XXVIIIe Dimanche du Temps Ordinaire (C)

Rendons grâce au Seigneur notre Dieu ! -



Les dix lépreux "où sont les 9 autres ? ",

Macha CHMAKOFF (artiste contemporaine),

Peinture au couteau sur toile - Dimensions : 81 cm sur 65 cm,

Collection privée


Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (Lc 17, 11-19)

En ce temps-là, Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la région située entre la Samarie et la Galilée. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils s’arrêtèrent à distance et lui crièrent : « Jésus, maître, prends pitié de nous. » À cette vue, Jésus leur dit : « Allez vous montrer aux prêtres. » En cours de route, ils furent purifiés. L’un d’eux, voyant qu’il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta face contre terre aux pieds de Jésus en lui rendant grâce. Or, c’était un Samaritain. Alors Jésus prit la parole en disant : « Tous les dix n’ont-ils pas été purifiés ? Les neuf autres, où sont-ils ? Il ne s’est trouvé parmi eux que cet étranger pour revenir sur ses pas et rendre gloire à Dieu ! » Jésus lui dit : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. »


L’artiste

Après des études de langues et de théologie, Macha Chmakoff a obtenu le diplôme de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris. Elle exerce à part égale ses deux métiers de peintre et de psychologue clinicienne-psychanalyste. Elle expose et vend en France, en Belgique et à l’étranger et a publié Le Divin et le Divan, Salvator, 2009. Sa peinture, réalisée au couteau et à partir des pigments broyés par ses soins, évoque la « vie silencieuse » des objets, des personnages, des horizons et tente d’approcher le mystère de la Révélation.

(Extrait du site editionsjesuites.com)


Ce que je vois

L’œuvre est dominée par des teintes de jaune et de vert qui donnent immédiatement une sensation de calme et de joie. Notre regard est accroché par le halo qui semble recouvrir la scène et par deux personnages : l’homme à genoux et l’immense figure hiératique du premier plan. On pense alors aux personnages effilés du Greco.


On reconnaît bien la scène décrite dans l’Évangile de ce jour. Un homme, guéri de sa lèpre, revient rendre grâce au Christ, accompagné de ses disciples, alors qu’on voit les neuf autres, gris de leur ingratitude, partir derrière une montagne, sûrement voir un prêtre attestant de leur guérison. Le Christ rayonnant étend sa main, en signe de bénédiction, sur cet unique lépreux qui sait reconnaître son Sauveur et le remercier en chantant la gloire de Dieu.


Une prière

Dans la Bible, la lèpre, et toutes les maladies de peau, est considérée comme l’effet du péché. La maladie est comme une malédiction due à la faiblesse de l’homme. La lèpre prend encore plus de sens : elle ronge la peau, les chairs et les os. Comme le péché nous ronge et fait tomber des parties de nous-mêmes. Elle vient entacher notre nature humaine. Patrice La Tour du Pin (1911-1975) parle du péché, dans un de ses poèmes comme « ce qui vient revêtir d’un masque de laideur notre visage fait à la ressemblance de Dieu ». La description en est belle et juste, le péché, comme la lèpre, vient abimer l’image de Dieu en nous.


Pardon, Seigneur !

Ces hommes le savent. Ils connaissent leur péché. Et venir chercher la guérison, la délivrance auprès de Jésus, en est une reconnaissance publique. Ils demandent pardon à Dieu, et ils le font très concrètement en allant voir le Christ-Sauveur. N’est-ce pas la première étape de notre prière ? Apprendre à reconnaître notre lèpre, ce péché qui nous ronge et nous détruit ? « Ô Seigneur, pardonne-moi. Pardonne-moi d’avoir sali ton image en moi. Viens me purifier. » Nous avons souvent du mal à oser regarder en face notre péché et notre lèpre. Et pourtant, elle nous fait souffrir extérieurement et intérieurement. Souffrance de ne pas être en paix, souffrance de ne pas être maître de nous-même. Souffrance de notre esclavage. Comme il nous est difficile d’être humble, nous reconnaître fait d’humus, de terre. D’oser descendre jusqu’à terre… Au final, nous pouvons affirmer que le péché est plus fort que l'homme :

