XXVIe Dimanche du temps ordinaire (A)

Oui ? Non ? Oui, mais…



Le départ (série de l’Enfant Prodigue)

James TISSOT (Nantes, 1836 - Buillon, 1902)

Huile sur toile, 100 x 130 cm, 1881

Musée des Beaux-Arts de Nantes (France)


Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu 21, 28-32

En ce temps-là, Jésus disait aux grands prêtres et aux anciens du peuple : « Quel est votre avis ? Un homme avait deux fils. Il vint trouver le premier et lui dit : “Mon enfant, va travailler aujourd’hui à la vigne.” Celui-ci répondit : “Je ne veux pas.” Mais ensuite, s’étant repenti, il y alla. Puis le père alla trouver le second et lui parla de la même manière. Celui-ci répondit : “Oui, Seigneur !” et il n’y alla pas. Lequel des deux a fait la volonté du père ? » Ils lui répondent : « Le premier. » Jésus leur dit : « Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »


Le peintre

James Tissot est un peintre peu connu en France, même si une très belle exposition vient de lui être consacrée en 2020, pourtant il est à l’origine d’une œuvre exceptionnelle représentant, un peu comme le fit Gustave Doré, de nombreux épisodes bibliques de l’Ancien et du Nouveau Testament, qui eurent un énorme succès à l’époque. Le côté un peu « pompier » de ses illustrations est certainement à l’origine de sa désaffection.


James (originairement Jacques Joseph) Tissot, peintre, graveur français. Il a grandi dans un port, une expérience que l’on retrouve dans ses dernières peintures situées à bord d’un navire. Il déménagea à Paris vers 1856 et est devenu élève de Louis Lamothe et d’Hippolyte Flandrin. Il fit ses débuts au Salon en 1859 et a continué à exposer avec succès jusqu'à ce qu'il gagne Londres en 1871.


Ses premières peintures illustrent les obsessions romantiques du Moyen Âge, tandis que des travaux tels que la Réunion de Faust et Marguerite (1861, Paris, Musée d'Orsay) et Marguerite aux rameaux (1861) montrent l'influence du peintre belge, le Baron Henri Leys. Au milieu des années 1860, Tissot abandonne ce type d’œuvres en faveur de sujets contemporains, parfois avec une intention humoristique, comme dans Two Sisters (1864, Paris, Musée du Louvre) et Beating the Retreat in the Tuileries Gardens (1868, collection privée). La peinture Jeunes dames regardant les objets japonais (1869, collection privée) témoigne de son intérêt pour l’Orient (1869, collection privée), profitant de cet attrait particulier lors du Directoire. Peut-être fut-il aussi influencé par les frères Goncourt. Tissot a recréé l'atmosphère des années 1790 en habillant ses personnages en costume historique.


Après avoir participé à la guerre franco-prussienne, il est resté dix ans à Londres, où il était très apprécié pour ses scènes de genre (par exemple, The Ball on Shipboard). En 1882, il se rend en Palestine. À partir de 1888, il vit une révélation religieuse et se consacre dès lors jusqu'à la fin de sa vie à des sujets bibliques, nourrissant son art d'observations effectuées lors de voyages en Palestine et à Jérusalem : ces œuvres chrétiennes largement éditées en français et en anglais lui assurent alors une grande renommée.


James Tissot finit sa vie dans le château familial de Buillon dans le Doubs : il y meurt le 8 août 1902. Sa notoriété est plus grande en Angleterre ou en Amérique qu'en France et l'on a pu dire qu'il était plus présent dans les histoires du costume que dans les histoires de la peinture, mais on redécouvre en France l'art de la mise en scène qu'il démontre dans ses tableaux et une subjectivité décelable derrière les sujets mondains et les peintures de genre qui retient l'attention.


L’œuvre

Quatre peintures composent La parabole du fils prodigue, commencée vers 1880 et exposée à l’Exposition universelle de 1889. La scène du départ se déroule sur les bords de la Tamise, dans un intérieur bourgeois que le peintre reproduit dans tous ses détails (nature-morte sur la table de la salle à manger, coquillage et bibelots dans le fond). Le jeu de lumière vient souligner chacun de ces éléments, ainsi que les expressions des visages des protagonistes. Le fils prodigue, nonchalamment assis sur la table, semble déterminé à partir malgré les efforts du père pour le retenir. À l’écart, le second fils, accoudé à la fenêtre, regarde songeur vers l’extérieur. À ses côtés, une femme, qui n’est autre que le modèle et la compagne de Tissot, Kathleen Newton, relève les yeux de son ouvrage de couture.


