sur un piédestal.

  • L’antependium est un tissu moiré bleu avec des arabesques dorées.

  • Il est couvert d’une nappe blanche

  • Quatre chandeliers de taille différente sont posés sur la nappe

  • Un triptyque posé sur une prédelle est ouvert.

  • Sur le panneau gauche est peinte une sainte : manteau bleu, collerette blanche. Elle semble tenir une sorte de bâton de la main gauche.

  • Sur le panneau droit est peint un saint portant la tenue d’un franciscain, robe de bure, ceinture de corde, tonsure.

  • La partie centrale semble être en bois sculpté. On y voit neuf scènes qui pourraient être des représentations de la vie de la Vierge (de haut en bas et de gauche à droite) :

  • L’annonciation

  • La visitation

  • ?

  • ?

  • La nativité

  • La fuite en Égypte

  • L’Épiphanie

  • ?

  • La décollation du baptiste ?

  • Le retable est surmonté de trois statues :

  • À gauche, un soldat : saint Maurice ? À moins que ce ne soit la représentation de Longin et de sa lance qui perça le flanc du Christ.

  • À droite, saint Roch montrant son ulcère à la jambe avec son chien qui le lèche.

  • Au centre, un saint habillé de blanc tel un dominicain ou un chartreux. Il tient à la main droite une grande clé et à la main gauche des chaines tenues par un cadenas. Certainement saint Léonard de Noblat.

  • Notons la barre de fer devant l’autel sur laquelle sont accrochées, comme des reliques plusieurs chaînes. Il est le saint patron des prisonniers.

  1. AUTEL D’UN ÉVÊQUE MARTYR (Saint Blaise de Sébaste ?)

  • Ce petit autel, accolé à la colonne, est placé sur un double emmarchement arrondi.

  • L’antependium semble très simple, blanc cassé.

  • Il est recouvert d’une nappe en dentelle.

  • Sur l’autel, cinq cierges de diverses tailles.

  • Au-dessus, un triptyque ouvert, couronné d’un fronton triangulaire, dont l’arrière des panneaux latéraux est caché par un voilage, comme pour isoler l’autel du bruit environnant.

  • Le panneau de droite n’est pas visible.

  • Le panneau de gauche représente un saint habillé d’une tunique rouge et couvert d’un manteau bleu (type chlamyde).

  • Au centre, la scène représente un homme à genoux attendant que son bourreau, vêtu tel un soldat, le décapite de sa grande épée (espadon).

  • Le retable est surmonté d’une statue de bois représentant un évêque mitré et tenant sa crosse, habillé des vêtements liturgiques.

  • Est-ce saint Nicaise ? Ou saint Denis de Paris ?

  • Notons que l’on distingue derrière un autre retable d’autel. Il semble clore le collatéral et s’appuyer sur un mur.

  1. AUTEL

  • Il est lui aussi posé sur un double emmarchement arrondi. L’antependium est bleu, festonné d’or.

  • Un retable le surmonte. Les volets latéraux sont aussi agrémentés de longs tissus bleus.

  • Tant la statue qui surmonte que la scène représentée sur la peinture ne permet de lui attribuer un saint, même si le bleu peut évoquer la Vierge.

  1. AUTEL DE LA VIERGE

  • Le dernier autel de ce collatéral a un antependium vert, une nappe blanche et deux cierges sur l’autel.

  • Deux rideaux verts l’isolent de chaque côté, comme pour les autres.

  • Un retable semble représenter une sainte couronnée portant un enfant dans les bras avec deux personnes à genoux devant elle.

  • Il semble évident que c’est l’autel de la Vierge, souvent situé à la gauche du chœur (celui de droite étant réservé au saint patron).

  • Au-dessus, trois statues, surmontées d’un dais, mais impossible à reconnaître.

  1. AUTEL DE SAINT JACQUES LE MAJEUR

  • Il fait le pendant de l’autel de saint Léonard. Une messe s’y déroule.

  • L’autel est disposé sur un emmarchement carré. Un tapis paraît clouté dessus.

  • L’antependium est rouge.

  • L’autel est couvert d’une nappe blanche retombant aussi sur les côtés.

  • Sur l’autel quatre grands cierges allumés et un missel posé sur son pupitre.

  • On aperçoit encore les rideaux, ici crèmes, tomber des deux côtés du retable.

  • Le triptyque ouvert nous montre trois scènes :

  • À gauche, un homme habillé d’un grand manteau noir et la tête couverte d’un chapeau noir. Derrière lui, on distingue comme une flèche d’église. Le donateur ?

  • À droite, une femme la tête couronnée d’un diadème habillée d’une tunique orange et d’un manteau doré, devant une tour. L’épouse du premier et elle-même donatrice ?

