Vendredi, 2e semaine de Pâques

Le principe de Gamaliel -



Gamaliel et ses élèves,

L’image est une copie de la « Sarajevo Haggadah »,

Page de l'encyclopédie juive Brockhaus et Efron, 1908-1913,

Publié à Saint-Pétersbourg


Lecture du livre des Actes des Apôtres (Ac 5, 34-42)

En ces jours-là, comme les Apôtres étaient en train de comparaître devant le Conseil suprême, intervint un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi, qui était honoré par tout le peuple. Il ordonna de les faire sortir un instant, puis il dit : « Vous, Israélites, prenez garde à ce que vous allez faire à ces gens-là. Il y a un certain temps, se leva Theudas qui prétendait être quelqu’un, et à qui se rallièrent quatre cents hommes environ ; il a été supprimé, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l’époque du recensement, se leva Judas le Galiléen qui a entraîné beaucoup de monde derrière lui. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis : ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. En effet, si leur résolution ou leur entreprise vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Les membres du Conseil se laissèrent convaincre ; ils rappelèrent alors les Apôtres et, après les avoir fait fouetter, ils leur interdirent de parler au nom de Jésus, puis ils les relâchèrent. Quant à eux, quittant le Conseil suprême, ils repartaient tout joyeux d’avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient et annonçaient la Bonne Nouvelle : le Christ, c’est Jésus.


Méditation

Voilà un principe très simple que nous devrions appliquer plus souvent, et pas seulement dans l’Église : « Si ça ne vient pas de Dieu, ça se cassera la gueule de soi-même. Si ça vient de Dieu, inutile de combattre, ça durera. » Un vrai principe missionnaire aussi. Quand nous lançons des activités paroissiales, des pèlerinages, ou créerons des groupes, voire des ordres religieux, si c’est le projet de Dieu, rien ne pourra les détruire. Si ça ne marche pas, c’est que ce n’était pas sa volonté.

Mais cela implique une attitude fondamentale dans le cœur qui pourrait se résumer par quelques mots, quelques vertus : confiance en Dieu / Humilité de croire que ce que nous faisons n’est pas à notre gloire / courage et non désespoir / action de grâce quand ça fonctionne et quand ça ne fonctionne pas non plus ! Bref, tout retourner à Dieu !