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Samedi, 33e semaine du T.O. — année impaire

Je me rappelle le mal que j’ai fait -



Buste d’Antiochos IV Épiphane,

Anonyme,

Marbre, hauteur : 24, 3 cm, vers 175 avant J.C.,

Altes Museum, Berlin (Allemagne)

I

Lecture du premier livre des Martyrs d’Israël (1 M 6, 1-13)

En ces jours-là, le roi Antiocos parcourait le haut pays. Il apprit alors qu’il y avait en Perse une ville, Élymaïs, fameuse par ses richesses, son argent et son or ; son temple, extrêmement riche, contenait des casques en or, des cuirasses et des armes, laissés là par Alexandre, fils de Philippe et roi de Macédoine, qui régna le premier sur les Grecs. Antiocos arriva, et il tenta de prendre la ville et de la piller, mais il n’y réussit pas, parce que les habitants avaient été informés de son projet. Ils lui résistèrent et livrèrent bataille, si bien qu’il prit la fuite et battit en retraite, accablé de chagrin, pour retourner à Babylone. Il était encore en Perse quand on vint lui annoncer la déroute des troupes qui avaient pénétré en Judée ; Lysias, en particulier, qui avait été envoyé avec un important matériel, avait fait demi-tour devant les Juifs ; ceux-ci s’étaient renforcés grâce aux armes, au matériel et au butin saisis sur les troupes qu’ils avaient battues ; ils avaient renversé l’Abomination qu’Antiocos avait élevée à Jérusalem sur l’autel ; enfin, ils avaient reconstruit comme auparavant de hautes murailles autour du sanctuaire et autour de la ville royale de Bethsour. Quand le roi apprit ces nouvelles, il fut saisi de frayeur et profondément ébranlé. Il s’écroula sur son lit et tomba malade sous le coup du chagrin, parce que les événements n’avaient pas répondu à son attente. Il resta ainsi pendant plusieurs jours, car son profond chagrin se renouvelait sans cesse. Lorsqu’il se rendit compte qu’il allait mourir, il appela tous ses amis et leur dit : « Le sommeil s’est éloigné de mes yeux ; l’inquiétude accable mon cœur, et je me dis : À quelle profonde détresse en suis-je arrivé ? Dans quel abîme suis-je plongé maintenant ? J’étais bon et aimé au temps de ma puissance. Mais maintenant je me rappelle le mal que j’ai fait à Jérusalem : tous les objets d’argent et d’or qui s’y trouvaient, je les ai pris ; j’ai fait exterminer les habitants de la Judée sans aucun motif. Je reconnais que tous mes malheurs viennent de là, et voici que je meurs dans un profond chagrin sur une terre étrangère. »


PSAUME 37

02 Seigneur, corrige-moi sans colère et reprends-moi sans violence.

03 Tes flèches m'ont frappé, ta main s'est abattue sur moi.

04 Rien n'est sain dans ma chair sous ta fureur, rien d'intact en mes os depuis ma faute.

05 Oui, mes péchés me submergent, leur poids trop pesant m'écrase.

06 Mes plaies sont puanteur et pourriture : c'est là le prix de ma folie.

07 Accablé, prostré, à bout de forces, tout le jour j'avance dans le noir.

08 La fièvre m'envahit jusqu'aux moelles, plus rien n'est sain dans ma chair.

09 Brisé, écrasé, à bout de forces, mon coeur gronde et rugit.

10 Seigneur, tout mon désir est devant toi, et rien de ma plainte ne t'échappe.

11 Le coeur me bat, ma force m'abandonne, et même la lumière de mes yeux.

12 Amis et compagnons se tiennent à distance, et mes proches, à l'écart de mon mal.

13 Ceux qui veulent ma perte me talonnent, ces gens qui cherchent mon malheur ; ils prononcent des paroles maléfiques, tout le jour ils ruminent leur traîtrise.

14 Moi, comme un sourd, je n'entends rien, comme un muet, je n'ouvre pas la bouche,

15 pareil à celui qui n'entend pas, qui n'a pas de réplique à la bouche.

16 C'est toi que j'espère, Seigneur : Seigneur mon Dieu, toi, tu répondras.

17 J'ai dit : « Qu'ils ne triomphent pas, ceux qui rient de moi quand je trébuche ! »

18 Et maintenant, je suis près de tomber, ma douleur est toujours devant moi.

19 Oui, j'avoue mon péché, je m'effraie de ma faute.

20 Mes ennemis sont forts et vigoureux, ils sont nombreux à m'en vouloir injustement.

21 Ils me rendent le mal pour le bien ; quand je cherche le bien, ils m'accusent.

22 Ne m'abandonne jamais, Seigneur, mon Dieu, ne sois pas loin de moi.

23 Viens vite à mon aide, Seigneur, mon salut !


PSAUME 50

03 Pitié pour moi, mon Dieu, dans ton amour, selon ta grande miséricorde, efface mon péché.

04 Lave-moi tout entier de ma faute, purifie-moi de mon offense.

05 Oui, je connais mon péché, ma faute est toujours devant moi.

06 Contre toi, et toi seul, j'ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l'ai fait. Ainsi, tu peux parler et montrer ta justice, être juge et montrer ta victoire.