  • Au centre, un saint à cheval, habillé comme un chevalier, terrasse de son épée une bête monstrueuse qui paraît cracher de la fumée. Il est suivi de soldats armés de lances. Certainement saint Georges de Lydda et le dragon.

  • On distingue, comme pour l’autel de saint Léonard, une barre de fer sur laquelle sont disposées six bobèches allumées.

  • Au-dessus du retable, sur un petit piédestal, la statue de saint Jacques le Majeur. On le reconnaît à sa tenue de jacquet et à ses attributs : le bourdon du pèlerin, la besace, le mantelet et le chapeau de feutre à larges bords orné d’une coquille de Saint-Jacques. Il ne manque que la calebasse.

  • Notons que l’on aperçoit derrière un autre autel, à l’antependium vert, mais masqué par le piler du transept, hormis la statue d’un saint évêque portant mitre et crosse.

  1. AUTEL DE SAINT MARTIN

  • Petit autel accolé au piler, et monté sur un podium arrondi.

  • L’antependium est vert, une nappe blanche couvre l’autel.

  • De chaque côté du retable ouvert, comme pour les autres, pendent deux tissus verts.

  • Sur l’autel, quatre cierges.

  • On ne distingue pas le panneau de gauche du triptyque.

  • Celui de droite semble être la continuation du paysage de la représentation centrale.

  • La scène centrale représente saint Martin, en tenue d’officier, venant de découper son manteau pour en offrir une part au mendiant à genoux à ses côtés.

  • Aucune statue ne surmonte le retable, à moins qu’elle ne fût effacée…

  • Là encore on distingue confusément un autre autel derrière qui semble clore le collatéral qui paraît se continuer en un mur couvert de deux cadres arrondis.

  1. AUTEL DE SAINT NICOLAS DE MYRE

  • L’autel repose sur un double emmarchement arrondi.

  • L’antependium est rouge avec des arabesques dorées.

  • L’autel est couvert d’une nappe blanche sur laquelle reposent deux cierges.

  • Ce sont ici des barres articulées qui tiennent les deux rideaux bleus d’isolation.

  • L’autel est surmonté d’un retable simple représentant saint Nicolas, en tenue épiscopale, sauvant les enfants du baquet du saloir.

  • La statue qui surmonte le retable nous montre un homme, jambe découverte et tenant une courte épée. Peut-être saint Pancrace ?

  1. AUTEL DU SAINT PATRON

  • Malheureusement, il est impossible de distinguer le saint représenté.

  • Traditionnellement, c’est l’autel du saint patron de l’église.

  • L’autel est pareil aux autres dans sa disposition et habillement.

  • Seul le retable paraît plus chargé, de style gothique flamboyant.

  • Une petite chaire dorée est accolée sur le côté gauche.


  • Le jubé. Rappelons qu’il sert à clore le chœur de la vue des fidèles qui ne peuvent voir le mystère eucharistique se réaliser. Ils furent quasiment tous démontés à la fin du XVII° siècle.

Il est composé de trois arcs en plein cintre, dont le central est le seul ouvert sur le chœur. Les deux autres sont fermés par des autels.

  • Sur l’autel de gauche, on distingue un retable représentant Jésus en prière au Mont des Oliviers.

  • Sur celui de droite, une grande crucifixion.

Le jubé est surmonté d’une galerie de niches dans lesquelles se trouvent des statues, certainement des Rois et Prophètes de l’Ancien Testament.

Au-dessus de cette galerie, un grand calvaire domine avec la présence des deux statues de la Vierge Marie et de saint Jean l’Évangéliste.

  • Le chœur. On distingue le maître-autel par l’arc ouvert du jubé.

DESCRIPTION DES SCÈNES

Nous allons suivre le même circuit, en commençant par la gauche, en remontant vers le chœur, et en redescendant par la droite de la nef, puis par l’allée centrale.

Nef latérale gauche


Procession du Saint-Sacrement

La première scène que l’on voit est une procession du Saint-Sacrement. Le prêtre, tonsuré, est couvert d’une grande chape dorée et d’un voile huméral qui lui permet de tenir un petit ostensoir portant l’hostie consacrée. L’ensemble est surmonté d’un dais porté par quatre hommes. Le dais est chapeauté d’un « toit » en tissus rouge festonné. Les hommes qui accompagnent la procession portent un grand manteau noir, une collerette de dentelle blanche et tiennent en main un bâton. Notons qu’ils sont tous barbus !

Au passage de la procession, deux femmes vêtues de noir et couverte d’un curieux chapeau s’agenouillent avec leurs deux petites filles.

La procession semble se dérouler sur un tapis or et bleu.


