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Samedi après l’Épiphanie

L’ami de l’époux -



Saint Jean le Baptiste désignant le Christ,

Bartolomeo Esteban Murillo (Séville, 1617 - Séville, 1682),

Huile sur toile, 270,2 x 184,5 cm, vers 1655,

Art Institut of Chicago, Chicago (U.S.A.)


Évangile de Jésus Christ selon saint Jean (Jn 3, 22-30)

En ce temps-là, Jésus se rendit en Judée, ainsi que ses disciples ; il y séjourna avec eux, et il baptisait. Jean, quant à lui, baptisait à Aïnone, près de Salim, où l’eau était abondante. On venait là pour se faire baptiser. En effet, Jean n’avait pas encore été mis en prison. Or, il y eut une discussion entre les disciples de Jean et un Juif au sujet des bains de purification. Ils allèrent trouver Jean et lui dirent : « Rabbi, celui qui était avec toi de l’autre côté du Jourdain, celui à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont à lui ! » Jean répondit : « Un homme ne peut rien s’attribuer, sinon ce qui lui est donné du Ciel. Vous-mêmes pouvez témoigner que j’ai dit : Moi, je ne suis pas le Christ, mais j’ai été envoyé devant lui. Celui à qui l’épouse appartient, c’est l’époux ; quant à l’ami de l’époux, il se tient là, il entend la voix de l’époux, et il en est tout joyeux. Telle est ma joie : elle est parfaite. Lui, il faut qu’il grandisse ; et moi, que je diminue. »


Méditation

« Ô bienheureux Jean, toi qui as baptisé le Fils de Dieu, tu étais rempli de l'Esprit Saint avant même d'être enfanté. Et tu reconnaissais Dieu avant que le monde ne l'ait connu. Tu as reconnu la Mère de ton Dieu avant que ta mère l'ait saluée. Ami de Dieu, intercède pour nous. Amen. »

Saint Anselme de Canterbury (1033-1109)


Ô Saint Jean-Baptiste, vous qui fûtes chargé du plus glorieux des ministères, qui vous y préparâtes par les plus sublimes vertus et qui le remplîtes avec toute la sainteté qu'il vous imposait, agréez en ce jour le tribut de ma tendre confiance : portez tous mes vœux aux pieds de Celui qui vous a choisi pour annoncer aux hommes l'avènement et les Miséricordes de leur Libérateur ; conjurez-Le, par les droits que vous eûtes sur Son Cœur, de communiquer au mien l'amour et la pratique de tout ce qui rendit votre cœur si agréable à Ses Yeux.


Obtenez-moi une pureté qui me tienne en garde contre toute la contagion de ce monde et contre tout appât capable de m'y séduire. Obtenez-moi cet esprit de pénitence qui m'accoutume à mourir à moi-même et qui m'aide à faire vivre Jésus-Christ en moi. Obtenez-moi une humilité fondée sur la connaissance de ce que j'ai été, de ce que je suis et de ce que je serai, et qu'elle serve à me guérir de toute complaisance d'un amour-propre que je ne saurais assez redouter. Obtenez-moi enfin ce zèle dont vous brûlâtes, pour la Gloire de votre Divin Maître ; mais que toujours dans moi, comme je le vois dans vous, j'en dispose le succès par ma sanctification personnelle avant de l'appliquer aux autres.


Saint Précurseur, vous entendîtes, vous reconnûtes la voix de l'Époux avant que vous ne fussiez en état de Le voir ; à ses approches, vous tressaillîtes de joie dans le sein d'Élisabeth : dès ce moment cessa votre esclavage du premier péché ; vous fûtes sanctifié ! Puisse, par votre intercession, la présence de ce Divin Sauveur opérer aujourd'hui dans mon âme la même grâce, y répandre les dispositions saintes qui doivent me conduire à Son Banquet, les y perfectionner par de nouveaux dons, les y rendre durables par le goût et l'exercice des vertus qui vous rendirent si grand à Ses Yeux.


Objets bien dignes de votre protection ! Grand Saint, j'ose vous les rappeler avec la plus vive confiance. Amen !

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