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1er novembre — Toussaint

Vision… -





L’adoration de l’Agneau et le cantique des Élus,

Albrecht DÜRER (Nuremberg, 1471 – Nuremberg, 1528),

Gravure sur bois, 1498, monogrammée, 30,3 x 20 cm – Édition de 1511,

Legs Wittert (1903), Inventaire n°1095 (Université de Liège, Belgique)


Livre de l'Apocalypse 7, 2-4.9-14

Puis j’ai vu un autre ange qui montait du côté où le soleil se lève, avec le sceau qui imprime la marque du Dieu vivant ; d’une voix forte, il cria aux quatre anges qui avaient reçu le pouvoir de faire du mal à la terre et à la mer : « Ne faites pas de mal à la terre, ni à la mer, ni aux arbres, avant que nous ayons marqué du sceau le front des serviteurs de notre Dieu. » Et j’entendis le nombre de ceux qui étaient marqués du sceau : ils étaient cent quarante-quatre mille, de toutes les tribus des fils d’Israël. Après cela, j’ai vu : et voici une foule immense, que nul ne pouvait dénombrer, une foule de toutes nations, tribus, peuples et langues. Ils se tenaient debout devant le Trône et devant l’Agneau, vêtus de robes blanches, avec des palmes à la main. Et ils s’écriaient d’une voix forte : « Le salut appartient à notre Dieu qui siège sur le Trône et à l’Agneau ! » Tous les anges se tenaient debout autour du Trône, autour des Anciens et des quatre Vivants ; se jetant devant le Trône, face contre terre, ils se prosternèrent devant Dieu. Et ils disaient : « Amen ! Louange, gloire, sagesse et action de grâce, honneur, puissance et force à notre Dieu, pour les siècles des siècles ! Amen ! » L’un des Anciens prit alors la parole et me dit : « Ces gens vêtus de robes blanches, qui sont-ils, et d’où viennent-ils ? » Je lui répondis : « Mon seigneur, toi, tu le sais. » Il me dit : « Ceux-là viennent de la grande épreuve ; ils ont lavé leurs robes, ils les ont blanchies par le sang de l’Agneau. »


Le peintre

Qui ne connaît pas Albrecht Dürer ? En fait, on connaît plus ses œuvres que son nom… Peintre, dessinateur, graveur, théoricien de l’art et de la perspective, mais aussi homme de foi, il voyagea en Italie avant de retourner définitivement à sa ville natale, Nuremberg. C’est là qu’il entame sa carrière de peintre officiel de la cour des Habsbourg puis de Charles-Quint.


Plus que ses peintures, pourtant remarquables, c’est son opus gravé qui connaît le plus de succès, que ce soit pour les cycles de la Passion, ou de l’Apocalypse, mais aussi pour quelques gravures mystérieuses comme celle de Melencolia. Ses recherches mathématiques eurent de grands retentissements, jusqu’à Monge, quelques siècles plus tard. Elles s’appuient sur le Traité de Vitruve et les Éléments d’Euclide.


Notons, pour finir, l’influence romantique de Dürer en Allemagne, que ce soit dans le mouvement Nazaréen, auprès de Thomas Mann, Goethe ou Nietzche, qui voyaient en lui la figure emblématique du monde nordique, dont « les œuvres attirent en tant que reflets d'un esprit noble, pur, vrai, authentiquement germanique » écrivait Waagen en 1863.


Le cycle de l’Apocalypse

Dürer va ici suivre presque mot à mot le texte de l’Apocalypse de Saint-Jean, réalisant en deux ans quinze gravures sur bois (xylographies). Ce livre n’est pas le fruit d’une commande mais le désir de l’artiste de suivre son projet comme maître d’œuvre. Il en éditera deux versions en allemand et en latin. Une seconde édition en latin est publiée en 1511. C’est de cette dernière qu’est extraite cette gravure illustrant le chapitre 7 de l’Apocalypse de Saint-Jean.


