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Xe Dimanche du Temps Ordinaire (B)

Le péché impardonnable...



Jésus enseignant à la foule

François-Alexandre Verdier (Paris, 1651 - Paris, 1730).

Crayon noir et rehauts de craie blanche, lavis gris, 26,3 x 35 cm

Musée Albertina, Vienne (Autriche)


Évangile de Jésus-Christ selon Saint Marc (Mc 3, 20-35)

En ce temps-là, Jésus revint à la maison, où de nouveau la foule se rassembla, si bien qu’il n’était même pas possible de manger. Les gens de chez lui, l’apprenant, vinrent pour se saisir de lui, car ils affirmaient : « Il a perdu la tête. » Les scribes, qui étaient descendus de Jérusalem, disaient : « Il est possédé par Béelzéboul ; c’est par le chef des démons qu’il expulse les démons. » Les appelant près de lui, Jésus leur dit en parabole : « Comment Satan peut-il expulser Satan ? Si un royaume est divisé contre lui-même, ce royaume ne peut pas tenir. Si les gens d’une même maison se divisent entre eux, ces gens ne pourront pas tenir. Si Satan s’est dressé contre lui-même, s’il est divisé, il ne peut pas tenir ; c’en est fini de lui. Mais personne ne peut entrer dans la maison d’un homme fort et piller ses biens, s’il ne l’a d’abord ligoté. Alors seulement il pillera sa maison. Amen, je vous le dis : Tout sera pardonné aux enfants des hommes : leurs péchés et les blasphèmes qu’ils auront proférés. Mais si quelqu’un blasphème contre l’Esprit Saint, il n’aura jamais de pardon. Il est coupable d’un péché pour toujours. » Jésus parla ainsi parce qu’ils avaient dit : « Il est possédé par un esprit impur. » Alors arrivent sa mère et ses frères. Restant au-dehors, ils le font appeler. Une foule était assise autour de lui ; et on lui dit : « Voici que ta mère et tes frères sont là dehors : ils te cherchent. » Mais il leur répond : « Qui est ma mère ? qui sont mes frères ? » Et parcourant du regard ceux qui étaient assis en cercle autour de lui, il dit : « Voici ma mère et mes frères. Celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère. »


L’artiste

Fils de Louis Verdier, horloger de la Cour, et de Jacqueline Petit, François Verdier fut l’élève de Charles Le Brun. En 1668, il obtint le premier prix de dessin à l’Académie royale. Il copia aussi de nombreuses oeuvres de son tout-puissant maître qui, en récompense d’une manifeste soumission, le fit recevoir à l’Académie en 1678, avec Hercule et Geryon. Il fut nommé professeur en 1684.


Le Brun donna à son fidèle disciple une marque plus grande de son amitié en l’admettant dans sa famille. Le 20 février 1685, François Verdier épousait Antoinette Butay, fille du peintre Claude Butay, défunt beau-frère de Le Brun. Le premier peintre du Roi fut d’ailleurs parrain des deux enfants cités par les registres de la paroisse Saint-Hippolyte : Charlotte Antoinette Suzanne baptisée le 25 novembre 1685, et Charles François baptisé le 13 février 1687.


Verdier ne prit part qu’à une seule exposition de l’Académie en 1704. Il paraît avoir été un des élèves favoris de son maître, qui l’employé comme aide dans nombre de ses travaux, notamment à Versailles, à Trianon et à la Galerie d’Apollon au Louvre. Il travailla pour plusieurs églises de Paris, et fit notamment le « mai » pour Notre-Dame en 1677, représentant la Résurrection de Lazare (actuellement en l’église Saint-Germain-des-Près).



En 1698, il dessina une Histoire de Samson, qui fut gravée en quarante pièces et dont il exécuta lui-même quatre estampes. Ses dessins sont nombreux et, il faut l’avouer, d’un médiocre intérêt. Verdier, du reste, par la froideur de sa composition, par la platitude de son dessin, nous paraît avoir surtout été un excellent manœuvre.


