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Samedi, 27e semaine du T.O. — Année Paire

Nous appartenons au Christ



Le Christ Sauveur et l'Abbé Ména

Icône du début du VIIe siècle

Peinture à la cire et à la détrempe sur bois de figuier du monastère de Baouit en Égypte

Musée du Louvre, Paris (France)


Lecture de la lettre de saint Paul apôtre aux Galates (Ga 3, 22-29)

Frères, l’Écriture a tout enfermé sous la domination du péché, afin que ce soit par la foi en Jésus Christ que la promesse s’accomplisse pour les croyants. Avant que vienne la foi en Jésus Christ, nous étions des prisonniers, enfermés sous la domination de la Loi, jusqu’au temps où cette foi devait être révélée. Ainsi, la Loi, comme un guide, nous a menés jusqu’au Christ pour que nous obtenions de la foi la justification. Et maintenant que la foi est venue, nous ne sommes plus soumis à ce guide. Car tous, dans le Christ Jésus, vous êtes fils de Dieu par la foi. En effet, vous tous que le baptême a unis au Christ, vous avez revêtu le Christ ; il n’y a plus ni juif ni grec, il n’y a plus ni esclave ni homme libre, il n’y a plus l’homme et la femme, car tous, vous ne faites plus qu’un dans le Christ Jésus. Et si vous appartenez au Christ, vous êtes de la descendance d’Abraham : vous êtes héritiers selon la promesse.


Méditation

Voilà une jolie sentence de Paul : nous appartenons au Christ. Comme sur cette icône le Christ qui tient par l’épaule son ami l’abbé Mena. Et cela nous montre bien qu’appartenir au Christ ne veut pas dire être une propriété, sans vie, sans droit ou sans liberté.


Appartenir est emprunté du bas latin appertinere, qui veut dire « faire partie de ». Nous faisons donc partie du Christ. Nous portons celui qui nous porte, nous sommes le Temple de l’Esprit, nous tenons le Christ en nous, lui qui nous tient par son amour indéfectible. Au point que nous pourrions dire, qu’en substance, nous sommes devenus comme le Christ, en recevant les onctions baptismale et chrismale qui font de nous des oints, des Christ.


Paul utilisera ce très beau mot, confirmant cette union, pour ne pas dire intégration, au Christ par les sacrements qui nous font « revêtir » le Christ. Même si nous n’avons pas encore connu la grâce de la divination en Jésus-Christ (« Dieu s’est fait homme pour que l’homme se fasse Dieu » dira saint Athanase), nous revêtons déjà le Christ par son Esprit. Le même Athanase qui dira autrement, pour aujourd’hui : « Dieu s’est fait porteur de la chair (sarcaphore) pour que l’homme devienne porteur de l’Esprit (pneumatophore). » Ce que nous revêtons aujourd’hui, telle une seconde peau, c’est l’Esprit de Dieu, cet Esprit qui, si nous le désirons, peut nous « rendre dignes des promesses du Christ » comme nous en demandons l’intercession à Marie dans l’Angelus.


Avec l’abbé Mena redisons ce verset du psaume (138, 4-10) : « Avant qu'un mot ne parvienne à mes lèvres, déjà, Seigneur, tu le sais. Tu me devances et me poursuis, tu m'enserres, tu as mis la main sur moi. Savoir prodigieux qui me dépasse, hauteur que je ne puis atteindre ! Où donc aller, loin de ton souffle ? où m'enfuir, loin de ta face ? (…) même là, ta main me conduit, ta main droite me saisit. »

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