Samedi de la 2e semaine de l’Avent

Élie surgira -



Statue du prophète Élie,

Auteur inconnu,

Sur le socle est écrit en arabe le verset du Siracide (48,1) de la Vulgate : Et surrexit Elias propheta quasi ignis, et verbum ipsius quasi facula ardebat. Alors le prophète Elie se leva comme un feu, sa parole brûlait comme une torche.

Jardin de la Cathédrale maronite Saint-Élie, Alep (Syrie)


Lecture du livre de Ben Sira le Sage (Si 48, 1-4.9-11)

En ces jours-là, le prophète Élie surgit comme un feu, sa parole brûlait comme une torche. Il fit venir la famine sur Israël, et, dans son ardeur, les réduisit à un petit nombre. Par la parole du Seigneur, il retint les eaux du ciel, et à trois reprises il en fit descendre le feu. Comme tu étais redoutable, Élie, dans tes prodiges ! Qui pourrait se glorifier d’être ton égal ? Toi qui fus enlevé dans un tourbillon de feu par un char aux coursiers de feu ; toi qui fus préparé pour la fin des temps, ainsi qu’il est écrit, afin d’apaiser la colère avant qu’elle n’éclate, afin de ramener le cœur des pères vers les fils et de rétablir les tribus de Jacob… heureux ceux qui te verront, heureux ceux qui, dans l’amour, se seront endormis ; nous aussi, nous posséderons la vraie vie.


Méditation


Prière des Sœurs Carmélites :


Toi, toujours présent devant Dieu ( I Rois 17, 1 ; 19, 10.13.14.)

Apprends- moi à reconnaître comme toi, le Seigneur,

Non pas dans le vent, ni le tremblement de terre,

Ni dans le feu, mais simplement,

Dans le murmure de la brise légère. ( I Rois 19, 12-13 )

« Ta parole brûlait comme une torche, ( Sir. 48, 1 )

Toi en qui tout est feu, de ce feu divin

Qui exige une foi sans partage, purifiée dans les épreuves

Apprends- moi à me laisser conduire par l’Esprit, là où Il veut.

Toi qui as connu la peur, le découragement, ( I Rois 19,1…)

Toi qui a laissé échapper ce cri d’homme, « je n’en peux plus »

Envoie-moi l’ange qui refit tes forces pour gravir la Montagne de Dieu.

Toi qui, en remettant à Élisée ton manteau ( I Rois 19, 19-21 )

Lui as communiqué ton esprit, couvre- moi de ton manteau,

Et je reprendrai la route apostolique sous le soleil ardent.

Fais de moi le témoin intrépide de l’Absolu de Dieu,

Dans ce monde errant dans le syncrétisme.

(ND du Mont Carmel)