Samedi, 8e semaine du T.O. — Année impaire

La sagesse



Saint Bonaventure en prière

Francisco de Zurbaràn (Fuente de Cantos, 1598 - Madrid, 1664)

Huile sur toile, 239 x 222 cm, 1629

Staatliche Gemäldegalerie, Dresde (Allemagne)


Lecture du livre de Ben Sira le Sage (Si 51, 12c-20)

Je veux te rendre grâce et te louer, je bénirai le nom du Seigneur. Quand j’étais encore jeune et que je n’avais pas erré çà et là, aux yeux de tous j’ai cherché la Sagesse dans ma prière. Devant le Temple, je priais pour la recevoir, et jusqu’au bout je la rechercherai. Depuis la fleur jusqu’à la maturité de la grappe, elle a été la joie de mon cœur. Mon pied s’est avancé sur le droit chemin ; depuis ma jeunesse, je marchais sur ses traces. Il m’a suffi de tendre un peu l’oreille pour la recevoir, et j’y ai trouvé de grandes leçons. Grâce à elle, j’ai progressé ; je rendrai gloire à celui qui me donne la Sagesse. J’ai résolu de la mettre en pratique, ardemment j’ai désiré le bien, et jamais je n’aurai à le regretter. Pour elle, j’ai vaillamment combattu, j’ai mis, à pratiquer la Loi, beaucoup d’exactitude. J’ai levé mes mains vers le ciel, j’ai déploré de la connaître si mal. J’ai dirigé mon âme vers elle, c’est dans la pureté que je l’ai trouvée. Avec elle, dès le commencement, j’ai trouvé l’intelligence, c’est pourquoi je ne serai jamais abandonné.


Méditation

Voici une Prière pour obtenir la Pureté du cœur et la Sagesse céleste « Soutenez-moi, Seigneur, par la grâce de l'Esprit-Saint » de Thomas a Kempis (1380-1471), Moine allemand au Couvent des Augustiniens du Mont Sainte Agnès près de Zwolle en Hollande où il fut Maître des novices et Auteur de « L'Imitation de Jésus-Christ » : l'un des livres de dévotion chrétienne les plus connus.


« Soutenez-moi, Seigneur, par la grâce de l'Esprit-Saint. Fortifiez-moi intérieurement de votre vertu, afin que je bannisse de mon cœur toutes les sollicitudes vaines qui le tourmentent, et que je ne sois emporté par le désir d'aucune chose ou précieuse ou méprisable, mais plutôt qu'appréciant toutes choses ce qu'elles sont, je voie qu'elles passent, et que je passerai aussi avec elles : Car il n'y a rien de fiable sous le soleil ; et tout est vanité et affliction d'esprit. Oh ! Qu’il est sage, celui qui juge ainsi ! Donnez-moi, Seigneur, la sagesse céleste, afin que j'apprenne à vous chercher et à vous trouver, à vous goûter et à vous aimer par-dessus tout, et à ne compter tout le reste que pour ce qu'il est, selon l'ordre de votre sagesse. Donnez-moi la prudence pour m'éloigner de ceux qui me flattent, et la patience pour supporter ceux qui s'élèvent contre moi. Car c'est une grande sagesse de ne se point laisser agiter à tout vent de paroles, et de ne point prêter l'oreille aux perfides discours des flatteurs. C'est ainsi qu'on avance sûrement dans la voie où l'on est entré. Ainsi soit-il. »