XXVe Dimanche du Temps Ordinaire (C)

Bien « malin »... -



L’intendant infidèle (ou le notaire),

Marinus van Reymerswale (Reimerswaal, 1490 - Goes, 1567),

Huile sur bois de chêne, 103,7 x 120 cm, 1542,

Bayerische Staatsgemäldesammlungen - Alte Pinakothek, Munich (Allemagne)


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc (Lc 16, 1-13)

En ce temps-là, Jésus disait à ses disciples : « Un homme riche avait un gérant qui lui fut dénoncé comme dilapidant ses biens. Il le convoqua et lui dit : ‘Qu’est-ce que j’apprends à ton sujet ? Rends-moi les comptes de ta gestion, car tu ne peux plus être mon gérant.’ Le gérant se dit en lui-même : ‘Que vais-je faire, puisque mon maître me retire la gestion ? Travailler la terre ? Je n’en ai pas la force. Mendier ? J’aurais honte. Je sais ce que je vais faire, pour qu’une fois renvoyé de ma gérance, des gens m’accueillent chez eux.’ Il fit alors venir, un par un, ceux qui avaient des dettes envers son maître. Il demanda au premier : ‘Combien dois-tu à mon maître ?’ Il répondit : ‘Cent barils d’huile.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu ; vite, assieds-toi et écris cinquante.’ Puis il demanda à un autre : ‘Et toi, combien dois-tu ?’ Il répondit : ‘Cent sacs de blé.’ Le gérant lui dit : ‘Voici ton reçu, écris 80’. Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière. Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles. Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande. Celui qui est malhonnête dans la moindre chose est malhonnête aussi dans une grande. Si donc vous n’avez pas été dignes de confiance pour l’argent malhonnête, qui vous confiera le bien véritable ? Et si, pour ce qui est à autrui, vous n’avez pas été dignes de confiance, ce qui vous revient, qui vous le donnera ? Aucun domestique ne peut servir deux maîtres : ou bien il haïra l’un et aimera l’autre, ou bien il s’attachera à l’un et méprisera l’autre. Vous ne pouvez pas servir à la fois Dieu et l’argent. »


Le peintre

Marinus van Reymerswale était le peintre de trois thèmes, tous plus ou moins caricaturaux. Il a peint un certain nombre de Saint Jérôme simples, tous dérivés du portrait de Dürer en 1521 (Lisbonne), mais soulignons le manque de précision et de recherche. Les deux autres thèmes sont interdépendants : deux collecteurs d’impôts extrêmement laids et cupides, un banquier et sa femme (le banquier compte ses bénéfices). Le banquier est étroitement lié au travail de Massys sur le même sujet, et il se peut que les collecteurs d'impôts proviennent d’emprunts d’œuvres par Quentin Massys aux caricatures de Léonard de Vinci.


Il existe une trentaine de versions des collecteurs d’impôts (la meilleure est à Londres, à la National Gallery ; une autre date de 1552), et personne n’a expliqué jusqu’à présent pourquoi un si grand nombre de personnes voulaient posséder une image des percepteurs laids jubilant des impôts. Il en existe également dans la Collection Royale britannique et à Anvers, Berlin, Gand, Madrid, Munich et Vienne.


Ce que je vois

Un bureau clos, assez sombre, entouré d’étagères de bois emplies d’un fouillis de boites, de plateaux et de lettres. Accrochées à plusieurs endroits des liasses de lettres et des sacs de courriers. Sur la table recouverte d’un tissu vert, un trieur à pointes contient divers papiers de comptes, et des documents fermés par un imposant sceau de cire rouge.


À droite, trois personnages. Un vieil homme d’âge mûr au premier plan vient de vider son porte-monnaie de plusieurs pièces d’argent sur la table. À son côté gauche pend une épée. Derrière lui, deux hommes plus jeunes semblent inquiets. Sûrement des débiteurs...


À la table, un homme écrit de sa plume, penché sur un livret de comptes. À sa gauche, une assiette de nourriture repose sur deux livres. Devant lui, l’encrier. Coiffé d’un bonnet rouge, il est habillé assez richement d’un pourpoint vert aux reflets mordorés. Est-ce le clerc de notaire, interrompu dans son repas par ces opportuns ?


À gauche, celui que l’on peut croire être le notaire, ou l’intendant suivant le titre donné au tableau. Il est assez âgé, gras, voire adipeux, et a ce regard souriant qui cache un cynisme rare. Sûrement chauve, il doit se coiffer d’un bonnet en poils. Il porte un riche manteau au col de martre, sur un pourpoint de velours rouge. À sa main gauche, une bague. Il tient en main le document qui semble être l’objet de la discussion avec le vieux débiteur. Tout la face de cet homme est ridée, mais aussi ses mains, et certainement... son coeur !