Ce que je vois

Bien sûr, l’œuvre ne correspond pas exactement à la parabole évangélique de ce jour. Pourtant, nous pouvons lire le texte en y voyant le père, appelant ses deux fils à travailler à la vigne. L’un, assis sur la table semble déterminé à y aller, et doit répondre positivement. Alors que le second, accoudé à la fenêtre, n’a même pas dû répondre, tellement absorbé dans ses rêves. À moins que l’on y voie l’inverse ! Le fils assis sur la table s’oppose à son père et refuse de partir travailler. L’autre a peut-être répondu nonchalamment oui alors qu’il reste à rêvasser en regardant les bateaux du port.


Quoi qu’il en soit, aucun ne respectera sa parole ! Prendre cette œuvre pour illustrer la parabole de ce jour a encore plus de sens lorsque l’on regarde cette femme qui coud, discrètement assise à la table. Ne serait-elle pas comme une image symbolique de la sagesse, de la méditation, voire de la Vierge Marie ? Elle écoute, elle réfléchit, elle prend le temps, elle prie… « Toute activité quelconque se prépare dans la prière… » Elle est la mesure entre ses deux fils.


Les deux fils

Car, enfin, si l’on relit bien le texte, Jésus ne félicite véritablement aucun des deux fils. Et pourquoi en serait-il ainsi ? Ne serait-il pas mieux que les deux répondent positivement et partent immédiatement au travail ? Devrait-on louer celui qui répond non à son père, même s’il change d’avis ? Ce qu’il faut louer, c’est qu’il se repente, non qu’il s’oppose d’abord au père. Car le premier avait peut-être véritablement l’intention d’aller travailler. Mais les occupations, les soucis du monde, la fainéantise l’ont retenu… Sa réponse positive est à louer, pas son absence d’action. Bref, aucun des deux n’est vraiment blanc comme neige. J’eus préféré un fils qui mette en œuvre ce que Jésus avait dit précédemment (Matthieu 5, 37) :

Que votre parole soit “oui”, si c’est “oui”, “non”, si c’est “non”. Ce qui est en plus vient du Mauvais.

Le père

Mettons-nous un peu à la place du père. Votre fils vous répond non. Que faites-vous ? Vous vous adressez au second, avec sûrement un petit goût d’amertume et de déception. Peut-être même allez-vous vous adresser à des manœuvriers pour aller à la vigne. Vous allez devoir les payer. Ils y vont, et arrivés à la vigne, ils voient venir le fils qui a changé d’avis… Ça complique bien les choses ! Et ça va vous coûter un salaire pour rien. Ou alors, votre fils vous répond oui. Vous voilà soulagé. Inutile d’embaucher quelqu’un. Mais il ne va pas travailler… Et le grain pourrit sur pied ! Comme il est pénible d’avoir affaire à des gens qui ne respectent pas leur parole ! Oui, que votre oui soit oui. Sinon, nous allons à vau-l’eau.


La volonté de Dieu

Mais la vraie question que souligne Jésus est de faire la volonté du Père, même si le chemin est tortueux. Il ne loue pas les deux fils pour leurs réponses. Il ne loue même pas l’inconstance de ces deux jeunes hommes. En fait, il ne loue rien. Il fait simplement preuve d’indulgence. Car ce qui importe est de faire la volonté de Dieu. Bien sûr, je suis convaincu que le Christ préfèrerait que les hommes prennent un chemin direct plutôt que de continuels chemins de traverse. Mais, il fait avec l’homme… Saint François de Sales dira même :

Là où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie.

En fait, nous avons deux problèmes, ou un seul problème à deux niveaux.


Le double problème

Le premier est de ne pas connaître ou comprendre la volonté de Dieu. Du coup, vient le second : faire preuve de velléité. Car si nos contemporains, et nous-mêmes d’abord, sommes velléitaires, c’est parce que nous ne savons pas où aller. Oh, il est certain que nous réfléchissons au sens que nous voulons donner à notre vie, mais dans une perspective souvent bien horizontale, bien terrestre… Cherchons-nous vraiment à plaire à Dieu ? Notre regard est-il vraiment tourné vers le Ciel ? Cherchons-nous à faire la volonté du Père « sur la terre, comme au ciel » ? Sur la terre, peut-être. Nous essayons d’être bons, charitables, de penser aux autres, d’être généreux, etc. Sur la terre, nous essayons de faire « de notre mieux », comme disent les louveteaux. Mais alors, nous nous trouvons bien des excuses, des justifications. Nous sommes indulgents… Mais d’abord pour nous-mêmes ! Et nous risquons souvent d’être comme le fils qui dit oui, et qui ne fait pas… Et cela parce que notre regard n’est pas tourné vers le Ciel. Alors, nous sommes velléitaires, sans racine, sans radicalisme… Ou alors, un radicalisme mal placé qui fait que l’attitude morale que nous croyons avoir n’est que du moralisme. Car entre morale et moralisme, il y a un vrai fossé !


