XIXème Dimanche du temps ordinaire (A)

Humour et franchise…



Jésus marche sur les eaux

Alcide GABORIAUX (1834-1895)

Huile sur toile, dimensions inconnues, 1872

Église Saint-Trojan d’Oléron (Charente-Maritime, France)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 14, 22-33

Aussitôt après avoir nourri la foule dans le désert, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l’autre rive, pendant qu’il renverrait les foules. Quand il les eut renvoyées, il gravit la montagne, à l’écart, pour prier. Le soir venu, il était là, seul. La barque était déjà à une bonne distance de la terre, elle était battue par les vagues, car le vent était contraire. Vers la fin de la nuit, Jésus vint vers eux en marchant sur la mer. En le voyant marcher sur la mer, les disciples furent bouleversés. Ils dirent : « C’est un fantôme. » Pris de peur, ils se mirent à crier. Mais aussitôt Jésus leur parla : « Confiance ! c’est moi ; n’ayez plus peur ! » Pierre prit alors la parole : « Seigneur, si c’est bien toi, ordonne-moi de venir vers toi sur les eaux. » Jésus lui dit : « Viens ! » Pierre descendit de la barque et marcha sur les eaux pour aller vers Jésus. Mais, voyant la force du vent, il eut peur et, comme il commençait à enfoncer, il cria : « Seigneur, sauve-moi ! » Aussitôt, Jésus étendit la main, le saisit et lui dit : « Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté ? » Et quand ils furent montés dans la barque, le vent tomba. Alors ceux qui étaient dans la barque se prosternèrent devant lui, et ils lui dirent : « Vraiment, tu es le Fils de Dieu ! »


Le peintre

On sait peu de choses de ce peintre, hormis qu’il fut un artiste originaire de Saint-Dizant-du-Gua. Il a travaillé pour plusieurs églises de sa région, entre autres pour un chemin de Croix à Saint-Thomas-de-Conac.


Ce que je vois

Un ciel noir de nuages, où percent quelques rayons solaires, une barque qui se bat contre des flots impétueux, des apôtres tentant de la maintenir à flot, malgré l’inquiétude qui se lit sur leurs visages et les positions significatives de leurs mains, tout montre le danger affronté, la densité dangereuse de ce qui se vit. Et au premier plan, Jésus. Vêtu d’une longue tunique blanche couverte d’un manteau rouge dont les plis se prennent au vent, il se désigne de la main droite, le doigt tendu vers son visage auréolé de lumière. Ses pieds reposent sur l’écume comme sur un sol ferme. Ses cheveux battus par le vent contraire mettent en évidence encore plus flagrante son visage apaisé et souriant à Pierre. De la main gauche, saisissant le poignet du premier des apôtres, il le sort des eaux où ce dernier commençait à sombrer. Pierre, déjà vieux, la calvitie marquée, cheveux et barbe blanche, fixe Jésus d’un regard empli de détresse. Sa tunique jaune doré, son manteau rose (comme un attendrissement du manteau rouge christique) commencent à s’enfoncer dans les eaux marines avec lui. Il sombre… Mais pourquoi donc ? Pourquoi ce manque de confiance ? Et pourquoi ce léger rictus de Jésus ? Tristesse ou humour ?


Les eaux de la mort

Pour bien comprendre le texte, il est important de se rappeler les divers signes bibliques. L’eau, et ce dans toutes les religions, a un sens fondamental. Elle est à la fois le signe de la vie, cette eau qui lave, qui redonne vigueur, cette eau qui purifie et qui marque souvent le passage du profane au sacré.

Mais elle est aussi un signe ambivalent : signe de la mort. L’eau noie, l’eau tue. Est-ce utile de se rappeler les nombreux naufrages, les inondations ou les tsunamis ? Elle est l’eau dans laquelle vit le monstre marin qui dévora trois jours et trois nuits le prophète Jonas. Elle est la citerne dans laquelle fut descendu le Joseph de la Genèse, vendu par ses frères (Genèse 37, 1-36).