Notre dessin

Il est extrait d’une série de huit dessins intitulés : Huit représentations sur les actes et la Passion du Christ. Ils sont tous au Musée Albertina de Vienne.


Ce que je vois

La scène se déroule à l’extérieur, aux abord d’un village dont on aperçoit les maisons. Dans un bois, la foule est réunie autour de Jésus : femmes, personnes âgées, enfants, hommes de toute condition. Et même un chien au premier plan qui, allongé nonchalamment semble écouter attentivement le Maître ! Au centre du groupe, enroulé dans son manteau, le Christ debout, doigt levé au ciel, enseigne.


Le dessin n’a d’intérêt que de découvrir un nouvel artiste ! Il est vrai que trouver une œuvre qui illustre les discours du Christ est assez difficile...


Liens entre les différentes thématiques

L’évangile de ce dimanche aborde différents thèmes :

  • Jésus et Béelzéboul,

  • Le blasphème contre le Saint-Esprit,

  • Et la vraie famille de Jésus.

Si tous les trois nous sont donnés aujourd’hui, c’est certainement car ils sont liés d’une façon ou d’une autre. Avant de nous arrêter sur un des trois (qui trop embrasse point n’étreint...), regardons de plus près ce lien.


En première partie, pour répondre à l’attaque des scribes qui voient en Jésus un suppôt du Diable, il leur répond par une parabole sur la maison. Il prône ainsi l’unité de la maison, de la famille pour qu’elle puisse se maintenir, à l’instar du Royaume. Ainsi, comment pourrait-il chasser Satan si lui-même en était un serviteur. Ça n’a pas de sens. Satan, le tentateur, est aussi appelé le Diable, le diviseur. Et si Satan veut diviser, ce n’est pas lui-même, ni son royaume de démons, mais ceux qu’il attaque : nous-mêmes. Il ne cherche qu’à mettre en nos cœurs, en nos familles, en nos maison, la division pour qu’il puisse y entrer et y régner. Ainsi, conclura le Christ, si nous sommes unis en nous-mêmes et entre-nous, alors Satan n’est plus le plus fort, il ne peut entrer. De fait, Satan tente d’introduire dans nos vies des failles, non sur la Gloire, mais sur le doute... (cf l’homélie du XIVe Dimanche du Temps Ordinaire, année C)


Puis vient se glisser cet enseignement sur le blasphème contre l’Esprit-Saint : péché impardonnable. Comme si ce blasphème était le seul qui ouvrait une faille que rien ne pourrait refermer. Nous y reviendrons.


Enfin, l’arrivée de Marie et de la famille de Jésus. Et là, Jésus vient ouvrir le sens de ce qu’il avait proclamé en première partie : la vraie famille, la vraie maison qui doit être unie n’est pas simplement ma famille personnelle, mais toute la famille humaine. Et ce qui en fait l’unité, la force, c’est de faire la volonté de Dieu.


Ainsi, ce discours insiste sur l’unité que nous devons faire en nous et entre-nous en réalisant la volonté du Père. Mais que veut donc dire, en ce cas, ce blasphème contre l’Esprit-Saint ?


Blasphème

Que lit-on dans le dictionnaire :

Parole, discours outrageant à l'égard de la divinité, de la religion, de tout ce qui est considéré comme sacré.

Le mot vient du grec βλασφημία qui veut dire : injure, calomnie. Son antonyme, ne l’oublions pas est « euphémisme ». Nous n’avons gardé ce mot que dans son sens réthorique : figure de pensée par laquelle on adoucit ou atténue une idée dont l'expression directe aurait quelque chose de brutal, de déplaisant. Mais à l’origine, un « euphème » était une façon respectueuse de parler de Dieu dont nos mots ne pourraient jamais en dire toute la grandeur. Le suffixe « -phème » signifiant une divulgation par la parole, il peut être bon (préfixe eu-) ou mauvais (blas-). On ne connaît pas exactement l’origine de ce dernier préfixe. Dériverait-il de blabos, dommage, tort ? En tous les cas, et c’est amusant, le latin blasphemare a donné blâmer par voie populaire...


