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Samedi, 3e semaine du T.O. — année paire

J'ai péché contre le Seigneur ! -



Le prophète Nathan réprimande le Roi David,

Eugène Siberdt (Anvers, 1851 - Anvers, 1931),

Huile sur toile, 116 x 145 cm, date inconnue,

Collection privée


Lecture du deuxième livre de Samuel (2 S 12, 1-7a.10-17)

En ces jours-là, le Seigneur envoya vers David le prophète Nathan qui alla le trouver et lui dit : « Dans une même ville, il y avait deux hommes ; l’un était riche, l’autre était pauvre. Le riche avait des moutons et des bœufs en très grand nombre. Le pauvre n’avait rien qu’une brebis, une toute petite, qu’il avait achetée. Il la nourrissait, et elle grandissait chez lui au milieu de ses fils ; elle mangeait de son pain, buvait de sa coupe, elle dormait dans ses bras : elle était comme sa fille. Un voyageur arriva chez l’homme riche. Pour préparer le repas de son hôte, celui-ci épargna ses moutons et ses bœufs. Il alla prendre la brebis du pauvre, et la prépara pour l’homme qui était arrivé chez lui. » Alors, David s’enflamma d’une grande colère contre cet homme, et dit à Nathan : « Par le Seigneur vivant, l’homme qui a fait cela mérite la mort ! Et il remboursera la brebis au quadruple, pour avoir commis une telle action et n’avoir pas épargné le pauvre. » Alors Nathan dit à David : « Cet homme, c’est toi ! Ainsi parle le Seigneur Dieu d’Israël : Désormais, l’épée ne s’écartera plus jamais de ta maison, parce que tu m’as méprisé et que tu as pris la femme d’Ourias le Hittite pour qu’elle devienne ta femme. Ainsi parle le Seigneur : De ta propre maison, je ferai surgir contre toi le malheur. Je t’enlèverai tes femmes sous tes yeux et je les donnerai à l’un de tes proches, qui les prendra sous les yeux du soleil. Toi, tu as agi en cachette, mais moi, j’agirai à la face de tout Israël, et à la face du soleil ! » David dit à Nathan : « J’ai péché contre le Seigneur ! » Nathan lui répondit : « Le Seigneur a passé sur ton péché, tu ne mourras pas. Cependant, parce que tu as bafoué le Seigneur, le fils que tu viens d’avoir mourra. » Et Nathan retourna chez lui. Le Seigneur frappa l’enfant que la femme d’Ourias avait donné à David, et il tomba gravement malade. David implora Dieu pour le petit enfant : il jeûna strictement, et, quand il rentrait chez lui, il passait la nuit couché par terre. Les anciens de sa maison insistaient auprès de lui pour qu’il se relève, mais il refusa, et ne prit avec eux aucune nourriture.


Saint Grégoire de Narek (944-1010)


Moine arménien et Poète mystique au Monastère de Narek en Arménie annoncé Docteur de l'Église par le pape François en 2015.


« Seigneur, j'ai péché contre Ta grande bonté, moi homme vil, j'ai péché. J'ai péché contre Ta source de lumière, moi, ténèbres, j'ai péché. J'ai péché contre les bienfaits infinis de Ta grâce, en vérité j'ai péché. J'ai péché contre la compassion de Ton amour céleste, maintenant j'ai péché. J'ai péché contre Toi qui m'as créé du néant, oui, certes, j'ai péché. J'ai péché contre les caresses de Ta sublime tendresse. Infiniment, j'ai péché. J'ai péché par l'oubli de Tes bienfaits, de nouveau j'ai péché. J'ai péché par mon corps en l'utilisant contre mon âme, stupidement j'ai péché. J'ai péché par félonie contre Toi qui es la Vie, en vérité j'ai péché. J'ai péché par le mépris de Ta parole, gravement j'ai péché. Tu es capable de me remettre toutes ces dettes, Seigneur des miséricordes, Dieu de tous. Si Tu m'écoutes, je soupire. Si Tu me prêtes l'oreille, je Te supplie. Si Tu m'exauces, je Te demande. Si Tu me pardonnes, je Te prie. Si Tu Te tournes vers moi, je crie. Si Tu ne me prêtes pas attention, je suis perdu. Si Tu me montres un visage effrayant, je suis anéanti. Si Tu me grondes, je tremble. Si Tu me regardes de travers, je frissonne. Et si Tu Te mets en courroux, je suis épouvanté. Mais si dans Ta bonté Tu viens à mon secours, Seigneur Jésus-Christ, Je serais centré sur Toi par la suavité la plus abondante. J'imprimerais dans mon âme Ton image de lumière. A nouveau retrouvé, pardonné, je me fixerais en Toi et je serais recréé par la rédemption à une vie immortelle, incorruptible. A Toi, avec Ton Père, par Ton Saint-Esprit, gloire dans les siècles. Amen. »

« Ô Toi l'unique Dieu céleste, Très-haut, Bienfaiteur, à Toi appartient la puissance, à Toi le pardon, à Toi la guérison, à Toi la libéralité. C'est à Toi qu'appartiennent les faveurs, à Toi seul les dons gratuits, à Toi l'expiation, à Toi la protection, à Toi les solutions incompréhensibles, à Toi les inventions insoupçonnées, à Toi les mesures incommensurables : Tu es le commencement et Tu es la fin. Car jamais les ténèbres de la colère n'obscurcissent la lumière de ta miséricorde : Tu n'es point assujetti à une misère quelconque ; Tu dépasses toutes paroles. Tourne-Toi vers moi, moi qui tremble d'effroi dans le cachot sans fond de ma fosse pleine de boue, chargé des chaînes de mes péchés, blessé et transpercé par les traits et les flèches de l'Accusateur. Image infinie au-delà de toute estimation, incommensurable largeur de gloire, Espace sans limite d'irrésistible puissance, Immensité absolue, inépuisable Bienfaisance de miséricorde « C'est Toi qui changes en aurore les ombres de la mort », Toi qui es descendu volontairement au Tartare qui maintenait captives dans ses replis les âmes, où la porte de la prière même était verrouillée. Tu as arraché de là le butin accumulé des âmes exilées : par le glaive impérieux de ta parole victorieuse, Tu as tranché le lien destructeur de la mort et dissipé les angoisses du péché. Tourne-Toi vers moi, moi qui tremble d'effroi dans le cachot sans fond de ma fosse pleine de boue, chargé des chaînes de mes péchés, blessé et transpercé par les traits et les flèches de l'Accusateur. Toi qui es toujours, Seigneur bienfaisant, Toi qui es Lumière parmi les ténèbres, Toi qui es Trésor de bénédiction, Miséricordieux, Compatissant, Ami des hommes, Puissant, Inénarrable, Inscrutable, Indicible, Tout-puissant : Toi qui rends possible avec une telle aisance tout ce qui est impossible, Feu qui dévores les broussailles des péchés, Rayon qui brûles et pénètres l'univers dans un grand mystère, Souviens-Toi de moi en Ta miséricorde, ô Béni, et non en Ta justice ; en Ton pardon, et non en Tes sanctions ; en Ta longanimité plutôt qu'en Ta rigueur. Lorsque Tu pèseras le poids de mes péchés, veuille le faire avec Ta suavité et non avec Ta justice. Approche-Toi de moi, ô bonté, ôte le vent mauvais de mon trouble mortel, afin que se repose en moi, Ton souffle de paix : l’Esprit Tout-puissant ! Amen. »

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