  • Il nous ronge (lèpre)

  • Il nous enlève notre lucidité (aveugle)

  • Il rend instables toutes nos actions (boiteux)

  • Il nous bloque dans nos actions (paralytiques)

Pourtant, Jésus ne juge pas ceux qui reconnaissent leurs péchés, il les guérit. Avec amour, avec miséricorde, avec bonté. S’il est dur, voire intransigeant, c’est avec ceux qui refusent d’être aidé, ceux qui ne croient pas en la miséricorde (n’est-ce pas l’unique péché qui ne sera pas pardonné ?), ceux qui ne veulent pas guérir. « Veux-tu guérir ? » (Jn 5, 1-16) demande-t-il au paralytique de la piscine aux cinq portiques. Voulons-nous guérir ? Oserons-nous confesser notre péché ? Oserons-nous croire en la miséricorde de Jésus ? Oserons-nous recevoir l’Esprit du pardon ? Oserons-nous tourner notre regard vers le Père ? Première étape de notre prière : Pardon, Seigneur…


S’il te plaît…

Et c’est là la deuxième étape de notre prière : demander de l’aide. « Prends pitié de nous » lui crièrent-ils. Car le regard de Jésus, amoureux de l’homme, se pose sur nous. Il met en évidence nos ténèbres, certes, mais il nous appelle aussi à la lumière. Mais il est un aspect à ne pas négliger, l’amour de Jésus est libre, il ne veut pas s’imposer. Jésus ne nous force pas à l’aimer. Il attend que nous répondions. « Voici que je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui, et lui avec moi. » lit-on dans l’Apocalypse (Ap 3, 20) Ouvrira-t-on la porte ? Ou le laisserons-nous dehors ? « S’il te plaît, entre ta ma demeure, Seigneur. Viens en faire ta maison. S’il te plaît, viens me guérir, viens purifier mon intérieur souillé. Viens me rendre paix, joie et amour. S’il te plaît… » C’est librement que nous l’appelons. Jésus ne fait pas de miracle en nous si nous ne le demandons.


La seule « dérogation » est lorsque cette demande vient de nos frères pour nous : rappelons-nous cet homme descendu par le toit (Mc 2, 1-13) et que Jésus guérit alors qu’il n’avait rien demandé. C’est la prière de ses frères qui l’a sauvé, la communion des saints. L’appel au secours est certainement ce qui nous est le moins difficile dans notre prière. Surtout pour nous-mêmes. Plus difficilement pour nos frères, à moins que nous soyons véritablement touchés nous-même par leurs souffrances…


Écoutons ce qu’en disait saint Ambroise de Milan dans son Commentaire sur Caïn et Abel :

Apprends qu’il faut prier avant tout pour le peuple, c’est-à-dire pour tout le corps, pour tous les membres de ta mère, et c’est la marque de la charité mutuelle dans l’Église. Car, si tu demandes pour toi, ta demande ne vaudra que pour toi. Et si chacun prie seulement pour soi, celui qui prie est moins agréable à Dieu que celui qui intercède pour les autres. Mais si chacun prie pour tous, tous alors prient pour chacun. En conclusion, si tu demandes pour toi seulement, tu seras seul, nous l’avons dit, à demander pour toi. Mais si tu demandes pour tous, tous demanderont pour toi. Et en effet, toi-même tu es en tous. Ainsi, c’est un grand profit que les prières de chacun obtiennent pour chacun aucune prétention, mais une plus grande humilité, et un fruit plus abondant.