Bénédiction de saint Blaise

Un peu plus haut, sur le côté de l’autel de la première chapelle, on aperçoit quatre hommes tenant en main de grands cierges allumés. Ils font un passage en les inclinant, telles des épées. Deux clercs, habillés d’une soutanelle rouge et d’un surplis blanc, sont agenouillés. La scène rappelle la traditionnelle bénédiction des cierges à la saint Blaise le 03 février, lendemain de la chandeleur. Lors de cette bénédiction, on appliquait les cierges en croix sur le cou des malades pour les protéger de toute maladie de gorge. Est-ce ce saint martyr (Balise de Sébaste, médecin et évêque du IV° siècle) ? qui serait représenté sur le retable de l’autel suivant ?


La prédication

Sur le pilier suivant, un frère prédicateur d’un bras impérieux, habillé d’une bure grise, exhorte la foule à ses pieds. Tous semblent assis ou agenouillés.

Procession de statues de saints

Un peu plus haut, démarrant du côté gauche de la nef, la traversant et rejoignant le côté droit, on distingue une procession de statues de saints portées sur des brancards couverts d’un dais pour la seconde. Les porteurs sont, soient des clercs, soient des laïcs habillés de noirs, comme des pénitents. La statue la plus à gauche semble être la Vierge Marie que l’on a couronnée et couverte d’un manteau bleu et or. L’autre statue, elle aussi couverte d’un manteau rouge et or, et couronnée, pourrait être le Christ ou un saint Roi.

Messe

Dans le chœur de l’église, on aperçoit la célébration d’une messe, le prêtre est debout à l’autel, accompagné de deux acolytes à genoux.

Nef latérale droite


Confession

En redescendant par la nef latérale droite, on voit, au pied de l’autel, un prêtre assis dans un siège, donner l’absolution à un pénitent à genoux, en lui imposant la main sur la tête.


Chorale et musiciens

Un clerc fait répéter un petit groupe de six enfants, habillés d’une soutanelle rouge et d’un surplis blanc, à partir d’un grand livre de chants posé sur un lutrin recouvert d’un drap rouge. Derrière eux, un groupe de clercs adultes semblent aussi chanter, accompagnés de deux laïcs en noir jouant de la trompette et du hautbois.


Proclamation de l’Évangile

De l’autre côté du pilier, leur faisant face, un diacre, revêtu d’une dalmatique verte proclame l’Évangile devant deux enfants de chœur portant les cierges.


Messe

Derrière lui, un prêtre célèbre la messe, recouvert d’une chasuble verte sur laquelle est représentée la crucifixion. Au pied de l’autel, un autre diacre et sa dalmatique verte semble porter un livre. Plusieurs personnes assistent à la messe à genoux sur des prie-Dieu. Un autre groupe est un peu en retrait. Ces hommes et femmes sont des pèlerins qui ont revêtu la tenue habituelle des jacquets : le bourdon du pèlerin, la besace, le mantelet et le chapeau de feutre à larges bords orné d’une coquille de Saint-Jacques et calebasse. Une femme implore, bras levés, l’aide de saint Jacques.

En remontant pas la nef

Absoute d’un défunt

Sur la gauche est célébrée une bénédiction de funérailles. Au centre de la scène, un grand catafalque noir a été dressé. Recouvert d’un tissu noir moiré, il est entouré de quatre grands cierges montés sur candélabre. Sur la gauche on voit un groupe de religieux de plusieurs ordres : des dominicains avec leur grande cape blanche, des bénédictions au manteau noir, des capucins à la robe de bure marron. Puis un groupe de clercs. Tous tiennent un livre de prière ou de chants pour accompagner la cérémonie. Sur la droite, un prêtre, ayant revêtu une aube blanche et une étole noire croisée et tenue par un cordon, bénit le corps avec un goupillon à poils (rappelons que le mot goupillon vient de goupil, renard, car ils ressemblaient à des queues de renard). À son côté, un autre clerc porte l’encensoir pour l’absoute. Derrière, un groupe d’homme en noir, collerette blanche, assistent à la scène. Certains portent des bannières aux armes du défunt (visibles aussi sur le catafalque). Rappelons que l’écu en losange correspond souvent à une femme. L’image n’est pas suffisamment précise pour arriver à déterminer la famille (d’argent à la fasce d’azur, accompagné en chef d’un lion de gueule et en pointe d’un trèfle de sable ? Ou de la famille de Hubert ?) Sur la droite, une tombe a été ouverte puis recouverte d’un monticule de terre. Un couple à genoux prie devant la tombe (est-ce leur enfant ?), alors qu’un chien déambule devant. Notons que l’allée centrale de la nef semble surtout constituée de pierres tombales de familles nobles (on distingue nettement les armoiries et les figures de gisants).