Morale ou moralisme ?

Le moralisme est de mettre en œuvre une attitude parce que la loi nous dit que c’est ainsi. Pas besoin de réfléchir, il suffit d’appliquer. On fait ou on ne fait pas certaines choses parce qu’on nous a dit qu’il ne fallait pas ou fallait le faire. C’est l’unique critère. La morale, c’est de choisir ce que l’on fait ou ce que l’on ne fait pas par amour. Quelle nuance !!! C’est peut-être là où il faut louer le fils qui avait dit non. Il se repent. Et ce, par amour, certainement, de son père. Son regard, d’abord tourné uniquement vers la terre, s’élève vers le ciel. Et il se convertit. « Sur la terre, comme au ciel » … Et non pas « sur la terre, et si j’ai encore un peu de temps et d’énergie, comme au ciel ». Car le ciel est le but à atteindre… Et il faut en prendre les moyens… à notre mesure.


Prendre les moyens

Je parlais de velléité. Comme l’explique le Larousse :

Volonté de principe en général non suivie de réalisation.

Comment faire pour que notre volonté se transforme en actes ? Comment faire pour éviter de prendre continuellement des chemins de traverse ? Pour ne pas entendre Jésus nous dire un jour :

« Amen, je vous le déclare : les publicains et les prostituées vous précèdent dans le royaume de Dieu. Car Jean le Baptiste est venu à vous sur le chemin de la justice, et vous n’avez pas cru à sa parole ; mais les publicains et les prostituées y ont cru. Tandis que vous, après avoir vu cela, vous ne vous êtes même pas repentis plus tard pour croire à sa parole. »

Rassurez-vous, ce n’est pas si évident que cela ! Et cette volonté divine est différente pour chacun d’entre nous. Mais, avec amour et persévérance, nous sommes capables de discerner car nous sommes « Capax Dei » (Saint Augustin). Et la clé est peut-être cette femme, assise à la table, plongée dans sa méditation, en écoute. Au début, j’écrivais qu’elle pouvait être l’image de la Vierge Marie. C’est vrai. Mais il est une autre personne qui fut présentée comme une figure féminine dans la Bible : la Sagesse. Et il me semble que c’est elle qu’il faut chercher. Et monter l’escalier vers Dieu en suivant les marches une à une. Saint Jean Climaque parlait de L’échelle du Paradis. Comme pour le songe de Jacob (Genèse 28, 11-17). Grimpons ensemble cet escalier, franchement, sans velléité, pour atteindre l’hésychasme, c’est-à-dire la paix de l’âme. Et ce, avec le Veni Creator


L’échelle de Dieu

« Dieu veut que tous les hommes soient sauvés » 1 Timothée 2, 4

Le premier barreau est de prendre conscience du salut. Dieu veut notre salut. Et ce salut est orienté vers le Ciel. Il nous demande donc de vivre dans la grâce et de la rechercher, comme l’écrira Paul (Éphésiens 2, 8-9) :

« C'est par la grâce en effet que vous êtes sauvés, par le moyen de la foi. Et cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu. Ce n'est point par les œuvres, afin que personne ne se glorifie. »

Cherchons d’abord la grâce de Dieu avec l’Esprit :


Viens, Esprit Créateur,

Visite l'esprit de tes fidèles,

Emplis de la grâce d'En-Haut

Les cœurs que tu as créés.

« …soyez continuellement remplis de l’Esprit » Éphésiens 5, 18

Le second barreau est d’être rempli de l’Esprit de Dieu. Par la louange et la reconnaissance de la présence de Dieu dans ma vie.


Toi qu'on nomme le Consolateur,

Le don du Dieu très-Haut,

La source vivante, le Feu, la Charité,

L'Onction spirituelle.


Toi l'Esprit aux sept dons,

Le doigt de la droite paternelle,

Tu es sa solennelle promesse,

Enrichissant notre bouche par la parole.

« Ce que Dieu veut, c’est votre sanctification… » 1 Thessaloniciens 4, 3

Le troisième barreau est de chercher notre sanctification à tout moment, par une vie saine, sainte et équilibrée.


Fais jaillir la lumière dans notre intelligence,

Répands l'amour dans notre cœur,

Soutiens la faiblesse de notre corps

Par ton éternelle vigueur !


Repousse au loin l'Ennemi,

Donne-nous la paix sans délai ;

Que sous ta conduite qui nous ouvre la voie,

nous évitions toute nuisance.


En résumé, les trois premiers principes pour trouver la volonté de Dieu sont

  • Sauvé : avoir accepté l'œuvre de Christ et vivre une foi authentique de disciple.