Le mot « apocalypse » signifie « révélation ». C’est donc le récit des révélations qui furent faites par Dieu à l’apôtre Jean. La tradition veut qu’il ait rédigé ce texte dans le dernier quart du 1er siècle. C’est le dernier livre du Nouveau Testament. La littérature apocalyptique est un genre prisé par le monde juif, le monde ésotérique, mais aussi les premiers chrétiens. D’essence prophétique, truffé de symboles, d’allégories ou d’allusions historiques, ce texte aura une grande portée dans la foi, comme l’annonce faite aux hommes du salut promis à ceux qui acceptent de passer, comme le Christ, par les épreuves de ce temps sans renier leur foi.


Le texte d’aujourd’hui, qui accompagne la liturgie de la Toussaint, se situe dans la première partie de l’expérience de révélation de l’apôtre. Après avoir contemplé la cour céleste, les sept sceaux du Livre de Vie vont être ouverts. Nous en sommes au sixième sceau et Jean voit cette scène qu’a illustrée Dürer. Dans le texte de la liturgie a été coupée la partie qui donne le détail des 144 000 élus, la liste des douze tribus d’Israël.


Il est dommage que les trois derniers versets (versets 15 à 17) ne soient pas lus, car ils sont emplis de cette espérance que nous révèle Jean :

C’est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, et le servent, jour et nuit, dans son sanctuaire. Celui qui siège sur le Trône établira sa demeure chez eux. Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif, ni le soleil ni la chaleur ne les accablera, puisque l’Agneau qui se tient au milieu du Trône sera leur pasteur pour les conduire aux sources des eaux de la vie. Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux. »

Ce que je vois


Le parcours de l’œil

A première vue, l’image peut paraître un peu complexe, pour ne pas dire brouillonne. Notre regard ne sait plus où se poser, hormis sur l’Agneau qui éclaire toute la scène de son halo de lumière. C’est certainement l’objectif de l’artiste : nous montrer d’abord l’essentiel : l’Agneau de Dieu. Puis les rayons qui l’entourent nous mènent aux quatre Vivants, constellés d’yeux. De là, notre œil part vers les côtés où se tournent les vingt-quatre vieillards couronnés, avant de descendre sur le peuple innombrable portant les palmes du martyre, puis de terminer sur Jean à genoux sur son rocher dialoguant avec un des vieillards. Il faut du temps pour distinguer les anges, et encore plus pour s’attarder sur le paysage légèrement esquissé au bas de la scène. Mais ce parcours oculaire n’est peut-être pas si neutre ni hasardeux. Peut-être est-il comme un chemin de foi ?


Un chemin de foi

Car comment ne pas commencer par l’essentiel : l’Agneau de Dieu, celui que désigna Jean le Baptiste. Cet Agneau mystique porte sept cornes et sept yeux, comme pour s’opposer aux bêtes à sept têtes. Il a les yeux de l’amour, les yeux qu’il porte sur son peuple, les yeux qui voient tout. Il est couronné des cornes de la force, celles qui nous défendent contre les assauts du mal. Il est sur un arc, est-ce celui de l’arc-en-ciel, celui de l’alliance promise à Noé par Dieu (Gn 9, 12) ? Il porte la bannière de la résurrection, entouré d’un halo de lumière qui rappelle étrangement l’hostie blanche.


Il est l’Agneau de Dieu, celui que le prêtre nous présente à l’Eucharistie. Cet Agneau de Dieu qui nous regarde et que nous contemplons, cet Agneau de Dieu qui nous illumine, cet Agneau de Dieu qui nous nourrit, cet Agneau de Dieu qui nous préserve du péché. De lui jaillit un fleuve d’eau vive, celui promis à la Samaritaine (Jn 4, 1-42), ce fleuve d’amour, ce fleuve qui coule de son côté comme sur la Croix : « il en sortit de l’eau et du sang » dira saint Jean… (Jn 19, 24) Cette eau qui coule du Rocher de l’Exode (Ex 17), cette eau qui coule de l’Agneau, Rocher de notre foi. Ce sang qui emplit le calice de la foi, le calice de l’Eucharistie que tend un des vieillards. C’est une vraie adoration qui se déploie devant nos yeux, une adoration eucharistique dont l’hostie est cet Agneau qui brille au cœur de nos vies.