À un tel point qu’elle est l’eau qui fait peur. Rappelons-nous que du temps de Jésus, peu de monde savait nager. Tout homme qui tombait dans l’eau risquait d’y laisser la vie, en ce monde mystérieux où son corps ne remontrait que trois jours plus tard. Et le verbe « couler au fond de l’eau » ne se traduit-il pas en grec : baptiser ? Nous-mêmes, ne sommes-nous pas descendus dans ces mêmes eaux au jour de notre baptême ? Dieu n’y a-t-il pas noyé nos égyptiens, notre péché qui nous poursuit, comme il noya Pharaon et ses armées poursuivant le peuple élu (Exode 12) ? Ne sommes-nous pas passés, comme Jésus, par les eaux de la mort pour ressusciter et revêtir l’homme nouveau (Éphésiens 4, 24) ?

Mais pour cela, il faut y croire !


Les eaux de la foi

Eaux de la mort, eaux de la vie, mais surtout eaux de la foi. Cela me rappelle une scène d’un des épisodes d’Indiana Jones (Indiana Jones et la dernière Croisade). Pour une dernière épreuve, avant de retrouver le saint Graal, l’explorateur doit traverser un précipice. Le seul indice qu’il a pour rejoindre l’autre face et vaincre l’abime qui le sépare est : « le saut de la foi ». Il ose avancer un pas et il se rend compte qu’il marche sur le vide, ou plus exactement, que ce qu’il croyait être le vide est en fait un pont peint aux couleurs du rocher qui le rendait invisible. Voilà le saut de la foi.

C’est celui que fait Pierre. Il ne réfléchit pas, il se jette à l’eau. Et c’est le cas de le dire… ça marche ! Il marche sur l’eau. Sa foi a pris le dessus. Mais comme il est difficile de faire taire la raison, même si la foi a une raison que la raison ne connaît pas… Dès que le vent se lève, ce vent dans lequel Élie ne reconnaîtra pas la présence de Dieu (seulement dans la brise légère – 1 Rois 19, 8-13), ce vent qui n’est que tourmente intérieure, peur ancestrale, alors, contre toute raison, la raison prend le dessus. Il a peur !


Le combat intérieur

Beaucoup de saints et de mystiques ont prié sur ce mystère du combat intérieur. Nous aurions tendance à le qualifier d’un combat contre le Mal, contre le Diable, celui qui vient mettre la division dans nos vies. Mais ne nous tromperions-nous pas parfois ? En fait ne combattrions-nous pas le plus souvent contre Dieu ? Ne serait-il pas bon de relire le récit du combat de Jacob et de l’ange (Genèse 32, 22-32). Je pense particulièrement à cette fresque d’Eugène Delacroix que l’on voit en l’église Saint-Sulpice à Paris (1861). Ne luttons-nous pas le plus souvent contre Dieu, refusant de céder, de nous laisser faire ? N’avons-nous pas du mal à nous laisser modeler par Lui ? Rappelons-nous ce qu’écrivait Jérémie (18, 6) :

« Maison d’Israël, est-ce que je ne pourrais pas vous traiter comme fait ce potier ? – oracle du Seigneur. Oui, comme l’argile est dans la main du potier, ainsi êtes-vous dans ma main, maison d’Israël ! »

Se laisser faire par la foi, faire taire notre intelligence, notre raison… L’intelligence est cette faculté de comprendre, de prendre avec soi… Comme Jacob qui veut prendre avec lui l’Ange, le tenir. Mais Dieu ne se tient pas, il se reçoit. Marie-Madeleine voulait aussi tenir Jésus ressuscité, qu’Il devienne « MON Jésus », ma propriété, mon trésor. Mais ce trésor se cherche, il se reçoit et ne se saisit pas… « Noli me tangere » (Jean 20, 17) lui répondit Jésus. Ne me retiens pas… C’est le cœur qui reçoit, l’intelligence, elle, ne veut que tenir et saisir. Vous saisissez ?

