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Samedi, 24e semaine du T.O. — année impaire

Ils portent du fruit par leur persévérance



Le Semeur

Sir Edward Burne-Jones (Birmingham, 1833 - Londres, 1898)

Craies de couleur sur papier, 124 x 59 cm, 1896

Collection privée


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 8, 4-15)

En ce temps-là, comme une grande foule se rassemblait, et que de chaque ville on venait vers Jésus, il dit dans une parabole : « Le semeur sortit pour semer la semence, et comme il semait, il en tomba au bord du chemin. Les passants la piétinèrent, et les oiseaux du ciel mangèrent tout. Il en tomba aussi dans les pierres, elle poussa et elle sécha parce qu’elle n’avait pas d’humidité. Il en tomba aussi au milieu des ronces, et les ronces, en poussant avec elle, l’étouffèrent. Il en tomba enfin dans la bonne terre, elle poussa et elle donna du fruit au centuple. » Disant cela, il éleva la voix : « Celui qui a des oreilles pour entendre, qu’il entende ! » Ses disciples lui demandaient ce que signifiait cette parabole. Il leur déclara : « À vous il est donné de connaître les mystères du royaume de Dieu, mais les autres n’ont que les paraboles. Ainsi, comme il est écrit : Ils regardent sans regarder, ils entendent sans comprendre. « Voici ce que signifie la parabole. La semence, c’est la parole de Dieu. Il y a ceux qui sont au bord du chemin : ceux-là ont entendu ; puis le diable survient et il enlève de leur cœur la Parole, pour les empêcher de croire et d’être sauvés. Il y a ceux qui sont dans les pierres : lorsqu’ils entendent, ils accueillent la Parole avec joie ; mais ils n’ont pas de racines, ils croient pour un moment et, au moment de l’épreuve, ils abandonnent. Ce qui est tombé dans les ronces, ce sont les gens qui ont entendu, mais qui sont étouffés, chemin faisant, par les soucis, la richesse et les plaisirs de la vie, et ne parviennent pas à maturité. Et ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont les gens qui ont entendu la Parole dans un cœur bon et généreux, qui la retiennent et portent du fruit par leur persévérance. »


Méditation


PAPE FRANÇOIS - MÉDITATION MATINALE EN LA CHAPELLE DE LA MAISON SAINTE-MARTHE - Samedi 22 juin 2013


Les piliers du salut chrétien


Les richesses et les préoccupations du monde font oublier le passé, confondent le présent et rendent l’avenir incertain. Elles font perdre de vue les trois piliers sur lesquels se fonde l’histoire du salut chrétien : un Père qui dans le passé nous a élus, qui nous a fait une promesse pour notre avenir, et auquel nous avons répondu en passant avec lui, dans le présent, une alliance. Tel est le sens de la réflexion proposée par le Pape François au cours de la Messe du 22 juin. L’homélie s’est développée sur le récit proposé par l’Évangile de Matthieu (6, 24-34), là où l’on parle des recommandations de Jésus aux disciples : « quand il dit : “Personne ne peut servir deux maîtres, parce qu’il haïra l’un et il aimera l’autre. Vous ne pouvez pas servir Dieu et la richesse”. Puis il continue : “C’est pourquoi je vous dis ne vous inquiétez pas de votre vie, de ce que vous mangerez et de ce que vous boirez” ». « Pour comprendre cela nous sommes aidés, a dit le Pape, par le chapitre 13 de saint Matthieu, qui raconte quand Jésus explique aux disciples la parabole du semeur. Il dit que la graine qui est tombée dans une terre avec des épines, est étouffée. Mais qui l’étouffe ? Jésus dit : “les richesses et les préoccupations du monde”. On voit que Jésus avait une idée claire sur cela ». Donc « les richesses et les préoccupations du monde, a précisé le Saint-Père, étouffent la Parole de Dieu. Et elle ne la laisse pas grandir. Et la Parole meurt car elle n’est pas gardée, elle est étouffée. Dans ce cas-là on sert la richesse ou la préoccupation du monde, mais pas la Parole de Dieu ». En concluant l’homélie, le Pape a exhorté à demander au Seigneur la grâce de ne pas se tromper en donnant du poids aux préoccupations et à l’idolâtrie des richesses, mais en se souvenant toujours que « nous avons un père qui nous a élus et qui nous promet quelque chose de bon » ; nous devons donc « marcher vers cette promesse en prenant le présent comme il vient ».


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