Une parabole surprenante

Situons d’abord ce texte. Il n’existe que chez saint Luc. Et, sans interruption, se trouve à la suite de la parabole de l’enfant prodigue, avec cette simple introduction : « Puis, Jésus dit à ses disciples ». Il ne parle plus aux pharisiens, ni aux pécheurs à table avec lui, mais aux disciples. On peut se demander qui ils sont dans ce contexte. En fait, il ne faudrait pas séparer cette parabole de l’économe infidèle avec celle qui va suivre du pauvre Lazare. Toutes deux traitent du problème des richesses, dans la perspective du Jugement. Les sorts temporel et éternels sont liés : c’est le choix entre salut et perdition...


Luc avait déjà abordé ce problème quelques chapitres plus tôt avec la parabole du riche insensé (Lc 12, 16-21) et de l’économe avisé (Lc 12, 42-48) De fait, on est face à une antithèse (l’économe qui d’avisé devient insensé), toujours dans cette perspective eschatologique : le temps presse pour vous convertir...


Un homme habile

Cette parabole en deux parties semble reliées par un verset charnière (verset 9) :

Eh bien moi, je vous le dis : Faites-vous des amis avec l’argent malhonnête, afin que, le jour où il ne sera plus là, ces amis vous accueillent dans les demeures éternelles.

Cette affirmation de Jésus peut paraître bien curieuse. Nous y reviendrons... Jésus commence sa parabole comme un conte, « il était une fois... » Et comme pour beaucoup de contes et de fables, il va y avoir une morale à en tirer.


Donc, cet homme riche avait un gérant. Le terme grec devrait plutôt se traduire par économe, intendant. Jésus déjà, en 12, 41, avait demandé à l’économe d’être habile, comme celui-ci, mais en plus, fidèle. Ce ne sera pas le cas de ce dernier, et c’est là que se situe sa malhonnêteté, non dans son habileté ! Mais Jésus ne s’adresse-t-il pas à ses disciples, à eux qui le suivent et qui vont devenir les intendants de ses mystères (mystère en grec se traduit sacrement) et de son Église ?


Cet intendant va devoir rendre des comptes car le voilà dénoncé comme quelqu’un qui gaspille les biens du maître. Son jugement approche... Et il a peur. Peur de perdre son travail, comme le maître l’en a prévenu, peur de devoir rembourser sa gabegie. Lui aussi rentre en lui-même, mais pas pour regarder son péché. Plutôt pour échapper aux conséquences. Alors, il imagine une série de scenarii possibles, un peu comme la chanson de Julien Clerc (chanson originale de Zachary Richard), « Travailler, c’est trop dur » ! :


Travailler, c'est trop dur, et voler, c'est pas beau.

D'mander la charité, c'est quéqu'chose j'peux pas faire.

Chaque jour que moi j'vis, on m'demande de quoi j'vis.

J'dis que j'vis sur l'amour, et j'espère de viv' vieux!


Pas la force de bêcher son jardin, honte de mendier... Il faut trouver autre chose !


Mais pourquoi ne pas profiter de ses capacités ? Il est bon en mauvaise gestion, alors, autant aller jusqu’au bout ! Il pense au futur (pas à l’avenir) : trouver un endroit où manger et dormir, bref, une maison : « pour qu’ils me reçoivent dans leurs maisons quand je serai renvoyé de ma gérance » (verset 4). Mais comme pour les paraboles précédentes (la brebis perdue, la drachme égarée et l’enfant prodigue), sera-ce pour la Maison du Père qui accueille ? C’est pourtant là que doivent converger toutes nos destinées...


Une manœuvre intelligente

Il va alors mettre au point un stratagème judicieux : remettre sur une dette, un rabais quoi ! Mais, en fait, n’est-ce pas ce que Jésus nous a appris ? Ainsi (Mt 6, 12) :

Remets-nous nos dettes comme nous les remettons à nos débiteurs.

N’a-t-il pas insisté lorsqu’il a parlé du débiteur impitoyable (Mt 18, 21-35) :

Alors celui-ci le fit appeler et lui dit : “Serviteur mauvais ! je t’avais remis toute cette dette parce que tu m’avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton tour, avoir pitié de ton compagnon, comme moi-même j’avais eu pitié de toi ?”

À ce sujet, Lanza del Vasto (1901-1981) écrivait en 1945 :

« Comment sommes-nous ici-bas les économes du Maître de toutes choses ? Par le jugement qui n’appartient qu’à lui, mais que nous administrons en tout temps et même sans qu’on nous en charge. Avec quelle assurance et quelle autorité nous jaugeons les actes d’autrui... Cela serait juste si nous avions la justice en nous, la justice pour nous et le droit de juger. Mais nous savons de reste que la prudence seule nous convient... Et cette parabole montre l’opportunité pour le pécheur de ne point réclamer toute la dette du Maître. Elle nous conseille de suspendre notre réprobation, de brider notre indignation vengeresse en nos jugements touchant les fautes d’autrui, celles qui ne nous regardent pas. Elle renouvelle le commandement : « Ne jugez pas ».