Pierre s’est laissé prendre par sa raison, son intelligence. Je l’imagine bien, entendant le vent se lever, se dire : « Ce n’est pas possible, ça ne peut pas marcher. Ce n’est pas scientifiquement explicable, je dois rêver ! » Pauvre Pierre… Tu aurais dû faire cette prière : « Ô Seigneur, n’écoute pas mon intelligence… Écoute mon cœur qui te réclame, qui croit en Toi, qui Y croit ! » Ce n’est rien d’autre que ce que décrit le Troisième Livre de L’Imitation de Jésus-Christ, ce merveilleux petit ouvrage de la fin du XIVème siècle, attribué à Thomas a Kempis, inaugurant la Devotio Moderna. Oser y croire… Oser croire ! Rassurons-nous, Le Christ a patience et humour !


L’humour de Jésus

Humour car je ne peux que m’imaginer, ce que montre la peinture de ce jour, Jésus souriant, presque riant de la situation ! Tendre la main à Pierre et lui disant dans un éclat de rire : « Mais Pierre, tu es bête, tu manques de foi… ça marchait ! » Oui, ça doit faire rire Jésus de voir que nous ne mettons pas l’intelligence au bon endroit ! Comme pour Isaac, il a ri (Genèse 21, 3) ! Et je crois même que son humour va plus loin que ça. Il va jusque dans ce qui ne nous est pas raconté dans le texte.

En effet, rien ne nous est dit sur la façon dont ils sont repartis à la barque… En nageant ? Non, Pierre ne sait pas nager ! Sur les épaules du Christ ? Possible mais le miracle perd de son intérêt et laisserait entendre que rien n’est possible pour notre conversion… En marchant ? Je le crois. Jésus est reparti en marchant, avec Pierre sur les eaux. À chaque fois que notre regard se fixe sur le Christ, et non sur les vents contraires, nous marchons sur la mort et le péché. Et Jésus a l’humour pédagogique de ne pas nous le dire, mais de nous le laisser découvrir.


Marcher sur quoi ?

Mais il est un dernier point que j’aimerais regarder : celui de nos entraves. Ou peut-être mieux, de découvrir sur quoi nous devons marcher. Sur quelles eaux mortifères ? À ma méditation, plusieurs pièges se découvrent sous ces eaux, plusieurs péchés « massifs » et violents qui nous guettent. Mais ces péchés ne sont que la face cachée d’une vertu que nous ne vivons pas assez… Aujourd’hui, je n’en retiendrai qu’une…


Franchise contre peur

Pierre a eu peur. N’est-ce pas normal ? Qui de nous n’aurait pas la frousse ? Son péché n’est pas d’avoir peur (même si la peur est souvent une porte ouverte au Diable). Son péché est de ne pas avoir osé le dire au Christ. Il n’a pas eu cette franchise. Je suis surpris que cette belle vertu, mise en avant dans le scoutisme (les trois vertus du scout : franchise, dévouement et pureté) soit si souvent abandonnée. On craint, on manque de témérité. On préfère même rester dans la barque plutôt que d’affronter la mer. Un chrétien couard peut-il encore s’appeler « chrétien » ? Personnellement, je ne le pense pas. Soyons francs, vrais, loyaux, sincères, probes ! Refusons les compromissions qui ne sont souvent que des arrangements, non pas avec l’autre, mais avec notre peur de la vérité. Osons passer le parapet de la barque et regarder franchement le Christ dans les yeux pour ne pas sombrer. Et n’oublions jamais que ce mot vient de notre pays : nous sommes français, nous sommes francs, nous sommes libres ! « Libres de tout, sauf de Jésus-Christ ». Puisse Dieu aider chacun d’entre-nous à vivre dans la franchise, et la vraie franchise : les yeux dans les yeux avec Jésus pour ne pas couler notre humanité !