07 Moi, je suis né dans la faute, j'étais pécheur dès le sein de ma mère.

08 Mais tu veux au fond de moi la vérité ; dans le secret, tu m'apprends la sagesse.

09 Purifie-moi avec l'hysope, et je serai pur ; lave-moi et je serai blanc, plus que la neige.

10 Fais que j'entende les chants et la fête : ils danseront, les os que tu broyais.

11 Détourne ta face de mes fautes, enlève tous mes péchés.

12 Crée en moi un coeur pur, ô mon Dieu, renouvelle et raffermis au fond de moi mon esprit.

13 Ne me chasse pas loin de ta face, ne me reprends pas ton esprit saint.

14 Rends-moi la joie d'être sauvé ; que l'esprit généreux me soutienne.

15 Aux pécheurs, j'enseignerai tes chemins ; vers toi, reviendront les égarés.

16 Libère-moi du sang versé, Dieu, mon Dieu sauveur, et ma langue acclamera ta justice.

17 Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche annoncera ta louange.

18 Si j'offre un sacrifice, tu n'en veux pas, tu n'acceptes pas d'holocauste.

19 Le sacrifice qui plaît à Dieu, c'est un esprit brisé ; tu ne repousses pas, ô mon Dieu, un coeur brisé et broyé.

20 Accorde à Sion le bonheur, relève les murs de Jérusalem.

21 Alors tu accepteras de justes sacrifices, oblations et holocaustes ; alors on offrira des taureaux sur ton autel.


« Reste avec moi », Padre Pio


« Reste avec moi, Seigneur, car j’ai besoin de te savoir présent pour ne pas t’oublier. Tu sais avec quelle facilité je t’abandonne.


Reste avec moi, Seigneur, parce que je suis faible et j’ai besoin de ta force pour ne pas tomber si souvent.


Reste avec moi, Seigneur, parce que tu es toute ma vie, et, sans Toi, je suis sans ferveur.


Reste avec moi, Seigneur, parce que tu es ma lumière, et, sans Toi, je suis dans les ténèbres.


Reste avec moi, Seigneur, pour faire connaître ta volonté.


Reste avec moi, Seigneur, pour que puisse entendre ta voix et te suivre.


Reste avec moi, Seigneur, parce que je désire t’aimer davantage et être toujours en ta présence.


Reste avec moi, Seigneur, si tu veux bien que je te sois toujours fidèle.


Reste avec moi, Seigneur, parce que, si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour Toi un lieu de consolation, un nid d’amour.


Reste avec moi, Seigneur Jésus, parce qu’il se fait tard et que le jour décline… c’est à dire que la vie passe, la mort, le jugement, l’éternité approchent et il est nécessaire de refaire mes forces pour ne pas m’arrêter en chemin et, pour cela, j’ai besoin de Toi. Il se fait tard et la mort approche. Je crains les ténèbres, les tentations, les sécheresses, les croix, les peines, et combien j’ai besoin de Toi, mon Jésus, dans cette nuit de l’exil.


Reste avec moi, Seigneur, parce que, dans la nuit de cette vie et de ses dangers, j’ai besoin de Toi. Fais que je puisse te reconnaître comme tes disciples à la fraction du pain. Que la communion eucharistique soit la lumière qui dissipe les ténèbres, la force qui me soutienne et l’unique joie de mon cœur.


Reste avec moi, Seigneur, parce qu’à l’heure de la mort, je veux rester uni à Toi, sinon par la communion, du moins par la grâce et l’amour.


Reste avec moi, Seigneur, je ne Te demande pas de consolations divines parce que je ne les mérite pas, mais le don de ta présence, oh ! Oui, je te le demande.


Reste avec moi, Seigneur, car tu as tout ce que je cherche : ton amour, ta grâce, ta volonté, ton Cœur, ton Esprit. Je t’aime et et ne demande pas d’autre récompense que de t’aimer davantage d’un amour ferme et sincère. Je veux t’aimer de tout mon cœur sur la terre, pour continuer à t’aimer parfaitement durant toute l’éternité.

Ainsi-soit-il. »

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