Comme une inversion de perspective... Ne plus regarder avec l’œil du jugement, mais avec celui de la miséricorde qui peut comprendre le désarroi de celui qui se sent couler... Qu’aurais-je fait moi-même ? Elle ne peut être l’unique clé de lecture de cette parabole, mais elle ne doit pas pour autant être éludée.


Le Maître

Le Maître, dans le texte grec, est appelé κύριος qui peut se traduire « Seigneur », comme le titre divin. Est-ce donc lui qui vient nous demander des comptes ? Et c’est lui qui va louer, faire l’éloge de l’habilité de cet intendant infidèle ! Lui qui a pourtant été victime de l’escroquerie. Même si le Maître n’en est pas conscient puisque l’économe a eu soin de lui cacher. Alors où est l’habileté ? Tout simplement dans le fait que le Maître pensait que ses caisses étaient vides suite à la mauvaise gestion de l’économe. Et voilà que maintenant il y trouve un paquet de reconnaissances de dettes. Comment ne pas louer l’habileté de son intendant qui en si peu de temps a réussi à remettre à flot l’entreprise ?! Même s’il ne sait pas qu’il a perdu une bonne partie de son bien ! Ne préjugeons pas de la moralité, louons simplement l’habileté du subterfuge, même si elle confine à la fourberie. Peut-être cet intendant connaissait-il cette devise évangélique (Mt 10, 16) :

Voici que moi, je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents, et candides comme les colombes.

La morale de l’histoire ?

Plus que prudent comme un serpent, il fut malin comme un renard ! Mais le Christ ne va pas se contenter de la morale d’une histoire, qui, à l'instar d’un conte populaire, louerait l’astuce pour mettre les rieurs de son côté (verset 8) :

Le maître fit l’éloge de ce gérant malhonnête car il avait agi avec habileté ; en effet, les fils de ce monde sont plus habiles entre eux que les fils de la lumière.

Du savoir faire au savoir être

Même si l’histoire que conte Jésus met en valeur le savoir faire de cet homme, le constat n’en est pas moins affligeant. Et constater n’est pas complimenter : la ruse de cet homme n’est-elle pas comparable au serpent des origines, lui-même « le plus rusé » de la terre (Gn 3, 1) ?


Et Jésus va nous faire alors basculer dans la vérité. Car cet économe est qualifié d’inique (verset 8) plus que malhonnête. L’iniquité n’est pas rien, c’est le contraire de la justice et de l’équité. Cet homme a succombé aux charmes du monde. Il ne cherche que le temporel, le passager, et même la maison qu’il espère n’est que terrestre. Oui, grand bien lui fasse sur terre son habileté, sa fourberie. Elle lui ouvrira peut-être les portes des maisons quand il sera viré, mais elle lui ferme, du même coup, la porte du Royaume. Il a su faire, mais il ne sut être... Oui, il a su faire avec ceux de son espèce, avec ceux qui lui ressemble, mais il s’exclue ainsi du groupe des fils de lumière qui aspirent à la justice et à l’équité. Les fils de ce monde, par opposition, ne sont donc que les fils des ténèbres...


Mais ne sommes-nous tous pas un peu de ceux-là, habiles à calculer et à agir pour ce monde, pour nos intérêts temporels, en oubliant d’être réalistes dans le « calcul » de notre être pour l’éternité ?


Le Mammon de l’iniquité

Ce Mammon, cette soif de possession, de l’argent, peut nous dévorer. Tant de chapiteaux romans l’ont illustré. Cet argent, qui n’est qu’un avoir, un dépôt dont nous sommes seulement les économes chargés de gérer les biens que le Seigneur nous a confiés, devient en nos mains un dieu. Ou plutôt une puissance diabolique, celle qui introduit la division en nos cœurs, en tout notre être.


Le problème n’est pas d’être riche, le problème n’est pas de posséder, mais d’être possédé, possédé par la richesse, comme Satan possède les faibles. La Bible pourtant fait même l’éloge du riche trouvé sans tache (Si 31, 8-11) :

Heureux le riche qui fut trouvé sans reproche et n’a pas couru après l’or. Qui est-il ? Nous le dirons bienheureux : parmi son peuple, il a fait des merveilles ! Qui donc fut jugé parfait dans l’épreuve ? À lui, la gloire pour toujours ! Qui donc pouvait pécher et n’a point péché, faire le mal, et ne l’a pas fait ? Ses biens s’affermiront dans le Seigneur, et l’assemblée dira ses largesses.