Donc, un blasphème contre l’Esprit-Saint serait de calomnier le troisième personne de la Trinité, le blâmer ! En bref, le traiter d’esprit impur, comme viennent de le faire les scribes parlant de Jésus. ; dire de cet Esprit qu’il introduit la division et non l’unité. Et donc, faire de Jésus un être maléfique qui a des visées démoniaques...


Le don de Dieu

Ce n’est pas le don que l’on attendrait du Fils de Dieu. Saint Hilaire nous éclaire (Sur Matthieu, XII, PL 9, 989) :

Tous les autres actes, ou paroles, sont remis par un généreux pardon ; mais il n'y a pas de miséricorde si l'on nie Dieu dans le Christ... Qu'y a-t-il, en effet, de plus impardonnable que de nier que Dieu soit dans le Christ, et de tenir pour nulle la substance de l'Esprit du Père demeurant en Lui [le Christ], alors que le Christ accomplit toute son oeuvre dans l'Esprit de Dieu, et que Lui-même est le Royaume des cieux, et qu'en Lui il y a « Dieu se réconciliant le monde » ? (2Co 5,19).

Blasphémer contre l’Esprit, c’est, en fait, nier de lui reconnaître ce qui est sa substance propre telle que nous la confessons :

Et in Spíritum Sanctum, Dόminum, et vivificántem : qui ex Patre, Filiόque procédit. Qui cum Patre, et Filio simul adorátur, et conglorificátur : qui locútus est per Prophétas.
Je crois en l'Esprit Saint, qui est Seigneur et qui donne la vie ; il procède du Père et du Fils. Avec le Père et le Fils, il reçoit même adoration et même gloire ; il a parlé par les prophètes.

Cet Esprit donne la vie : voilà le don de Dieu : vivificántem. Et refuser la vie, cela est impardonnable.


Impardonnable ?

« Blasphémer » le Christ et « persécuter » activement l'Église est un des péchés les plus graves, mais pardonnable — et d'autant plus si c'est par « ignorance », dans le cas de Paul non moins que dans celui des bourreaux ; aussi le Christ nous a-t-il donné l'exemple en priant pour ceux qui « ne savent pas ce qu'ils font » (Lc 23, 34). Ce qui rend un péché « impardonnable », ce n'est pas qu'il soit « trop grand », comme en témoigne l'institution de Pierre comme premier pape, quelques jours après son reniement. La rémission des péchés acquise par le Christ sur la Croix vaut pour tout péché, sans exception.


Le blasphème contre l'Esprit n'est pas un péché comme un autre, seulement plus grand que les autres. C'est une négation, un travestissement ou un rejet de la main que Dieu nous tend. En définitive, cela dépend seulement de nous, et il est remarquable que l'Évangile se refuse à dire positivement : Dieu refuse de remettre quelque péché que ce soit. Une fois de plus, la formule passive évite de mettre directement Dieu en cause: « ce blasphème ne sera pas remis ».


Et il me semble qu’il est un péché encore plus grave, et ô combien lié : croire que l’on ne peut pas être pardonné... Car en ce cas, c’est refuser à Dieu son pouvoir de pardon et de miséricorde, c’est retirer à Jésus sa substance de Rédempteur, c’est refuser à l’Esprit ce don de vie qu’est le pardon. Refuser la miséricorde, ces « entrailles de mère », ça, c’est impardonnable. C’est, me semble-t-il, la plus grande des formes d’orgueil.