Vénération des reliques

Au centre, sur une table couverte d’une nappe, a été posée un grand reliquaire doré. Plusieurs personnes sont dévotement à genoux, alors qu’un clerc présente un ostensoir-reliquaire à un homme qui l’embrasse. Sur la table, un plat doré et une corne-reliquaire. Est-ce celle de saint Corneille qui se trouvaient dans l’église Saint-Jean de Bruges ?

La corne contient une relique du pape Corneille surmontée d'une petite sculpture en argent représentant le saint. L'attribut de Corneille, la corne, se rapporte à son nom. Particulièrement invoqué contre les maladies infantiles, les convulsions, crampes et maux de tête, il était aussi le saint patron des bêtes à corne. Toute une série de saints étaient vénérés à l'hôpital de Saint Jean. La dévotion à l'égard d'un saint se concentrait généralement sur une effigie ou une relique.


Souvenirs de la Passion

Avant le jubé, on distingue un monument en mémoire de la Passion du Christ. La grande croix rouge porte quelques-uns des instruments de la Passion :

  • Marteaux, (clous), tenailles,

  • La lance du centurion,

  • L'éponge imbibée de vinaigre au bout d'une branche d'hysope,

  • Le titulus (inscription sur la Croix)

  • La colonne de flagellation.

Deux petits groupes prient à genoux de chaque côté.

Quelle est cette église ?

On pourrait penser, à la vue de la corne de Saint-Corneille que nous sommes dans l’église de l’hôpital Saint-Jean de Bruges. Mais celle-ci est bien trop petite. Nous sommes ici dans un bâtiment dont la surface et le volume sont exceptionnels et feraient plus penser à une cathédrale. Il est possible que ce soit la cathédrale du Saint-Sauveur de Bruges. Mais à regarder de plus près le bâtiment, ce n’est pas le cas, même si la châsse de Saint-Éloi qui s’y trouvent paraît très similaire à celle du vélin. Mais comme pour la corne du Pape Corneille, on a peut-être voulu rassembler dans un même lieu les éléments les plus majestueux de la ville.

En fait, il semble que nous ayons ici une représentation assez précise de l’église Notre-Dame de Bruges.


Histoire de l’église Notre-Dame :

La construction de l'actuelle église Notre-Dame de Bruges (Vrouwekerk) commence XIIIe siècle sur l'emplacement d'une église romane, au cœur historique de la ville de Bruges. Son architecture est composite, trois styles gothiques successifs peuvent y être distingués.


Vers 1230 débute la construction des parties les plus anciennes de l'église actuelle, dans le style gothique scaldien, qui est marqué par l'utilisation de la pierre bleue de Tournai comme matériaux principal. La façade occidentale notamment relève essentiellement de ce style, la pierre bleue constitue les parties nobles qui encadrent des moellons de grès plus grossier. Vers 1270 à 1280 environs la construction de l'église intègre le gothique rayonnant d’influence française, en s'inspirant du chœur de la cathédrale de Tournai précédemment construit dans ce style. Il n'y a pas de transition brusque car les éléments du gothique rayonnant et du gothique scaldien sont intégrés ensembles dans une partie de l'édifice. Ces nouvelles parties sont en brique et pierre. Plus tardivement l'église est continuée dans le style gothique brabançon, notamment pour les nefs latérales et le portail du Paradis.


C'est entre 1270 et 1340 que la partie la plus importante et massive de la haute tour est construite, en brique jaune (la couleur originelle de la brique est désormais visible depuis une récente restauration). Cette tour est typiquement flamande et représente un modèle pour de nombreux clochers des régions côtières de la Flandre. Ici elle est placée sur la nef collatérale nord. Vers le milieu du XVe siècle une flèche de 54 mètres de haut en brique rouge et pierre blanche est ajoutée à l'édifice, portant la hauteur totale de la tour de 115,5 mètres, ce qui en fait l'une des plus hautes constructions en brique du monde. Cette tour puissante, jaillissante et aérienne marque fortement le ciel de Bruges, au même titre que le beffroi.

C'est entre 1270 et 1340 que la partie la plus importante et massive de la haute tour est construite, en brique jaune (la couleur originelle de la brique est désormais visible depuis une récente restauration). Cette tour est typiquement flamande et représente un modèle pour de nombreux clochers des régions côtières de la Flandre. Ici elle est placée sur la nef collatérale nord. Vers le milieu du XVe siècle une flèche de 54 mètres de haut en brique rouge et pierre blanche est ajoutée à l'édifice, portant la hauteur totale de la tour de 115,5 mètres, ce qui en fait l'une des plus hautes constructions en brique du monde. Cette tour puissante, jaillissante et aérienne marque fortement le ciel de Bruges, au même titre que le beffroi.


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