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Vendredi, 1ère semaine de Carême

C’est certain, il vivra, il ne mourra pas -



La conversion de saint Augustin,

Charles-Antoine Coypel (Paris, 1694 - Paris, 1752),

huile sur toile, 112 x 63,5 cm, 1736,

Musée du Château, Versailles (France)


Lecture du livre du prophète Ézékiel (Ez 18, 21-28)

Ainsi parle le Seigneur Dieu : Si le méchant se détourne de tous les péchés qu’il a commis, s’il observe tous mes décrets, s’il pratique le droit et la justice, c’est certain, il vivra, il ne mourra pas. On ne se souviendra d’aucun des crimes qu’il a commis, il vivra à cause de la justice qu’il a pratiquée. Prendrais-je donc plaisir à la mort du méchant – oracle du Seigneur Dieu –, et non pas plutôt à ce qu’il se détourne de sa conduite et qu’il vive ? Mais le juste, s’il se détourne de sa justice et fait le mal en imitant toutes les abominations du méchant, il le ferait et il vivrait ? Toute la justice qu’il avait pratiquée, on ne s’en souviendra plus : à cause de son infidélité et de son péché, il mourra ! Et pourtant vous dites : « La conduite du Seigneur n’est pas la bonne. » Écoutez donc, fils d’Israël : est-ce ma conduite qui n’est pas la bonne ? N’est-ce pas plutôt la vôtre ? Si le juste se détourne de sa justice, commet le mal, et meurt dans cet état, c’est à cause de son mal qu’il mourra. Si le méchant se détourne de sa méchanceté pour pratiquer le droit et la justice, il sauvera sa vie. Il a ouvert les yeux et s’est détourné de ses crimes. C’est certain, il vivra, il ne mourra pas.


Méditation

Nous avons peur de la mort car nous la considérons comme un châtiment. Il est vrai qu’elle le fut lorsque Dieu condamna Adam et Ève à quitter le Paradis. Mais elle nous est inéluctable, nul n’échappera, à moins que Jésus ne vienne dans sa Gloire de notre vivant (mais le demandons-nous avec suffisamment de ferveur lorsque nous disons, à la messe, « nous attendons ta venue dans la Gloire » ?) Pourtant, il est trois leçons à tirer de cette lecture.


La première est que Dieu ne veut pas la mort de l’homme, ni même du pécheur. Car, comme le dit Isaïe, nous avons du prix à ses yeux, et que nous sommes la perle de sa création. Ne prenons donc pas la mort comme un châtiment divin (j’exècre cette formule sur les faire-part de décès : Il a plu à Dieu de rappeler à Lui... Comme si Dieu, en se levant le matin, ouvrait son grand livre et décidait de la mort de tel ou tel, pour son bon plaisir !)


Deuxième leçon : si Dieu ne veut pas notre mort, par contre, il attend notre conversion, que nous abandonnions non pas la vie, mais le péché (qui n’est que le masque de la mort).


Troisième leçon : la mort n’est plus éternelle. La résurrection du Christ que nous allons célébrer à Pâques nous rappelle que tous un jour nous ressusciterons et verrons notre Dieu. Jésus a brisé la condamnation de la mort éternelle en attendant qu’il nous fasse entrer dans la vie éternelle.

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