N’est-ce pas ce que nous dit l’épître aux Hébreux (6, 4-7) :

Une fois que l’on a reçu la lumière, goûté au don du ciel, que l’on a eu part à l’Esprit Saint, que l’on a goûté la parole excellente de Dieu, ainsi que les puissances du monde à venir, si l’on retombe, il est impossible d’être amené à une nouvelle conversion, alors que soi-même, on crucifie de nouveau le Fils de Dieu et on le tourne en dérision. En effet, si la terre a absorbé la pluie qui tombe fréquemment sur elle, et produit des plantes utiles à ceux pour qui elle est cultivée, elle reçoit de Dieu sa part de bénédiction.

Ou saint Jean dans sa première lettre (1 Jn 5, 14-17) :

Voici l’assurance que nous avons auprès de Dieu : si nous faisons une demande selon sa volonté, il nous écoute. Et puisque nous savons qu’il nous écoute en toutes nos demandes, nous savons aussi que nous obtenons ce que nous lui avons demandé. Si quelqu’un voit son frère commettre un péché qui n’entraîne pas la mort, il demandera, et Dieu lui donnera la vie, – cela vaut pour ceux dont le péché n’entraîne pas la mort. Il y a un péché qui entraîne la mort, ce n’est pas pour celui-là que je dis de prier. Toute conduite injuste est péché, mais tout péché n’entraîne pas la mort.

Concluons

Comme toute Parole de l'Évangile sur l'Enfer, cet avertissement sur le blasphème contre le Saint-Esprit est donc préventif: le Père, en son Christ, nous prévient avec la dernière vigueur, pour n'avoir pas à déclarer la perdition à laquelle nous nous serions nous-mêmes condamnés...


Concluons avec Isaac de l’Étoile (1105-1178), (Sermon 39, 4, PL 194, 822 ; SC 207) :

Voilà le blasphème contre l'Esprit: il enchaîne dans une culpabilité éternelle ceux qu'il a une fois occupés : non qu'un pénitent se voie refuser le pardon s'il fait de dignes fruits de pénitence, mais parce qu'étouffé sous le poids d'une si grande perversion il ne peut pas soupirer vers une digne pénitence. Par un profond et équitable jugement de Dieu celui qui, voyant manifestement la grâce de Dieu et l'opération de l'Esprit Saint dans son frère et ne pouvant la nier, ose, piqué par l'envie, la dénigrer et la calomnier, ose attribuer à l'esprit malin ce qu'il sait parfaitement venir de l'Esprit Saint, celui-là est abandonné par le même Esprit de grâce auquel il fait injure. Alors, sa propre malice l'aveugle et le plonge dans les ténèbres, au point qu'il n'ait plus jamais la volonté de faire pénitence pour être pardonné.

Mais...

En fait, quand on y réfléchit, ce qui est impardonnable est de refuser d’être pardonné ! Par orgueil ? Si c’était par folie, Dieu nous accorderait bien des « circonstances atténuantes » ! Mais si c’est par orgueil, par refus de l’amour de Dieu (pas simplement de refuser d’aimer Dieu, mais surtout de refuser d’être aimé de Dieu), alors on se condamne soi-même. Ce n’est pas Dieu qui nous dit que ce péché est impardonnable, c’est nous-mêmes : nous nous rendons impardonnables ! Au jour du Jugement dernier, comme le dit Jean de La Croix, nous serons jugés sur l’amour. Pas sur un seul acte, bon ou mauvais, mais sur l’amour que nous aurons accepté de donner, mais aussi de recevoir dans toute notre vie. Et celui qui refuse cela, refuse le pardon... Car il est une chose que Dieu ne nous retirera jamais : notre liberté. Quitte, même si il en souffre, à nous laisser nous damner ?