Ce que Jésus reproche, c’est le manque de confiance. Comme la sagesse populaire l’exprime depuis longtemps : Qui vole un œuf vole un bœuf... Bien sûr, cet argent trompeur peut servir, à condition que ce ne soit pas nous qui le servions. Il n’est que transitoire, il n’est là que pour combattre l’iniquité et instaurer l’équité. Nous devons le réduire en esclavage, et non l’inverse !


Servir c’est adorer

Servir l’argent, c’est l’adorer. Servir Dieu, c’est l’adorer. Oh, bien sûr, on peut se servir de l’argent pour aider à adorer Dieu. Mais jamais servir l’argent car, alors, de serviteur on devient esclave. L’argent peut servir mais ne doit pas asservir ! Et tous, comme intendants de Dieu, fidèles ou non, nous dépendons indubitablement d’un unique Seigneur qui est le Christ, et ne pouvons donc nous laisser dominer par un argent idolâtré. Alors... choisis bien pour être accueilli dans la Maison éternelle au jour du Jugement...



Traité sur l'Évangile de saint Luc, Saint Ambroise de Milan, Tome 2, LIVRES VII-X

« Nul serviteur ne peut servir deux maîtres » : non qu'il y en ait deux : il n'y a qu'un seul Maître. Car, même s'il s'en rencontre pour servir l'argent, celui-ci pourtant ne se connaît aucun droit à être maître ; ce sont eux qui se chargent du joug de l'esclavage : car il ne s'agit pas de juste pouvoir, mais d'injuste esclavage. Aussi dit-Il : « Faites-vous des amis avec l'argent d'iniquité», pour que nos largesses aux pauvres nous procurent la faveur des anges et des autres saints. L'intendant n'est pas repris (apprenons à ce propos que nous ne sommes pas maîtres, mais plutôt intendants des richesses d'autrui) ; et bien qu'il fût en faute, il est loué cependant pour s'être ménagé des appuis en remettant au nom de son maître. Et c'est justement qu'il a parlé d'argent d'iniquité, parce que l'avarice tentait nos penchants par les appâts variés des richesses, si bien que nous voulions être esclaves des richesses. Aussi dit-Il : « Si vous n'avez pas été fidèles avec un bien étranger, qui vous donnera ce qui est à vous ? » Les richesses nous sont étrangères, parce qu'elles sont en dehors de notre nature : elles ne naissent pas avec nous ni ne trépassent avec nous. Le Christ au contraire est à nous, parce qu'il est la Vie : aussi bien « Il est venu chez Lui, et les siens ne l'ont pas reçu » ( Jn, I, 11). Personne donc ne vous donnera ce qui est à vous, puisque vous n'avez pas cru à votre bien, vous n'avez pas accueilli votre bien. Il semble donc que les Juifs soient accusés de fraude et d'avarice ; aussi, n'ayant pas été fidèles sur l'article des richesses, qu'ils savaient n'être pas à eux car les biens de la terre ont été donnés à tous pour l'usage commun et qu'ils auraient certes dû partager avec les pauvres, ils n'ont pas mérité non plus de recevoir le Christ : Zachée, pour l'acquérir, a offert la moitié de ses biens (Lc, XIX, 8). Ne soyons donc pas esclaves des biens extérieurs, puisque nous ne devons connaître d'autre Seigneur que le Christ ; car « il n'y a qu'un Dieu Père, de qui tout vient et en qui nous sommes, et un Seigneur Jésus, par qui sont toutes choses » (I Cor.,VIII, 6). Mais alors ? le Père n'est pas Seigneur, ou le Fils n'est pas Dieu ? Mais le Père aussi est Seigneur, puisque « par la parole du Seigneur les cieux ont été affermis » (Ps. 32, 6) ; et le Fils est Dieu, Lui « qui est au-dessus de toutes choses, Dieu béni à jamais » (Rom., IX, 5). Comment donc nul ne peut-il servir deux seigneurs ? C'est qu'il n'y a qu'un Seigneur, parce qu'il n'y a qu'un Dieu ; aussi bien « vous adorerez le Seigneur votre Dieu et vous ne servirez que Lui » (Matth., IV, 10). Par où il est clair que le Père et le Fils n'ont qu'une même domination : or elle est une si, au lieu d'être partagée, elle est tout entière dans le Père, tout entière dans le Fils. Ainsi, en affirmant une seule divinité, une seule domination dans la Trinité, nous proclamons qu'il n'y a qu'un Dieu et un Seigneur. Compter au contraire une puissance pour le Père, une autre pour le Fils, une autre pour l'Esprit, c'est introduire dans l'Église plusieurs dieux et plusieurs seigneurs, selon l'erreur néfaste des Gentils.