Des fruits plus abondants

Quel est donc ce fruit dont nous parle saint Ambroise ? La louange ! Rendre grâce à Dieu. Seul un sur dix le fait dans notre évangile de ce jour. Un seul lépreux pour venir remercier son Sauveur. Et en plus, un Samaritain, la racaille de l’époque ! Soyons attentifs à la réponse du Christ : « Relève-toi et va : ta foi t’a sauvé. » Qu’est-ce qui le sauve ? Sa foi. Et quelle dimension de sa foi exactement ? Le fait qu’il ait loué le Seigneur, qu’il lui ait rendu grâce. Troisième étape de notre prière : la louange. C’est elle qui nous sauve. Et pourtant, c’est peut-être celle que nous négligeons le plus…


Jésus a guéri cet homme de sa lèpre, il l’a libéré de l’emprise de son péché. Et il crie sa joie, il exulte en Dieu son Sauveur, comme le chantait la Vierge Marie. Il glorifie Dieu à pleine voix et se jette aux pieds de son Maître. Et cette liberté offerte par le Christ fait de lui un homme capable de Dieu (Capax Dei disait saint Augustin de l’homme) :

Si Dieu s'ouvre à l'homme à travers son Esprit, celui-ci a d'autre part été créé comme sujet capable d'accueillir l'autocommunication divine. L'homme — comme la tradition de la pensée chrétienne l'exprime — est « capax Dei » : capable de connaître Dieu et d'accueillir le don qu'Il fait de lui-même. En effet, créé à l'image et à la ressemblance de Dieu (cf. Gn 1, 26), il est en mesure de vivre une relation personnelle avec lui et de répondre par l'obéissance d'amour à la relation d'alliance qui lui est proposée par son Créateur.

Jean-Paul II, Audience Générale, Mercredi 26 Août 1998


Le Christ est venu faire alliance avec lui en le guérissant, mais surtout en le sauvant dans la louange. Quand nous louons Dieu, il se communique à nous, nous pouvons le connaître et accueillir son don.


Pourquoi, et pour quoi devons-nous louer le Seigneur ?


Pourquoi ?

D’abord, parce que c’est notre nature comme le rappelait saint Ignace de Loyola dans les « Principes et Fondements » des Exercices spirituels (n°23) :

L'homme est créé pour louer, honorer et servir Dieu, notre Seigneur, et, par ce moyen, sauver son âme.

La fin du Premier Livre des Chroniques nous donne aussi d’autres raisons (1 Chr 10-13)

Alors David bénit le Seigneur sous les yeux de toute l’assemblée. Il dit : Béni sois-tu, Seigneur, Dieu de notre père Israël, depuis les siècles et pour les siècles ! À toi, Seigneur, force et grandeur, éclat, victoire, majesté, tout, dans les cieux et sur la terre ! À toi, Seigneur, le règne, la primauté sur l’univers : la richesse et la gloire viennent de ta face ! C’est toi, le Maître de tout : dans ta main, force et puissance ; tout, par ta main, grandit et s’affermit. Et maintenant, ô notre Dieu, nous voici pour te rendre grâce, pour célébrer l’éclat de ton nom !

En fait, nous devons louer le Seigneur, tout simplement parce qu’il est notre Dieu !


Pour quoi ?

Pour tout ce qu’il met sous nos yeux. Pensons au Cantique des créatures de saint François d’Assise que nous avons fêté cette semaine :

Très Haut, tout puissant et bon Seigneur,

à toi louange, gloire, honneur,

et toute bénédiction ;

à toi seul ils conviennent, ô Très-Haut,

et nul homme n’est digne de te nommer.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures,

spécialement messire frère Soleil,

par qui tu nous donnes le jour, la lumière ;

il est beau, rayonnant d’une grande splendeur,

et de toi, le Très Haut, il nous offre le symbole.


Louer Dieu aussi pour notre foi, parce qu’il nous a choisis. Qu'elle est belle cette action de grâce que nous entendons dans la deuxième prière eucharistique :

Faisant ainsi mémoire de la mort et de la résurrection de ton Fils, nous t'offrons, Seigneur, le Pain de la vie et la Coupe du salut, et nous te rendons grâce, car tu nous as estimé digne de nous tenir en ta présence.