Les quatre vivants l’entourent. Ces quatre vivants décrits par le prophète Ezéchiel (Ez 1, 1-14) sont aussi présents dans l’apocalypse (Ap 4, 7-8). Les Pères de l’Église verront en eux l’emblème des quatre évangélistes : le lion pour Marc (Jésus est entouré de bêtes sauvages au désert – Mc 1, 12-13), le taureau pour Luc (Rappel de la crèche – Lc 2, 7 et de la prophétie d’Isaïe – Is 1, 2), l'homme pour Matthieu (L’évangile commence par une généalogie humaine du Christ - Mt 1, 1-18) et l'aigle pour Jean (Symbole de l’évangile spirituel qui emmène au ciel). Est-ce pour nous dire que l’on ne peut vraiment adorer Jésus qu’en passant par sa Parole transmise par les évangélistes ? Le Concile Vatican II a insisté sur cet aspect pour rendre toute sa place à la Parole de Dieu dans la liturgie (Constitution Dei Verbum)


Mais l’évangile prend sa source dans l’Ancien, ou plutôt le Premier Testament. Vingt-quatre vieillards entourent l’Agneau et les quatre vivants. Vingt-quatre comme deux fois douze ! Les douze tribus d’Israël et les douze apôtres, union symbolique des Premier et Nouveau Testaments. On ne peut comprendre la Parole du Christ que si l’on s’appuie sur le Premier Testament, la première alliance. Sinon, on risque de sombrer dans une hérésie qui a toujours court : le marcionisme… Eux aussi, les vieillards, récoltent le fruit de la vigne, récoltent le vin du pressoir mystique, le vin de l’Eucharistie, le sang de l’Agneau.


Alors, si nous portons notre robe de baptême, notre vêtement blanc, si nous l’avons plongé dans le sang du témoignage (martyr), si nous avons osé, alors, notre regard peut supporter la vue de l’Agneau mystique. La vraie question est double : qu’avons-nous fait de notre robe de baptême (« France, qu’as-tu fait des promesses de ton baptême ? » disait Jean-Paul II au Bourget en 1980) ? Qu’avons-nous fait des promesses de notre baptême que nous avons peut-être renouvelées lors de notre confirmation… Et cette robe, l’avons-nous plongée dans le sang de l’Agneau ? Participons-nous à la force de l’Eucharistie ? Recevons-nous le Corps de Jésus ? Portons-nous la palme du martyre ? Rappelons que ce mot veut dire témoignage. Témoignons-nous de notre foi ? Que faisons-nous de notre foi ? Est-ce simplement une pratique dominicale ? La question peut sembler dure… Mais n’est-ce pas la vraie question de notre foi ? De notre vie chrétienne ? Du sens de ce que nous professons ? Avons-nous encore la folie de notre foi ? Sommes-nous encore des « fols en Christ » ? C’est la question du vieillard à Jean, c’est la question qui nous est posée aujourd’hui…


Quelle sainteté ?

Jour de fête de tous les saints… Jour de notre fête, nous qui sommes saints (« frères saints » nous appellera saint Paul à de multiples reprises). Jour où nous sommes appelés à la sainteté, à oser la sainteté. À oser devenir des fols en Christ. À oser taire notre intelligence pour laisser parler notre foi, notre cœur et le cœur de notre foi.


Qu’est-ce qu’un saint ? Les définitions peuvent être aussi nombreuses que diverses.


J’en ai une, simple, qui vaut ce qu’elle vaut. Un saint, c’est un homme, une femme, un enfant, un adulte, un vieillard, bref un fils de Dieu qui va jusqu’au bout de ce qu’il est, jusqu’au bout de son humanité, jusqu’au bout de ce que Dieu lui a donné. Il y autant de chemins de sainteté qu’il y a d’hommes. Mais il n’y a qu’une seule sainteté, celle de devenir comme le Christ, de devenir « des humanités de surcroit pour Jésus » comme le disait Elisabeth de la Trinité. Il n’y a qu’une seule sainteté, celle d’oser aller au bout de notre humanité. Il n’y a qu’une seule sainteté, non celle d’imiter le Christ, mais de nous identifier à Lui, comme l’écrivait Paul de Jaegher dans La vie d’identification au Christ. Par Jésus, avec Jésus et en Jésus, devenons des saints. Et n’oublions pas ces deux citations :