Le courage de la franchise

Méditation du Pape François – Lundi 13 avril 2015


Seul l’Esprit Saint nous donne la « force d’annoncer Jésus Christ jusqu’au témoignage final ». Et l’Esprit « vient de toutes parts, comme le vent ». Dans l’homélie a été affronté le thème du « courage chrétien » qui est une « grâce que donne l’Esprit Saint ». Le point de départ de sa réflexion a été un passage des Actes des apôtres (4, 23-31). Il s’agit de la partie finale d’un long récit « qui commence par un miracle fait par Pierre et Jean : la guérison de l’infirme qui se trouvait à la Belle-Porte du temple, demandant l’aumône ». Le Pape a évoqué l’ensemble de l’épisode et a rappelé que Pierre regarda l’infirme «et lui dit : “Je n’ai ni or ni argent, mais ce que j’ai je te le donne : lève-toi et marche” ». L’homme guérit. Les personnes qui le virent s’émerveillèrent « et louaient Dieu ». Alors Pierre en profita pour annoncer l’Évangile, pour annoncer la bonne nouvelle de Jésus Christ : pour annoncer Jésus Christ ». À ce point, a expliqué François, les prêtres se trouvèrent en difficulté : ils envoyèrent « des hommes chercher Pierre et Jean », qui se révélèrent comme «des personnes simples, sans instruction ». Les deux apôtres « sont restés en prison ce soir-là ». Dans le passage proposé par la liturgie du jour, on lit que tous les deux, « remis en liberté », allèrent référer à la communauté «ce que leur avaient dit les chefs des prêtres et des anciens», et que tous, à ces paroles, « élevèrent ensemble leur voix à Dieu et commencèrent à prier », reparcourant les étapes de l’histoire du salut jusqu’à Jésus. Et « quand ils eurent terminé la prière, le lieu où ils étaient rassemblés trembla et tous furent remplis de l’Esprit Saint et proclamèrent la parole de Dieu avec franchise ». C’est précisément sur ce dernier mot — “franchise” — qu’il faut remarquer que dans cette prière commune on lit : « “Et à présent, Seigneur, tourne ton regard vers leurs menaces et accorde à tes serviteurs” non de fuir : “de proclamer en toute franchise ta parole” ». C’est là qu’apparaît l’indication pour chaque chrétien : « Nous pouvons dire » qu’« aujourd’hui aussi le message de l’Église est le message du chemin de la franchise, du chemin du courage chrétien ». À ce point le Pape s’est demandé : « Dans toute cette histoire, qui est le véritable protagoniste ? Dans cet itinéraire de la franchise, qui est le véritable protagoniste ? Pierre, Jean, l’infirme guéri, les personnes qui écoutaient, les prêtres, les soldats ? Nicodème, Jésus ? ». Et la réponse a été : « Le véritable protagoniste est précisément l’Esprit Saint. Car c'est lui le seul qui est capable de nous donner cette grâce du courage d’annoncer Jésus Christ ». C’est le « courage de l’annonce » qui « nous distingue du simple prosélytisme ». « Nous ne faisons pas de publicité » pour avoir « plus de “membres” dans notre “société spirituelle” ». Cela « ne sert pas, n’est pas chrétien ». En revanche « ce que le chrétien fait est d’annoncer avec courage ; et l’annonce de Jésus Christ provoque, à travers l’Esprit Saint, cet émerveillement qui nous fait aller de l’avant », au point que — comme on le lit dans les Actes des apôtres — quand les disciples eurent terminé la prière, le lieu où ils étaient trembla et tous furent remplis de l’Esprit. Cela a été comme une nouvelle Pentecôte ». « C’est précisément l’Esprit qui nous change, qui vient de toutes parts, comme le vent ». De même, « seul l’Esprit est capable de changer notre attitude, de nous changer, de changer l’attitude, de changer l’histoire de notre vie, de changer notre appartenance, également ». Et c’est le même Esprit qui donna la force aux deux apôtres, « des homme simples et sans instruction », d’« annoncer Jésus Christ jusqu’au témoignage final : le martyre ». Voilà alors l’enseignement pour chaque croyant : « le chemin du courage chrétien est une grâce que donne l’Esprit Saint ». Il y a en effet « tant de routes que nous pouvons prendre, qui nous donnent également un certain courage », à propos desquelles on peut dire : « Mais regarde, quel courage cette décision qu’il a prise ! ». Mais tout cela « est l’instrument de quelque chose de plus grand : l’Esprit ». Et « si l’Esprit n’est pas là, nous pouvons faire beaucoup de choses, beaucoup de travail, mais cela ne sert à rien ». Nous pouvons « demander la grâce de recevoir l’Esprit pour qu’il nous donne le courage véritable pour annoncer Jésus Christ ».