Oui, Il nous appelle à nous tenir en sa présence. Par notre communion à son Corps et à son Sang, il vient établir sa demeure en nous, il est présent en nos cœurs, et nous appelle à le servir, à le louer, et à l’honorer. Eucharistie : action de grâce ! Que notre participation à la messe soit d’abord une louange à notre Dieu, Père, Fils et Esprit-Saint ! Louons-Le pour son Église, pour les Saints, pour ses sacrements… Tant de grâces nous sont faites. Tant de grâces à lui rendre, à lui retourner !


Enfin, car il faut bien terminer (tout en sachant qu’on ne peut être exhaustif et que chacun peut faire sa propre liste), louons Dieu pour ce qu’il fait dans nos propres vies, pour ce qu’il donne, guérit, soulage et console dans mon entourage : ma famille, mes amis, ma paroisse, mon travail, etc. Pour ce qu’il fait dans ma propre vie spirituelle : joie de la prière, de le recevoir, d’être pardonné, etc. Pour ce qu’il soulage en mon corps et mon âme : guérison, apaisement, consolation, etc.


Bref, les occasions de rendre grâce à Dieu sont nombreuses ! Peut-être même plus que les occasions de demander son aide, si l’on y regarde de près ! En fait, notre prière ne devrait pas être : pardon, puis s’il te plaît et enfin merci. Mais plutôt l’inverse :

  • Merci pour l’être étonnant que je suis (Psaume 138),

  • Pardon de ne pas avoir suffisamment profité des grâces que tu me fais (sainte Bernadette de Lourdes)

  • S’il te plaît, aide-moi à faire de ma vie une louange patiente à ta bonté !


Psaume 138


Tu me scrutes, Seigneur, et tu sais !

Tu sais quand je m'assois, quand je me lève ;

de très loin, tu pénètres mes pensées.


Que je marche ou me repose, tu le vois,

tous mes chemins te sont familiers.

Avant qu'un mot ne parvienne à mes lèvres,

déjà, Seigneur, tu le sais.

Tu me devances et me poursuis, tu m'enserres,

tu as mis la main sur moi.

Savoir prodigieux qui me dépasse,

hauteur que je ne puis atteindre !

Où donc aller, loin de ton souffle ?

Où m'enfuir, loin de ta face ?

Je gravis les cieux : tu es là ;

je descends chez les morts : te voici.

Je prends les ailes de l'aurore

et me pose au-delà des mers :

même là, ta main me conduit,

ta main droite me saisit.

J'avais dit « Les ténèbres m'écrasent ! »

mais la nuit devient lumière autour de moi.

Même la ténèbre pour toi n'est pas ténèbre,

et la nuit comme le jour est lumière !

C'est toi qui as créé mes reins,

qui m'as tissé dans le sein de ma mère.

Je reconnais devant toi le prodige,

l'être étonnant que je suis :

étonnantes sont tes œuvres,

toute mon âme le sait.


Mes os n'étaient pas cachés pour toi

quand j'étais façonné dans le secret,

modelé aux entrailles de la terre.


J'étais encore inachevé, tu me voyais ;

sur ton livre, tous mes jours étaient inscrits,

recensés avant qu'un seul ne soit !


Que tes pensées sont pour moi difficiles,

Dieu, que leur somme est imposante !

Je les compte : plus nombreuses que le sable !

Je m'éveille : je suis encore avec toi.


Dieu, si tu exterminais l'impie !

Hommes de sang, éloignez-vous de moi !

Tes adversaires profanent ton nom !

ils le prononcent pour détruire.

Comment ne pas haïr tes ennemis, Seigneur,

ne pas avoir en dégoût tes assaillants ?

Je les hais d'une haine parfaite,

je les tiens pour mes propres ennemis.

Scrute-moi, mon Dieu, tu sauras ma pensée;

éprouve-moi, tu connaîtras mon cœur.