  • « J’ai reçu tant de grâces et j’ai peur d’en avoir si peu profité » (Bernadette Soubirous)

  • « À l’ange de l’Église qui est à Laodicée, écris : Ainsi parle celui qui est l’Amen, le témoin fidèle et vrai, le principe de la création de Dieu : Je connais tes actions, je sais que tu n’es ni froid ni brûlant – mieux vaudrait que tu sois ou froid ou brûlant. Aussi, puisque tu es tiède – ni brûlant ni froid – je vais te vomir de ma bouche. » Apocalypse 3, 14-16

Avant de mourir, le Père Jacques Sevin disait aux Sœurs de la Sainte-Croix de Jérusalem qu’il avait fondé : « Soyez toutes des saintes, il n’y a que cela qui compte ». Puissent tous les saints, nos saints patrons nous y aider.



Homélie de saint Augustin (+ 430), Sermon 53, 6,6; PL 38, 366.

Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu (Mt 5,8) ! Voilà le but de notre amour, la fin qui nous rend parfaits, sans nous détruire. Il y a la fin de la nourriture et la fin du vêtement. La fin de la nourriture, c'est d'être détruite par la manducation ; la fin du vêtement, c'est d'être achevé par le tissage. Celui-ci comme celle-là arrivent à leur fin, mais la fin de l'une est sa destruction, tandis que celle de l'autre est son achèvement.


Tout ce que nous faisons, tout ce que nous faisons de bon, tout ce que nous nous efforçons d'obtenir, toutes les causes dignes d'éloges pour lesquelles nous nous dépensons, tout ce que nous désirons d'honnête, nous ne le rechercherons plus quand nous serons parvenus à la vision de Dieu. Que pourrait bien chercher celui qui possède Dieu ? Qu'est-ce qui pourrait satisfaire celui qui ne se satisfait pas de Dieu ?

Nous voulons voir Dieu, nous cherchons à le voir, nous désirons ardemment le voir.


Qui n'a pas ce désir ? Mais remarque ce que dit l’évangile : Heureux les coeurs purs : ils verront Dieu ! Fais en sorte de le voir. Pour prendre une comparaison parmi les réalités matérielles, comment voudrais-tu contempler le soleil levant avec des yeux chassieux ? Si tes yeux sont sains, cette lumière sera pour toi un plaisir ; s'ils sont malades, elle sera pour toi un supplice. Assurément, il ne te sera pas permis de voir avec un coeur impur ce que l'on ne peut voir qu'avec un coeur pur. Tu en seras écarté, éloigné, tu ne verras pas. Heureux, en effet, les coeurs purs : ils verront Dieu !


Combien de fois le Seigneur a-t-il proclamé des hommes « bienheureux" ? Quels motifs du bonheur éternel a-t-il cités, quelles bonnes oeuvres, quels dons, quels mérites et quelles récompenses ? Aucune autre béatitude n’affirme : Ils verront Dieu.


Voici comment les autres s’énoncent : Heureux les pauvres de coeur : le Royaume des cieux est à eux ! Heureux les doux : ils obtiendront la terre promise ! Heureux ceux qui pleurent : ils seront consolés ! Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice : ils seront rassasiés ! Heureux les miséricordieux : ils obtiendront miséricorde ! Aucune, donc, n’affirme : Ils verront Dieu.


La vision de Dieu est promise quand il s'agit d'hommes au coeur pur. Cela n'est pas sans raison, puisque les yeux qui permettent de voir Dieu sont dans le coeur. Ce sont les yeux dont parle l'Apôtre Paul quand il dit : Puisse-t-il illuminer les yeux de votre coeur (Ep 1,18) ! Dans le temps présent, ces yeux, en raison de leur faiblesse, sont donc illuminés par la foi; plus tard, en raison de leur vigueur, ils seront illuminés par la vision. Car nous sommes en exil loin du Seigneur tant que nous habitons dans ce corps ; en effet, nous cheminons dans la foi, non dans la claire vision (2 Co 5,6-7). Et aussi longtemps que nous cheminons dans cette foi, que dit de nous l’Écriture ? Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face (1 Co 13,12).



