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Samedi, 24ème semaine du T.O. — Année Paire

Je n’ai plus peur



La peur, expression du visage

Jean-Baptiste Greuze (Tournus, 1725 - Paris, 1805)

Pastel sur papier beige, 40 x 30 cm, date inconnue

Musée du Louvre, Paris (France)


Psaume 55

Le jour où j’ai peur, je prends appui sur toi.

Sur Dieu, je prends appui.

Le jour où j’appellerai, mes ennemis reculeront ;

je le sais, Dieu est pour moi.


Sur Dieu dont j’exalte la parole,

sur Dieu, je prends appui :

plus rien ne me fait peur !

Que peuvent sur moi des humains ?


Mon Dieu, je tiendrai ma promesse,

je t’offrirai des sacrifices d’action de grâce ;

car tu m’as délivré de la mort

et tu préserves mes pieds de la chute.


Méditation

Nous ne méditions pas suffisamment les Psaumes. Pourtant, ils sont un merveilleux et subtil reflet de l’âme humaine, de ses joies, de ses peines, de ses angoisses et de ses exaltations. Qui de nous n’a pas peur ? Peur de la mort, de la maladie, de la solitude, des événements à venir… bref, tant de peurs hantent notre coeur et peuvent parfois bloquer nos actes et pensées.


Je repense à la prière à « Notre-Dame qui défait les noeuds » : « Vous connaissez mon désespoir et ma douleur. Vous savez combien ces noeuds me paralysent. Marie, Mère que Dieu a chargée de défaire les « noeuds » de la vie de vos enfants, je dépose le ruban de ma vie dans vos mains. (…) Vous êtes l'unique Consolatrice que Dieu m'a donnée, vous êtes la forteresse de mes forces fragiles, la richesse de mes misères, la délivrance de tout ce qui m’empêche d'être avec le Christ. »


Oui, nous avons besoin d’être rassurés, que ce soit par Marie, notre consolatrice, ou/et par Jésus. Ces mots du Psaume peuvent, et même doivent, être notre prière. Nous savons qu’il nous sauvera de la mort éternelle, qu’il nous délivrera de nos peurs, qu’il fera reculer nos ennemis.


Mais pour cela, il nous faut « exalter sa Parole », c’est-à-dire la lire, et particulièrement les Psaumes. Ils seront notre appui, notre prière d’espérance. Et puis lui offrir le « sacrifice d’action de grâce ». Qu’est-ce d’autre que notre participation à l’eucharistie, notre force des forces. Car, saint Augustin nous le rappelle, à chaque fois que nous communions, nous devenons ce que nous avons reçu.

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