Vois si je prends le chemin des idoles,

et conduis-moi sur le chemin d'éternité.



Homélie de saint Bruno de Segni (+ 1123), Commentaire sur l'évangile de Luc, 2, 40, PL 165, 426-428

Jésus, marchant vers Jérusalem, traversait la Samarie. Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre (Lc 17,11-12). Que représentent les dix lépreux sinon l'ensemble des pécheurs ? <> Lorsque vint le Christ notre Seigneur, tous les hommes souffraient de la lèpre de l'âme, même s'ils n'étaient pas tous atteints de celle du corps. Or la lèpre de l'âme est bien pire que celle du corps. Mais voyons la suite. Ils s'arrêtèrent à distance et lui crièrent : Jésus, maître, prends pitié de nous (Lc 17,13). Ces hommes se tenaient à distance car ils n'osaient pas, étant donné leur état, s'avancer plus près de lui. Il en va de même pour nous: tant que nous demeurons dans nos péchés, nous nous tenons à l'écart. Donc, pour recouvrer la santé et guérir de la lèpre de nos péchés, supplions d'une voix forte et disons : Jésus, maître, prends pitié de nous. Cette supplication ne doit toutefois pas venir de notre bouche, mais de notre coeur, car le coeur parle d'une voix plus forte. La prière du coeur pénètre dans les cieux et s'élève très haut, jusqu'au trône de Dieu.


En les voyant, Jésus leur dit : Allez vous montrer aux prêtres (Lc 17,14). En vérité, lorsque Dieu regarde, il prend pitié. Il voit donc les lépreux, et aussitôt, saisi de pitié, il leur prescrit d'aller trouver les prêtres, non pour que les prêtres les purifient, mais pour qu'ils les déclarent purs. <>


En cours de route, ils furent purifiés (Lc 17,15). Il faut que les pécheurs entendent cette parole et fassent l'effort de la comprendre. Il est facile au Seigneur de remettre les péchés. Souvent, en effet, le pécheur est pardonné avant de venir trouver le prêtre. En réalité, il est guéri à l'instant même où il se repent. Quel que soit, en effet, le moment où il se convertit, il passe de la mort à la vie. <> Qu'il se rappelle cependant de quelle conversion il s'agit. Qu'il écoute ce que dit le Seigneur : Revenez à moi de tout votre coeur, dans le jeûne, les larmes et le deuil ! Déchirez vos coeurs et non pas vos vêtements (Jl 2,12) Toute conversion doit donc s'opérer dans le coeur, au-dedans. Car Dieu ne repousse pas un coeur brisé et broyé (Ps 50,19).


L'un d'eux, voyant qu'il était guéri, revint sur ses pas, en glorifiant Dieu à pleine voix. Il se jeta la face contre terre aux pieds de Jésus, en lui rendant grâce. Or, c'était un Samaritain (Lc 17,15-16). En réalité, cet homme représente tous ceux qui ont été purifiés dans l'eau du baptême ou guéris par le sacrement de pénitence. Ils ne suivent plus le démon, mais imitent le Christ, ils marchent à sa suite en le glorifiant et en lui rendant grâce, et ils n'abandonnent pas son service. <>


Jésus lui dit : Relève-toi et va : ta foi t'a sauvé (Lc 17,19). Grande est donc la puissance de la foi, car sans elle, selon la parole de l'Apôtre, il est impossible d'être agréable à Dieu (He 11,6). Abraham eut foi en Dieu, et, de ce fait, Dieu estima qu'il était juste (Rm 4,3). C'est donc la foi qui sauve, la foi qui justifie, la foi qui guérit l'homme dans son âme et dans son corps.


Prière

Nous te rendons gloire, Seigneur Dieu. Tu nous as purifiés de la lèpre du péché et tu nous as donné le salut par la foi en ton Fils. Prends pitié de ceux qui souffrent de la lèpre dans leur chair, et donne à tous les hommes que tu as sauvés de vivre sans cesse dans l'action de grâce. Par Jésus Christ.