Homélie de Grégoire Palamas (+ 1359), Homélie 25, PC 151, 321 328-332

Dieu est admirable dans ses saints. C'est lui qui donne à son peuple force et puissance (Ps 67,36). Considérez et comprenez bien le sens de ces paroles prophétiques. Le Seigneur donne force et puissance à tout son peuple - car Dieu ne fait pas de différence entre les personnes -, mais il est admirable uniquement dans ses saints.


Le soleil répand d'en haut ses rayons à profusion et sur tous de manière égale, mais seuls le voient ceux qui ont des yeux et ne les tiennent pas fermés. Avec des yeux sains et une vue puissante, ils jouissent de la pure lumière, tandis que ceux qui voient mal et ont les yeux malades, opaques ou atteints d'une autre affection, n'en sont pas capables. De la même manière, du ciel, Dieu fait descendre sur tous les richesses de sa grâce, car il est la source du salut et de la lumière d'où jaillissent sans cesse la miséricorde et la bonté. Cependant, ce ne sont pas purement et simplement tous les hommes qui tirent profit de sa grâce et de sa puissance pour pratiquer la vertu, parvenir à la perfection et accomplir aussi des miracles. Mais c'est le fait de ceux qui ont orienté leur volonté vers le bien et manifestent par leurs oeuvres leur amour de Dieu et leur foi en lui, ceux qui se détournent franchement du mal, s'attachent fermement aux commandements de Dieu et lèvent les yeux de leur âme vers le Christ, soleil de justice. Lui, du haut du ciel, dans l'invisible, nous tend une main secourable au milieu du combat. En outre, il nous fait entendre dans l'évangile ces paroles d'encouragement: Celui qui se prononcera pour moi devant les hommes, moi aussi je me prononcerai pour lui devant mon Père qui est aux cieux. (Mt 10,32). <>


L'Église du Christ honore, même après leur mort, ceux qui ont vraiment vécu une vie conforme au désir de Dieu. Chaque jour de l'année, elle fait mémoire des saints qui, à la même date, s'en sont allés d'ici et ont quitté cette vie périssable. Elle nous présente, pour notre profit, la vie de chacun d'eux et nous offre leur mort en exemple, qu'ils se soient endormis dans la paix ou qu'ils aient terminé leur existence en martyrs.


Or, aujourd'hui, elle leur adresse une hymne commune, <> car ils sont tous unis les uns aux autres et, selon la prière du Maître, ils sont un. Dans l'évangile, en effet, le Seigneur dit à son Père : Accorde-leur d'être un, comme moi, Père, je suis en toi, et toi en moi, et qu'ils soient un en nous dans la vérité (cf. Jn 17,21). <> Aujourd'hui, pour que sa louange soit complète, l'Église de Dieu nous propose et nous montre, tous rassemblés, les fruits si nombreux et si bons que le Seigneur Jésus Christ, Dieu, notre Sauveur, est venu récolter pour la vie éternelle, avec la puissance de l'Esprit très saint. Elle fait mémoire, en une fois, de tous les saints et leur rend hommage à tous aujourd'hui par une hymne. <>


Nous aussi, en ces jours de fête, présentons nos corps et nos âmes en offrande agréable à Dieu, afin que, par les prières des saints, nous ayons part à leur allégresse et à leur joie éternelles. Puissions-nous tous y parvenir par la grâce et l'amour de Jésus Christ notre Seigneur. A lui la gloire, à son Père éternel et à l'Esprit très saint, bon et vivifiant, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.


Prière

Dieu éternel et tout-puissant, tu nous donnes de célébrer dans une même fête la sainteté de tous les élus ; puisqu'une telle multitude intercède pour nous, réponds à nos désirs, accorde-nous largement tes grâces. Par Jésus Christ.

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