  • Saint-Esprit : être rempli, gouverné par l'Esprit de Dieu.

  • Sanctifié : rechercher et vivre une vie saine, sainte et équilibrée.

Alors, croyez-moi, si notre regard, transformé par l’Esprit, est tourné vers le Ciel, alors, plus de velléité, mais cette force, cette joie, cette énergie pour rejoindre Dieu, à tout prix ! Dieu seul ! Sinon, nous risquons d’être condamnés par ces jugements portés aux diverses Églises de l’Apocalypse (chapitres 2 et 3) :

À l’ange de l’Église qui est à Éphèse, écris : j’ai contre toi que ton premier amour, tu l’as abandonné.
À l’ange de l’Église qui est à Smyrne, écris : sois fidèle jusqu’à la mort, et je te donnerai la couronne de la vie.
À l’ange de l’Église qui est à Pergame, écris : convertis-toi : sinon je vais venir à toi sans tarder ; avec le glaive de ma bouche je les combattrai.
À l’ange de l’Église qui est à Thyatire, écris : tenez fermement, du moins, ce que vous avez, jusqu’à ce que je vienne.
À l’ange de l’Église qui est à Sardes, écris : si tu ne veilles pas, je viendrai comme un voleur et tu ne pourras savoir à quelle heure je viendrai te surprendre.
À l’ange de l’Église qui est à Philadelphie, écris : je viens sans tarder : tiens fermement ce que tu as, pour que personne ne prenne ta couronne.
À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris : Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant. Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche.

Prière d’abandon de Charles de Foucauld

Mon Père,

Je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père.


Homélie de Clément d'Alexandrie (+ 215), Homélie "Quel riche sera sauvé?", 39-40, GCS 3, 185-187

Les portes sont ouvertes à quiconque se tourne sincèrement vers Dieu, de tout son coeur, et le Père reçoit avec joie un fils qui se repent vraiment. C'est le signe d'un repentir véritable que de ne plus retomber dans les mêmes fautes, mais aussi d'extirper complètement de ton âme les péchés pour lesquels tu te juges digne de mort. Une fois qu'ils auront été effacés, Dieu reviendra donc habiter en toi. Car, comme dit l'Écriture, un pécheur qui se convertit et se repent procurera au Père et aux anges du ciel une joie immense et incomparable (cf. Lc 15,10). Voilà pourquoi le Seigneur s'est écrié: C'est la miséricorde que je désire, et non le sacrifice (Os 6,6 Mt 9,13; 12,7) ; je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse (Ez 33,11) ; si vos péchés sont comme la laine écarlate, ils deviendront blancs comme la neige; s'ils sont plus noirs que la nuit, je les laverai, si bien qu'ils deviendront comme la laine blanche (Is 1,18).


Dieu seul, en effet, peut remettre les péchés et ne pas imputer les fautes, alors que le Seigneur nous exhorte à pardonner chaque jour aux frères qui se repentent. Et si nous, qui sommes mauvais, savons donner de bonnes choses aux autres (cf. Mt 7,11), combien plus le Père plein de tendresse (2Co 1,3) le fera-t-il ? Le Père de toute consolation, qui est bon, plein de compassion, de miséricorde et de patience par nature, attend ceux qui se convertissent. Or, la conversion véritable suppose que l'on cesse de pécher et que l'on ne regarde plus en arrière.


Dieu accorde donc la rémission des fautes passées, tandis que, pour ce qui concerne le futur, chacun est responsable de ses propres actes. Se repentir, c'est condamner ses fautes passées et prier le Père pour qu'il les oublie. Lui seul peut, dans sa miséricorde, défaire ce qui a été fait et, par la rosée de l'Esprit, effacer les fautes passées. <>


Si tu es voleur et veux recevoir le pardon, cesse de voler. <> Si tu as dérobé un objet, restitue-le avec un supplément. As-tu fait un faux témoignage ? Exerce-toi à dire la vérité. As-tu été parjure ? Ne fais plus de serment. Tu dois aussi refréner les autres passions mauvaises: la colère, la convoitise, la tristesse et la crainte. <> Les passions que tu as laissé grandir en toi, tu ne pourras sans doute pas les supprimer d'un seul coup. Mais, moyennant un vrai repentir et une application constante, tu y parviendras avec la puissance de Dieu, la prière des hommes et l'aide de tes frères.


Prière

Dieu notre Père, tu n'as voulu limiter ta grâce ni à un peuple, ni aux hommes qui croient te posséder par leurs mérites. Fais de nous des fils disponibles à tes appels et prompts à accomplir la volonté d'amour que tu as exprimée en Jésus, le Christ, notre Seigneur. Lui qui règne.