Homélie pascale attribuée à saint Jean Chrysostome (+ 407), Homélies pascales, 51, 1-3, SC 187, 318-322

Les signes de la résurrection du Seigneur sont clairs : la ruse a cessé, la jalousie a été bannie, la querelle a été foulée aux pieds, la paix est en honneur et la guerre a pris fin. Nous ne pleurons plus sur Adam, lui qui fut formé le premier (1 Tm 2,13), mais nous glorifions le second Adam (1 Co 15,47). Nous ne blâmons plus Ève, la désobéissante (Gn 3,6), mais nous disons bienheureuse Marie, la mère de Dieu. Nous ne nous détournons plus de l'arbre, mais nous portons la croix (Lc 14,27) du Seigneur. Nous ne redoutons plus le serpent (Gn 3,1), mais nous révérons l'Esprit Saint. Nous ne descendons plus en terre, mais nous remontons aux cieux. Nous ne sommes plus exilés du Paradis (Gn 3,23-24), mais nous vivons auprès d'Abraham (Lc 16,22). Nous n'entendons plus dire comme les Juifs : J'ai rendu ton jour semblable à la nuit (Os 4,5), mais nous chantons, dans un sens spirituel : Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie (Ps 117,24) !


Pourquoi ce chant ? Parce que le soleil n'est plus obscurci (Mt 27,45), mais que tout s'illumine. Parce que le voile du Temple n'est plus déchiré (Mt 27,51), mais que l'Église est reconnue. Parce que nous ne tenons plus des rameaux de palmier (Jn 12,13), mais que nous portons les "nouveaux illuminés."


Voici le jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie. Voici le jour, celui-ci et non un autre, car il n'y a qu'une reine et une multitude de princesses. Voici le jour, le jour du Seigneur, jour triomphal, consacré par la coutume à la résurrection. C'est le jour où nous sommes parés de grâce et partageons l'agneau (Ex 12,8-11) spirituel, où l'on donne du lait (1 Co 3,2 1 P 2,2) à ceux qui viennent de renaître, où le plan divin s'accomplit pour les pauvres.


Qu'il soit pour nous jour de fête et de joie, sans que nous courions dans les tavernes, mais en nous hâtant vers les sanctuaires, sans que nous honorions l'ivresse, mais en aimant la tempérance <>, sans que nous nous amusions sur les places, mais en chantant des psaumes dans nos maisons. Ce jour est celui de la résurrection, non des excès. Personne ne monte au ciel en dansant. Personne en état d'ivresse ne se tient auprès d'un roi. Que personne donc parmi nous ne déshonore ce jour ! <>


Voici le jour où Adam a été libéré, où Ève a été délivrée de son affliction (Gn 3,16). Voici le jour où la mort féroce a frémi, où la résistance des blocs de pierre (Mt 27,51) a été brisée et anéantie, les verrous des tombeaux (Mt 27,52) mis en pièces et enlevés. Voici le jour où les corps (Mt 27,53) de ceux qui étaient morts depuis longtemps ont été rendus à leur vie antérieure, où les lois sévères des puissances souterraines, jusqu'alors immuables, ont été abolies, où les cieux se sont ouverts (Mt 3,16) quand le Christ notre Seigneur est ressuscité. Voici le jour où l'arbre verdoyant et fertile de la résurrection a étendu ses branches sur le monde entier pour le bien de la race humaine, comme dans un jardin où les lis des nouveaux illuminés ont grandi, où les ruisseaux des pécheurs se sont desséchés. Voici le jour où la force du diable a été paralysée, où les armées des démons ont été balayées. <>


Voici donc ce jour que fit le Seigneur, qu'il soit pour nous jour de fête et de joie, avec la grâce du Christ illuminant par sa résurrection le monde entier qui habitait les ténèbres et l'ombre de la mort (Lc 1,79). A lui, au Père et au Saint-Esprit, gloire et adoration pour les siècles des siècles. Amen.


Prière

Seigneur notre Dieu, tu as envoyé ton Fils dans le monde pour combattre le péché et les puissances mauvaises. Délivre-nous de tout mal, aide-nous à faire ta volonté, pour que nous devenions en vérité frères et soeurs de Jésus Christ, notre Seigneur. Lui qui règne.

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