Commentaire d'Origène (+ 253), Commentaire sur l'évangile de Matthieu, 11,6, GCS 10, 43-45

S'il nous arrive d'être exposés à des tentations inévitables, rappelons-nous que Jésus nous a obligés à monter dans la barque et qu'il veut que nous le précédions sur l'autre rive (Mt 14,22). A la vérité, il est impossible d'atteindre l'autre rive sans supporter l'épreuve des vagues et du vent contraire. Lorsque nous nous verrons assaillis de nombreuses et graves difficultés, et que nous serons fatigués d'effectuer cette traversée avec des moyens modestes et limités, pensons que notre barque arrivant alors au milieu de la mer est tourmentée par les flots (Mt 14,24), qui veulent que nous fassions naufrage dans la foi (1 Tim 1,19) ou dans quelque autre vertu. Mais lorsque nous verrons l'esprit du Mauvais combattre nos entreprises, pensons qu'alors le vent nous est contraire.

Quand donc nous aurons subi ces assauts au long des trois veilles de la nuit, en traversant l'obscurité des tentations, luttant avec tout le courage dont nous sommes capables et prenant garde à ne pas faire naufrage dans la foi ou dans quelque autre vertu, <> croyons alors qu'à la quatrième veille (Mt 14,25), lorsque la nuit sera avancée et que le jour sera tout proche (Rm 13,12), le Fils de Dieu viendra vers nous en marchant sur la mer (Mt 14,25) pour nous la rendre bienveillante. Et lorsque nous verrons le Verbe nous apparaître, nous serons troublés avant de comprendre clairement que c'est le Sauveur, venu habiter parmi nous. Croyant encore voir un fantôme (Mt 14,26), pleins de crainte, nous pousserons des cris. Mais lui nous parlera aussitôt : Confiance, dira-t-il, c'est moi, n'ayez pas peur (Mt 14,27).

Et il peut se trouver parmi nous un Pierre (Mt 14,28) tendant vers la perfection (He 6,1) sans y être encore parvenu, que cette parole d'encouragement remplira d'une ardeur nouvelle. Comme pour échapper à cette tentation qui le tourmente, il descendra de la barque ; voulant aller vers Jésus, il se mettra à marcher sur les eaux (Mt 14,29) ; mais, avec sa foi encore faible et ses doutes, il verra la violence du vent, il prendra peur et commencera à enfoncer. Pourtant, il ne coulera pas, parce qu'il appellera Jésus d'une voix forte et lui dira : Seigneur, sauve-moi (Mt 14,30) ! Puis, à peine ce Pierre aura-t-il fini de parler et de dire : Seigneur, sauve-moi !, que le Verbe étendra la main pour lui porter secours ; il le saisira au moment où il commencera à enfoncer et lui reprochera son peu de foi et ses doutes.

Observez toutefois qu'il n'a pas appelé Pierre "incrédule", mais homme de peu de foi, et qu'il lui a dit : Pourquoi as-tu douté ? (Mt 14,31), car il avait une certaine foi, mais penchait aussi dans le sens contraire. Après cela, Jésus et Pierre monteront dans la barque, et le vent tombera (Mt 14,32), et ceux qui seront dans la barque, sachant de quels périls ils ont été sauvés, se prosterneront devant lui en disant <> : Vraiment, tu es le Fils de Dieu (Mt 14,33).


Prière

Quand notre barque est battue par les vagues, rends-nous la confiance, Seigneur ; quand le vent est contraire et que tout semble se liguer contre nous, viens vite à notre secours en la personne de ton Fils Jésus Christ, qui seul peut nous sauver. Lui qui règne.